Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La poésie du XXe siècle. Tome 1, Tradition et évolution
Sabatier Robert
ALBIN MICHEL
39,95 €
Épuisé
EAN :9782226013965
La prodigieuse accélération de la recherche poétique a occulté maintes créations du début du siècle que l'historien ne saurait passer sous silence. Dans le sillage symboliste, en des lieux de musique et de science, des valeurs présentes dans le précédent volume et qu'on rappelle. Et s'ajoutent les Louis Le Cardonnel, Guy Lavaud, des poètes quasi inconnus susceptibles de nous étonner. Et voici Jean Royère et son musicisme, les proches de Valéry comme Lucien Fabre et d'autres. Un regard sur le symbolisme dans son ensemble. Il y a dans cet univers que nous disons aujourd'hui "classique" une singulière ardeur, de fougueux combats, des tentatives néo-romantiques et néo-classiques : musique intérieure de Maurras, charme du savoir de Muselli, rigueur de Le Dantec. Maurrassistes et moréassiens. Virgiliens et élégiaques. Idéalistes, clartéistes, harmonistes, lyriques. Et voici François Mauriac, ses amis des "Cahiers", la Pléiade méridionale. Et nous nous arrêtons à ces Gallicans (Mary, Berry, Pradelle) aux tentatives archaïques inattendues, à des burlesques comme Fernand Fleuret, des dandys comme Louis de Gonzague Frick, l'irrévérencieux Fourest, les poètes satiriques et populaires, les destins brisés par la guerre. Un grand chapitre : l'Essor créateur des femmes. Forêt des Amazones : Anna de Noailles, René Vivien, Lucie Delarue-Mardrus, Gérard d'Houville... Non point "muses" mais Poètes ! Que de beautés chez Sabine Sicaud, l'enfant-poète, chez Catherine Pozzi, chez Marie Noël ! Auprès d'elles, des dizaines d'harmonieuses présences. C'est le temps des grands architectes. Nous rappelons Saint-Pol Roux, Francis Jammes, Paul Fort, Henry Bataille, Pierre Louÿs. Des chapitres sont consacrés à Paul Valéry, du silence à la parole retrouvée, en des lieux de poésie et de pensée féconde, à Paul Claudel, immense réservoir de poésie mondiale, dont on suit l'itinéraire unique dans notre poésie, à Charles Péguy, ouvrier de France. Nous parlons des Eloges, d'Anabase, d'Exil, de Vents ou d'Amers, et il s'agit de Saint-John Perse, si proche de nous et qui publia dès le début du siècle. Nous trouvons "la Stèle, corps et âme, être au complet" et c'est le grand Victor Segalen. Un nommé A.O. Barnabooth voyage et c'est Valery Larbaud. Qui trace des poèmes "capables d'affronter l'innommable" sinon ce Pierre-Jean Jouve, maître de l'inconscient créateur ? Des Amis inconnus à la Fable du Monde, Jules Supervielle, avec ses paysages échappés de la terre et du soleil, et nous rendons justice. Tout le Royaume de l'Amour, nous le retrouvons chez Milocz l'admirable, comme chez son ami "l'Obscur", Jean de Boschère dans la détresse, l'espoir, l'ardeur, écoutant le grésillement de l'Absolu. Tentatives d'esprit nouveau ? On rappelle Jarry, Roussel et aussi l'étrange Monsieur Brisset. On voyage de L'Abbaye, cette étonnante expérience,à l'Unanimisme, avec Duhamel, Vildrac, Arcos, et Jules Romains le Poète qui respire un air mental, Chennevière, Durtain, Martinet. Présences proches, les maîtres d'une poésie à la fois humaine et biblique, André Spire, Edmond Fleg, Henri Franck, Raymond Schwab, Henri Hertz, lieux de générosité planétaire. Et voici des poètes qui méritent d'être mieux connus : Paul-Jean Toulet et ses Contrerimes, Jean-Marc Bernard, Jean Pellerin, Francis Carco, Tristan Derème, Léon Vérane, La Vaissière, Chabaneix, l'Ecole fantaisiste... et tant de proches comme Tristan Klingsor l'enchanteur ou Jacques Dyssord. Ces doux-amers, ces frais chanteurs ne sont pas si éloignés qu'on le croit d'un certain modernisme, celui de L'Oeuf dur par exemple. Ne nous interdisant pas de vagabonder, nous faisons un petit saut en avant pour trouver des poètes plus près de nous mais qui procèdent de dépassements de la fantaisie et c'est la rencontre anticipée de Foucher, Gilson, Garampon, Frédérique, Chardine, Lannes, Hardellet, etc. Et aussi de poètes proches des leçons mallarméennes et valéryennes. La poésie, nous tentons de la rejoindre en tous lieux, mais ces prosateurs que nous réunissons, ils sont bien poètes à part entière, qu'ils se nomment Alain-Fournier, Giraudoux, Alexandre Arnoux ou Francis de Miomandre. Des couleurs violentes chez t'Serstevens, du fantastique social chez Mac Orlan, de grandes géorgiques chez Bosco et Giono. Et Arland, Dhôtel, Suarès. Et Paul Morand l'homme pressé de dire dans la modernité. Henry de Montherlant poète du corps. Drieu La Rochelle, Radiguet, Brasillach... Ce volume et celui qui suit ne forment qu'un volume. Tant de recherches cohabitent, tant de mouvements se pressent que la chronologie en est bouleversée. Le poète est contemporain des roses.
Né à Paris en 1923, Robert Sabatier fut très tôt orphelin. Il a grandi à Montmartre, mais c'est e province qu'il a vécu la Résistance. Après la guerre et son retour à Paris, il exerce différents métiers avant de se consacrer à l'écriture et l'édition. D'abord poète, il s'est révélé plus tard excellent romancier. Ses ?uvres sont traduites dans le monde entier, portées à l'écran, couronnées par plusieurs prix littéraires. Il est membre de l'Académie Goncourt.
Résumé : "Le monologue est exclu du poème, cette langue déterminée à l'intérieur d'une langue, et qui est dialogue - tout au moins espéré -, parole rassemblée des oppositions internes et de la dualité bouche-oreille. Le poème irradie des relations multiples, des fulgurances infinies. La méditation ouvre un champ de force où la surprise joue, où le mot, par le bain de l'image, redevient naissance et protection. Se laisser saisir, envahir, par-delà les sens possibles d'un titre, pour rejoindre l'analyse chantante des sensations (celles du sens et des sens). Parfois je, parfois jeu, toujours nous. Détruire la muraille-moi. Vénérer la chair et l'os. Ne pas oublier la splendeur du matin neuf et la somptuosité du simple naturel. S'incorporer, si possible, à l'histoire d'un art, en passé, en présent, en avenir. Si la solitude murmure, que l'île soit, mais au cour d'un archipel : on veut aimer. Pourquoi Icare ? Elévation et chute ? ou : élévation parce que chute ? Ou encore : trois voyelles, i, a, e, cernant deux consonnes, c, r ? Ou les anagrammes possibles : Caire, Erica, Acier, Carie, Racie, Acrie, ou les divinités Acire et Ecira ? Par Icare et Dédale, l'horizontalité spatiale s'accompagne de la verticalité temporelle. Titre : épi de faîtage. Et s'il s'agissait simplement de boire à la coupe du poème une rasade de mots ? Poésie : diseuse de bonne aventure. La recherche de la vérité d'aujourd'hui passe par le labyrinthe et la croix avec son point de mire au centre de la cible cour. Si la vérité nouvelle de l'être chante, de l'ardeur du feu au blanc apaisement des neiges, avec le poème, pourra-t-on, au seuil du nouvel avenir, jamais seuls, parler d'un nouveau sacre ?" Robert Sabatier.
Olivier et ses amis : Loulou, Capdeverre, et des dizaines d'autres enfants de Montmartre, joyeux, farceurs, querelleurs, mais aussi le peuple de la Rue, les grandes personnes : Bougras, Mme Haque, Virginie, Mado, et d'autres figures pittoresques jaillies de la mémoire. Chaque journée est une aventure narrée en saynètes prises sur le vif. Tout le charme, toute la drôlerie d'une vie en commun, celle d'un village en plein Paris. La Rue est non seulement un lieu géographique mais une entité protectrice. La personnalité, les travers, les manies de chacun, les petits métiers, les rêves d'avenir forment la trame de ce livre où le rire et l'émotion sont toujours prêts à surgir. Comme dans Les Allumettes suédoises, avec Olivier et ses amis, la grâce et le naturel sont au rendez-vous, avec cette offrande : le sourire dans la lecture.
Résumé : Olivier a huit ans et demi. Il mène auprès de sa mère, Virginie, la belle mercière, une vie insouciante et joyeuse. Il joue dans la rue avec ses copains Loulou, Capdeverre, Elie, Tricot, Jack Schlack, tant d'autres, qui s'opposent à leurs éternels ennemis, ceux de la rue Bachelet, comme Anatole Pot à Colle, Grain de Sel ou le môme Tartine. L'aventure commence pour Olivier avec la rencontre de David, le fils de M. Zober, le tailleur établi depuis peu rue Labat avec sa femme, Esther, et sa fille aînée, Giselle. Si différents, David et Olivier seront bientôt unis par des secrets, des jeux, des projets, mille riens qui les rendent inséparables. Chacun fait découvrir à l'autre son univers. Olivier offre à son ami la présence de Montmartre, sa féerie, ses émerveillements, son spectacle permanent. David lui fait connaître les siens, leurs coutumes, leur manière d'être, de vivre et de croire, et cet oncle Samuel qui étonne Olivier parce qu'il est allé en Amérique. En cette année 1930, les gens vivent autant dans la rue que dans les logements étroits. C'est leur jardin, leur cour de récréation. On retrouve des personnages rencontrés dans Les Allumettes suédoises : Bougras, Mado, Mac, Mme Hague, Gastounet, Lucien, des groupes d'adultes, des foules d'enfants, et Virginie dans tout son éclat, la fidèle Mme Rosenthal, son amie, tout un peuple gouailleur, turbulent et tendre, avec ses habitudes, son langage, son courage, et la musique des rues, le parfum d'une époque où il fait bon vivre.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.
Reid Martine ; Cerquiglini-Toulet Jacqueline ; Vie
Résumé : Résultat d'un travail collectif effectué par dix universitaires françaises et américaines pendant plusieurs années de recherches, cet ouvrage constitue le premier panorama à peu près complet des oeuvres de femmes en littérature, du moyen âge au XXIe siècle, en France et dans les pays francophones. Un tel panorama n'existait pas, les recherches dans ce domaine, aujourd'hui nombreuses en France comme à l'étranger, étant généralement ponctuelles et parcellaires, les quelques ouvrages sur le sujet anciens, et sensiblement moins ambitieux. Outil indispensable à la compréhension de la littérature pratiquée par les femmes et au rôle spécifique qu'elles y ont tenu au fil des siècles, les autrices se sont fixées pour objectifs de dresser l'inventaire des oeuvres publiées dans tous les genres existants (les découvertes dans ce domaine sont nombreuses : dès le moyen âge, c'est par dizaines qu'on compte les oeuvres de femmes en langue vernaculaire) ; accompagner les oeuvres de considérations d'ordre culturel (notamment sur l'histoire du livre et de l'édition) ; replacer ces productions non seulement dans l'histoire littéraire et l'histoire des femmes, mais aussi dans l'histoire des idées ; comprendre enfin la nature des difficultés spécifiques rencontrées par les autrices pendant des siècles et les raisons de leur oubli quasi général aujourd'hui, malgré les tentatives de redécouvertes opérées dans les années 1970. Pour la première fois, la présence continue de femmes en littérature pendant dix siècles, qui constitue l'une des singularités de la culture française, est illustrée par un nombre d'oeuvres aussi important que varié. L'ouvrage rend compte non seulement des productions dans les genres littéraires canoniques (poésie, théâtre, roman ? et, compte tenu du nombre toujours croissant de publications, se limite à ce seul genre à partir de 1914) mais aussi l'essai, la correspondance, le journal et l'autobiographie, le journalisme (à partir de la fin du XVIIe siècle), la littérature populaire et la littérature pour enfants ; la participation active des femmes à la vie littéraire de leur temps, leur présence dans les cours et couvents, les salons, cercles, groupes, réseaux et académies, est dûment répertoriée et le fonctionnement de ces formes spécifiques de sociabilité littéraire analysé. Cette synthèse invite à une réévaluation générale des oeuvres littéraires des hommes et des femmes, et à une autre appréhension de la littérature française et francophone, offrant un portrait plus juste d'une réalité où, pendant des siècles et jusqu'à aujourd'hui, hommes et femmes, ensemble et séparément, semblablement et différemment, n'ont pas cessé de créer, d'imaginer et de publier.
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.
Quelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.