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La poésie au XXe siècle. Tome 3, Métamorphoses et Modernité
Sabatier Robert
ALBIN MICHEL
33,75 €
Épuisé
EAN :9782226033994
Ce troisième volume de La Poésie du XX siècle intitulé "Métamorphoses et Modernité" forme, avec les deux précédents, un seul et même ouvrage. Il s'agit avant tout d'une galerie de portraits des poètes et de leurs oeuvres. On y rencontre tout d'abord des créateurs qui ont établi de nouveaux rapports entre les choses et les mots : Ponge, Tardieu, Frénaud, Guillevic, Follain, Tortel, des aînés maîtres de la poésie la plus jeune et dynamique. Suivent ceux qu'ont tenté les explorations spirituelles : "Cosmogonie" de Pierre Emmanuel, "Somme" de Patrice de La Tour du Pin, voix diverses : Cayrol, Estang, Grosjean, Loys Masson, Renard, Le Quintrec, Vigée, Guerne, Pierre Oster, le plus proche de la modernité, des dizaines d'autres. Toute une génération nous a permis un "Eloge de la diversité", de Jacques Audiberti à "Des contemporains remarquables" : Claude Roy, Fouchet, Robin, Becker, Borne, Seghers, Clancier, Thomas Decaunes, Mallet, les poètes des temps noirs, et Ganzo, Lubin, Cassou, Lescure... Sous le titre "Les Sources fraîches", rencontres avec Fombeure, Cadou, Bérimont, Manoll, Rousselot, Chaulot, Guillaume, Lacôte, Béarn, Cousin, leur environnement poétique, Rochefort, La Tour de Feu (car les titres de revues parsèment cet ouvrage). Puis viendront des célébrateurs de toutes sortes : du monde agreste, de l'amour, de l'intériorité, de la poésie populaire, du rire même. Ou a recherché aussi "Le Voisinage des genres", dramaturges, romanciers, critiques qui sont parallèlement poètes. Et voici les hommes de la vie présente, immédiate, ceux de "La Poésie pour vivre", ceux des révoltes, colères, engagements, avant qu'un hommage soit rendu à de grands disparus, à des destins maudits ou malheureux. Des noms : Malrieu, Neveu, Prével, Dadelsen, Larronde, Perros, Alexandre, Frédérique, Rivière, Michenaud, Vincensini, Rovini, Giroux, Grall, Kovalski, Duprey, Salabreuil... L'horizon s'élargit vers le cosmos, les lieux de la planète : Bosquet, Gaspar, Juin, Dalle Nogare, Bauchau, Pichette, Alyn, Temple, Orizet, Lande, Pietri (et des dizaines d'hommes aux écoutes). Des poètes vont parcourir les espaces de la parole qui sont Bonnefoy, Glissant, Dupin, Jaccottet, Charpier, Jean Lande, et, non loin, "Les Forgerons d'un langage", Torreilles, Chédid, Puel, Izoard, Bancquart, Jouanard, et on va voir du côté des revues, Sud ou Action poétique, tant de publications ferventes. Regard aussi vers les "Ateliers et Laboratoires" : l'Oulipo, la poésie sonore, le spatialisme, le lettrisme, la recherche. Quant au surréalisme, s'il a disparu en tant que mouvement, il continue, Jouffroy, Bounoure, Koenig, Legrand, Bailly, Dhainaut, leurs proches nous en persuadant, et aussi des métamorphoses vers la poésie "électrique" ou "froide" jusqu'à la naissance d'un nouveau réalisme avec Venaille, Biga, Tilman, Pélieu, les poètes "underground", ceux d'Exit et de tant de nouvelles revues : c'est le tournant de la poésie après 1968, une poésie qui ne cesse de surprendre par sa diversité, sa mobilité, ses conquêtes. Un temps vint où la poésie elle-même est mise en question. On a titré "Une autre écriture" cette partie où l'on rencontre Denis Roche, Pleynet, Faye, Roubaud, Sollers, Butor, Ristat, Maurice Roche et Pierre Guyotat, Christian Prigent et TXT, Hocquard et ceux d'Orange Export Ltd, de la destruction/régénération au poète-philologue. "La poésie est inadmissible" affirme Denis Roche. "Reste-t-il à écrire ? " demande Bénézet. Jamais la poésie n'a connu de telles tourmentes. On a à coeur de tout montrer, de tout considérer. Les surprises ne manquent pas quand se présentent des hommes de renouvellement qui se nomment Lionel Ray, Noël, Du Bouchet, Deguy, Sacré, Cluny, Réda, Pérol, Delvaille, Stefan, Cliff, Maulpoix, Marteau, Estéban, Guibbert, Janvier, Denis, Macé, Bordes, Meschonnic, Rossi, Grandmont, Cortanze, Preschez, Faye, Coste... On reste ébloui par tant de diversité, partant d'explorations - et scandalisé par l'indifférence et la paresse qui font ignorer tout cela et nous ont amené à apporter, si désordonnées, si fragiles qu'elles soient, des informations sur ce qui se passe d'important dans le domaine de la sensibilité et de l'intelligence au seuil d'un nouveau siècle.
Olivier et ses amis : Loulou, Capdeverre, et des dizaines d'autres enfants de Montmartre, joyeux, farceurs, querelleurs, mais aussi le peuple de la Rue, les grandes personnes : Bougras, Mme Haque, Virginie, Mado, et d'autres figures pittoresques jaillies de la mémoire. Chaque journée est une aventure narrée en saynètes prises sur le vif. Tout le charme, toute la drôlerie d'une vie en commun, celle d'un village en plein Paris. La Rue est non seulement un lieu géographique mais une entité protectrice. La personnalité, les travers, les manies de chacun, les petits métiers, les rêves d'avenir forment la trame de ce livre où le rire et l'émotion sont toujours prêts à surgir. Comme dans Les Allumettes suédoises, avec Olivier et ses amis, la grâce et le naturel sont au rendez-vous, avec cette offrande : le sourire dans la lecture.
Sur les pentes de Montmartre, un enfant de dix ans, Olivier, erre le jour et aussi la nuit dans ce vieux quartier de Paris du début des années 30. Sa mère, la belle mercière, vient de mourir et il vit en partie chez le jeune couple formé par ses cousins Jean et Elodie, mais surtout dans les rues de ce temps-là, vivantes, souriantes, animées. C'est là qu'il rencontre une multitude de personnages populaires qui vivent et se croisent sous son regard vif, émerveillé, parfois mélancolique. Soumis à toutes sortes d'influences, cet enfant verra peu à peu la féerie des rues effacer sa peine et sa solitude.C'est une ville inattendue qui apparaît alors, un Paris différent de celui que nous connaissons, des coutumes changées, une autre manière de vivre. Merveilleux roman plein de fraîcheur et de charme, de tendresse et d'humour, Les Allumettes suédoises reste l'un des plus grands succès de ces dernières années.
Résumé : Un des premiers poèmes de notre langue, Saint Alexis, inspire une pièce à Henri Ghéon. Une chanson de toile contient les mots et les rythmes du Pont Mirabeau de Guillaume Apollinaire. Arnault Daniel dicte à Aragon sa Leçon de Ribérac. Les fatrasies introduisent au surréalisme, au non-sens. Le temps médiéval, les descriptions de la geste sont proches du Nouveau Roman, l'art des rhétoriqueurs des recherches de laboratoire d'aujourd'hui. Les héros de la Chanson de Roland sont dignes du western. Une anti-geste, Le Pèlerinage de Charlemagne, lui répond, superproduction sur le grand écran de l'Europe en quête de l'Orient, avec Supermen, mise en scène somptueuse, parade fantastique, gabs et gags. Raoul de Cambrai : l'horreur des Oradours d'antan. Le Charroi de Nîmes : histoire de corps-francs. Iliades, Odyssées gothiques. Epopées tragiques, joyeuses, picaresques. Des précurseurs de l'Arioste, Rabelais, Shakespeare, Corneille, Perrault, Hugo, Walter Scott, Alexandre Dumas, Jules Verne, du roman feuilleton, d'épouvante, d'amour. La science-fiction, l'héroïc fantasy : palais tournant sous le souffle du vent, machines volantes (Cléomadès, Le Cheval de fust), exploration sous-marine (Alexandre), remparts aimantés, parachutes improvisés, etc. Le merveilleux : géants et nains, chevaux parlants, fées, épées magiques, peuples surnaturels, bestiaires fantastiques. Réalisme : vie quotidienne, grandes familles, vendettas. Les ancêtres de Tarzan, Mowgli, Blanche-Neige. Chrestien de Troyes se retrouve chez les préclassiques, les romantiques, chez Ann Radcliffe ou Lewis, Cocteau, Delannoy, Prévert, Carné, Bunuel, Dali, Duras, Rennais, Bresson. Il inspire arts et littératures. Les sociétés en crise apparaissent. Héros ténébreux et subtils, courtoisie, découverte de la beauté, du mystère. Et soudain, le Peuple méprisé par la Geste : revendications sociales des paysans du Roman de Rou, des tisserands d'Yvain. La femme esclave. Mais : Marie de France égale aux plus grands. Christine de Pisan analysant la condition féminine, parlant d'émancipation, soulevant tous les problèmes. Et, puis la poésie d'Oc, moderne : Guillaume IX est de notre temps. Marcabru, Cercamon, Daniel précèdent Mallarmé. Bertran de Born : poésie des armes. Jaufre Rudel et cent autres fous d'amour. Peire Cardenal : engagement et violence. Tous les genres présents. Poésie assassinée : une première fois par Simon de Montfort, une seconde par l'oubli de bien des manuels. Au Nord : Guernes de Pont-Sainte-Maxence, reporter-poète, immense ! Thibaut de Champagne invente la préciosité. Pathétisme des poètes d'Arras. Frais chanteurs. Rutebeuf qu'on ne saurait réduire à une chanson, si belle soit-elle, le poète au large registre : à la source vive de l'humanité, il découvre un univers communicable. Contestataire, poète majeur, à l'origine du renouveau universitaire, il renverse un univers. Lieux de la satire avec bibles, ysopets, fabliaux, Romans de Renart où se dépeignent les mentalités, fête grotesque, déjà Panurge, Tartuffe, Gil Blas, Figaro. Poésie corps enseignant : bestiaires, abécédaires avant le sonnet de Rimbaud, histoire, théologie, traités doctrinaux, esthétique, manuels en vers. Le Roman de la Rose règne durant des siècles, forme notre Divine Comédie, exprime Janus, l'homme double. Hors des frontières actuelles : d'Espagne à Venise avec la civilisation occitane, du pays de Vaud (Othon de Grandson) à ce qui deviendra Belgique (Molinet et les chroniqueurs de Bourgogne). Le théâtre d'avant-garde avec miracles et mystères : happening, scènes simultanées, participation collective, Grand-Guignol, Brecht, Goldspel, Théâtre du Soleil. Comique : les ancêtres de Ionesco ou Obaldia. La littérature profitera des travaux des rhétoriqueurs : jeux langagiers, assouplissements, Oulipo déjà. Injustement traités, ces témoins exceptionnels expriment leur temps. Machault, Deschamps, puis Chartier, Charles d'Orléans : points de départ. Villon jette ses étonnement durables. Phénomène spontané ? Rattaché à ses prédécesseurs, il subit des influences, améliore, ouvre l'époque moderne. Des florilèges commencent avec lui : on oublie allégrement cinq siècles de poésie. Obscurs, ces siècles du Moyen Age ? N'accusons que notre cécité. Puisse ce voyage amoureux attirer des lecteurs vers les ?uvres de ces hommes d'hier, si différents de nous et si proches. Arrachons-les au ghetto. Ecoutons leur belle histoire.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Résumé : Qui n'a rêvé de traverser le Saint-Laurent à bord d'un beau traversier ? De parcourir l'Amérique sur le pouce ? Ou l'Afrique en car rapide, en vélo poum poum, ou aux côtés d'une mama Benz au volant de sa Mercedes, cela tout en évitant, au passage de la Belgique, les grenailles errantes sur la route ? Qui ne souhaiterait faire une halte, en Suisse, au bar à talons pour faire réparer sa chaussure, avant d'enfiler ses sentimentales toutes pimpantes pour aller ambiancer à l'appel de la SAPE, la Société des ambianceurs et des personnes élégantes ? Ce Nouveau Dictionnaire insolite des mots de la francophonie donne à entendre une langue française souvent délurée et joyeuse, révélatrice des richesses du français parlé hors de France.
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.