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France et Australie : regards croisés
Ryan-Fazilleau Sue ; Linkès Serge
INDES SAVANTES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782846542067
Jusqu'à quel point Français et Australiens se perçoivent-ils en termes de stéréotypes ? Toutes les contributions, sauf une, s'interrogent sur ces perspectives interculturelles par le biais de la littérature : cette exception prépare cependant le terrain aux articles suivants en démontrant qu'une crise géopolitique récente entre les deux nations résultait d'une ignorance mutuelle qu'elle a certainement aggravée. Les contributions proposent un remède à cette ignorance en analysant diverses représentations littéraires de l'"Autre". La première partie aborde, avec une approche comparative, les domaines de la géopolitique et de la littérature. La seconde partie offre une vision de l'Australie et de sa littérature à travers des perspectives françaises et australiennes, tandis que la section finale propose une vision de la France et de sa littérature à travers des perspectives inversées, souvent en abordant des œuvres régionales. Cette découverte de la littérature australienne permet notamment de s'initier au mouvement du réalisme social et au genre récent des récits de vie aborigènes.
Ryan David Jahn, qui écrit depuis l'âge de dix ans, vit à Los Angeles. De bons voisins a été récompensé par le prix du meilleur premier roman décerné chaque année par la Crime Writers Association. Il a depuis publié Emergency 911 (Actes Sud, 2013).
Les identités qui s'affirment à travers le monde résultent d'une construction culturelle, politique ou idéologique, donc historique. Elles sont l'expression de "stratégies identitaires", rationnellement conduites par des acteurs identifiables. L'approche de cette étude consiste à croiser les regards provenant de différentes disciplines. La première partie, "Stéréotypes et représentations identitaires communautaires", s'intéresse à des oeuvres littéraires mettant en scène des membres de communautés qui ont été exclues et opprimées pendant la colonisation : aborigène, indienne, irlandaise. Dans la deuxième partie, "Interculturalité et représentations identitaires individuelles", les auteurs ont choisi d'élargir ce concept pour y inclure les récits de vie créés dans les mondes virtuels sur Internet, après deux exemples interculturels sino-américain et américano-pakistanais. La troisième partie du livre, "Modernité, crises et constructions identitaires", réunit des études sur le thème de la construction d'États-nations et de leur identité culturelle, post-coloniales (Singapour, Malaysia) ou d'après guerre (Japon). Un contre exemple remarquable est fourni par les Bajos en Indonésie. Des thèmes importants, y compris pour les acteurs des domaines économiques et politiques, sont étudiés : interculturalité, politique de l'État-nation.
Grâce à un site de rencontre, Liz Thompson a fait la connaissance d'un certain Riverrat69. Le concept : rester anonymes, cachés derrière un pseudonyme et l'illustration servant de photo de profil, afin d'apprendre à se découvrir. Entre Liz et son inconnu, tout est allé vite, des premiers mots échangés à l'attirance irrépressible en passant par l'envoi de SMS sensuels. Un soir, n'y tenant plus, ils envoient valser les règles et se donnent rendez-vous pour une nuit passionnée dans les bras l'un de l'autre...
Peter Carey est l'un des plus grands auteurs australiens contemporains. La plupart de ses romans explorent la notion d'identité australienne. Cet ouvrage suit l'évolution de cette quête identitaire littéraire chez Carey à travers l'étude de ses romans postcoloniaux : Le Chemin du paradis, Illywhacker, Oscar et Lucinda, La Vie singulière de Tristan Smith et Jack Maggs. Cette approche postcoloniale prend fin au début des années 2000, même si la question de l'identité nationale continue à le préoccuper jusqu'en 2003. Le début de sa quête romanesque d'une identité nationale correspond à l'époque, dans les années 1970, où le gouvernement a appelé l'Australie à abandonner l'identité nationale anglophile soutenue par ses prédécesseurs depuis 1901 mais également à se libérer de l'influence militaire et économique des Etats-Unis. Ce contexte peut nous éclairer sur la double approche si particulière à Carey : au lieu de se cantonner à une approche postcoloniale `classique' - réécrire le canon littéraire anglais et l'histoire anglaise - trois sur les cinq œuvres du corpus s'intéressent plutôt aux rapports Australie/Etats-Unis qu'aux rapports Australie/Angleterre.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.