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Les métamorphoses du moi. Identités plurielles dans le récit littéraire (XIXe-XXe siècles)
Camet Sylvie
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782296041172
Un scénario classique du début du vingtième siècle permet que le protagoniste assiste à son propre enterrement (Pirandello, Il fu Mattia Pascal). Ce passage rituel oblige, après la disparition officielle, à tout réinventer. Prenant, comme point de départ, le désir de l'individu de changer de vie, pour tenter de renaître, ou d'exister plus pleinement, l'étude vise à dégager dans le récit un certain nombre de traits qui permettent de comprendre le phénomène de la subjectivation. Le corpus prend en compte des oeuvres françaises (V. Hugo, A. Dumas), italiennes, germaniques (A. Lernet Holenia ; E. Kreuder), anglo-américaines (R. Wright ; H.G. Wells), scandinaves (A. Sandemose), dans lesquelles le personnage relègue son passé à l'oubli, s'invente une nouvelle histoire, et joue perpétuellement un rôle. Son action conduit à une réflexion sur le statut du comédien. Cette existence dédoublée n'est pas une existence démultipliée mais l'expérience d'un lent suicide. La thématique abordée n'est pas sans provoquer souvent des effets de mise en abyme : qu'un personnage se construise comme personnage, n'est-ce pas en miroir une activité d'écrivain ? Le protagoniste en passe par toutes les étapes de la création, réfléchissant au nom qu'il pourrait se donner, à l'histoire qu'il pourrait se tisser, au milieu dans lequel il pourrait se glisser, comme s'il se substituait au narrateur et prenait en charge son invention même.Sylvie Carnet est habilitée à diriger des recherches en littérature générale et comparée, elle a publié des études littéraires (Parenté et création, éd. L'Harmattan, Le tragique quotidien, éd. A. Colin), esthétiques (Tableau de l'Homme Nu, Essai sur Richard Lindner, éd. Complicités), et contribué au Dictionnaire mondial des littératures (éd. Hachette) pour le domaine scandinave.
Entrecroisant extraits de carnets littéraires et observations personnelles, l'ouvrage retrace le parcours d'une individualité singulière. Celle d'un homme ayant construit toute sa vie sur un rêve de grandeur : être un écrivain d'exception. Faisant effraction dans les notes et les souvenirs, la fille compose un étonnant dialogue posthume, avec ce qu'elle découvre de fulgurances et d'abandons dans les écrits paternels. Le propos tout entier interroge l'éternelle énigme de la page blanche.
Prenant les années 1980 comme point de départ de l'analyse, le recueil examine les avatars du discours autobiographique dans la littérature contemporaine. Si le moi s'affirme par sa présence continuelle, ce n'est paradoxalement pas d'un moi affirmatif dont il s'agit. Rusant avec lui-même, inventant une infinité de techniques lui permettant de se dévoiler en se cachant, il impose au critique une tâche complexe. C'est pourquoi les articles de cet ouvrage se mêlent tantôt d'exemples concrets, s'emparent de la réalité des oeuvres, tantôt s'efforcent de comparer, de tirer de confrontations multiples des enseignements théoriques dont la portée restera certainement provisoire. Les observations affichent leur originalité en s'appuyant sur un champ large, celui de l'expression francophone dans son ensemble ; elles font apparaître que la préoccupation pour la personne n'est pas simplement le fait de sociétés développées au sein desquelles l'individualisme triomphe, mais celui de sociétés où la prééminence familiale peut être sentie comme un facteur d'étouffement. Par-delà ces différences culturelles, sociales, s'expose la volonté de faire de l'écriture, des écritures, une exaltation de soi par la rencontre d'un lecteur en soi, par soi.
Camet Sylvie ; Duda Artur ; Lucet Sophie ; Skibick
Le terme de tragique appelle celui de tragédie. Le théâtre est l'espace privilégié où saisir le déchaînement formidable des forces qui font ployer les hommes, qui les contraignent à se débattre par des actions sublimes. Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, la rhétorique est en crise: le héros est mort. Il ne s'agit plus d'exploit, ni de déclamatoire, mais de la capacité de résistance humaine à la souffrance. Les personnages d'Ibsen ou de Strindberg n'ont pas vocation au tragique, ils n'en prennent la mesure que pour donner sens à une existence autrement sans valeur. Les personnages de Maeterlinck ou de Witkiewicz sont tourmentés par le sentiment d'un vide par lequel ils se laissent happer, et naît l'angoisse, auquel ils veulent se dérober, et c'est le rire. Une synthèse et une présentation delà question du tragique quotidien; Une analyse approfondie des ?uvres au programme; Pour chaque ?uvre, une bibliographie d'ouvrages conseillés pour préparer la question de littérature comparée aux agrégations de lettres.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !