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Invitation à la culture japonaise
Sabouret Jean-François
LA DECOUVERTE
22,11 €
Épuisé
EAN :9782707120854
Dépasser les clichés sur le Japon, faire connaître au lecteur la diversité et la richesse de la culture japonaise : telle est l'ambition de cet ouvrage. On y découvrira l'étonnante combinaison de tradition et de modernité qui nourrit l'univers culturel et artistique de l'archipel. De la littérature aux art plastiques, de la musique au cinéma, tous les grands domaines de la création culturelle sont présentés et analysés par les meilleurs spécialistes, français et japonais. Cet ensemble, largement illustré, est complété par des portraits de grands artistes japonais d'hier et d'aujourd'hui, ainsi que par une description très vivante des " pratiques culturelles " et de la politique culturelle de l'Etat et du secteur privé. En art comme en technologie, montrent les auteurs, le Japon est avide de savoir et de découvertes. Il emprunte ainsi beaucoup à l'étranger, mais il sait aussi recréer un monde original, une sensibilité unique qui, à leur tour, peuvent essaimer ailleurs.
Jean-François Sabouret n'est pas un Français tatamisé, c'est un Berrichon qui est parti étudier, travailler et vivre au Japon sans oublier son pays natal, Japonais parmi les Français, Français parmi les Japonais. Il a toujours rêvé d'aller vers l'extrême est et de ne s'arrêter qu'aux limites de la terre. Au bout du bout, raconte-t-il, restait cette île, cette courte plaine habitable, entre volcan et abysses marines.Ce n'est pas un traité du Japon qu'il nous offre. Sa science, Sabouret la glisse entre les lignes, au fil d'un itinéraire poétique et tortueux. On passe du maître d'armes à moustache, ancien kamikaze, à grand mère Nakagami, la bonne logeuse qui aime tant son hôte qu'elle lui propose ni plus ni moins de devenir son fils adoptif. Le Japon qu'on découvre ici n'est pas mystérieux au sens où Loti parlait des " mystères de l'Orient ". Jean-François Sabouret a l'art de nous le rendre familier. Ensuite, mais ensuite seulement, nous commençons à entrevoir la complexité de l'étranger, sa religion est autre, sa langue est autre, sa terre est autre et tout le talent de l'auteur est de ne pas chercher à réduire ou dissoudre cette étrangeté. Sans effort, avec le plaisir du promeneur, très loin des clichés du Japon brutal, du Japon clinquant, ou du Japon chic, on s'enfonce avec lui dans les ruelles de quartiers intimes et l'on découvre une terre joviale et subtile.Jean-François Sabouret est le plus " japonais " des chercheurs français. Son livre n'est ni un traité ni un guide, c'est un récit initiatique, en forme de promenade, fantaisiste et savante.Jean-François Sabouret, part enseigner la philosophie à l'Université de Hokkaïdô, en 1974 et s'installe au Japon pour trente ans... En 1990, il ouvre le premier bureau de représentation du CNRS à Tokyo où il est également correspondant de France-Inter jusqu'en 1996. Depuis il poursuit, entre France et Japon, ses recherches pour le CNRS sur la société Japonaise et notamment son système éducatif.
Berry et Limousin, étapes du Bruxelles-Marrakesh Express Une vraie utopie comme on n'en fait plus. Parce que la France a besoin de projets. Parce que nos villes moyennes se meurent. Grand spécialiste du Japon, notre auteur s'inspire du train express Shinkansen, clé de voûte d'un développement harmonieux de l'archipel qui lie liaisons rapides et projets de développement locaux. Jean-François Sabouret propose une odyssée qui essaime les projets fous : école des "enfants de langue" pour les petits Français de l'étranger à Montauban, école de shiatsu et d'acuponcture à la Souterraine, école des cuisines du terroir à Cahors...
Mythique METI ou MITI ! Et si l'économie n'était que la guerre continuée par d'autres moyens? En devenant le Ministry of Economy, Trade and Industry, l'ancien Ministry of International Trade and Industry n'a pas dérogé à la mission qui lui avait été fixée en 1949 : faire en sorte que le Japon redevienne une puissance mondiale en gagnant la bataille du Marché. Articulant l'industrie et la recherche, l'usine et l'université, le négoce et la communication, encadrant les multinationales comme les petits commerces, élaborant dus stratégies communes à la fonction publique et à la classe politique, au patronat et aux syndicats, assurant une veille sur les marchés étrangers et les nouvelles technologies, surveillant les échanges extérieurs et intérieurs, favorisant le développement des technopôles, cet organisme tient lieu de chef d'orchestre de la croissance japonaise. Par quel paradoxe une telle planification libérale explique-t-elle le " miracle japonais " ? Cette étude sans précédent, qui est une brève histoire du Miracle économique japonais depuis la guerre, réunit les meilleurs spécialistes de la question et en donne ici toutes les clés. La science et la technologie (ou plutôt comme le disent les Japonais " la sciencetechnologie " en un seul mot tant les deux sont indissociables pour eux) sont au c?ur de cette bataille des neurones. Un livre d'une actualité aiguë.
Le livre Quoi de plus éloigné que le Japon et la France : distances géographiques, passés, croyances, langues, visions du monde. Pourtant ces deux sociétés post-industrielles sont confrontées à des problèmes similaires dans le domaine de l'éducation : violences au collège, désintérêt pour les études, inégalité des chances d'accès aux bonnes universités entre les classes aisées et les classes modestes, difficulté d'intégrer les étrangers dans le système éducatif, lente émergence des femmes dans les meilleurs établissements. Se posent aussi les questions de l'enseignement du passé, de l'enseignement des langues étrangères à l'école, de l'intégration des nouveaux savoirs et des nouvelles technologies, du type d'élites à promouvoir à l'avenir. Cet ouvrage est le fruit d'un dialogue entre experts des deux pays qui mettent en commun leurs questions, leurs réflexions et qui par leurs comparaisons, dépassionnent les échanges au ton souvent culturaliste. L' auteur Jean-François Sabouret, sociologue, directeur de recherche au CNRS, directeur du réseau Asie, est arrivé au Japon il y a plus de trente ans. Il a écrit et dirigé de nombreux ouvrages sur ce pays et a été correspondant à Tôkyô pour France-Inter. Arguments - Un autre regard sur la crise de l'école - 150e anniversaire des relations franco-japonaises
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.