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Du drapeau rouge à la tunique bleue. Sur les traces de Charles Marche : de la révolution de 1848 à l
Rustenholz Alain
SPARTACUS
12,00 €
Épuisé
EAN :9791094106433
25 février 1848 : le gouvernement provisoire est réuni à l'hôtel de ville. Lamartine écrit : "Une masse de peuple força les consignes, pénétra en vociférant, en brandissant toutes sortes d'armes, entoura et pressa le gouvernement. Ils avaient choisi pour orateur un jeune ouvrier mécanicien, Spartacus de cette armée de prolétaires intelligents. [...] Son visage noirci par la fumée de la poudre était pâle d'émotion, ses lèvres tremblaient de colère [...]. Il roulait dans sa main gauche un lambeau de ruban ou d'étoffe rouge ; il tenait de la main droite le canon d'une carabine dont il faisait à chaque mot résonner la crosse sur le parquet." L'homme en question n'a pas (encore) de nom. Il s'agit de Charles Marche dont Karl Marx dira que c'est lui qui "dicta le décret où le gouvernement provisoire, à peine formé, s'engageait à assurer l'existence des travailleurs par le travail, à fournir du travail à tous les citoyens". La biographie, inédite, que dresse Alain Rustenholz nous apprend que Charles Marche est père de famille et qu'il travaille aux chemins de fer quand il monte aux barricades. Il est aussi à la tête des grévistes du faubourg Saint-Denis. On ne sait comment Charles Marche a ensuite échappé à la répression de décembre ? 1851 à la suite du coup d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte. A l'été 1853, avec son épouse et ses quatre enfants, il s'embarque pour l'Amérique. New York puis le Missouri, à la frontière du Far West, où il laisse l'établi pour la charrue. A la frontière de l'esclavage, aussi et dans un Etat qui tergiverse. Quand la guerre de Sécession éclate, il a 43 ans. Il n'hésite pas et s'enrôle dans l'armée de l'Union. Il restera trente-neuf mois en tunique bleue. Démobilisé, il ne reprend pas la charrue mais retourne à Saint-Louis, la grande ville de l'Etat, à son métier de mécanicien. Il a 70 ans quand un foyer d'anciens combattants volontaires accueille ses vieux jours ; il y meurt quatre ans plus tard. Le vieux révolutionnaire est enterré dans un cimetière militaire. On ne dispose, concernant Charles Marche, que de données matérielles, de faits objectifs et concrets. Les qualificatifs ne dépassent pas la demi-dizaine de commentaires : "froid, impassible et laconique" ; "audacieux et intrépide" ; "d'une grande puissance morale et d'une hardiesse incroyable". C'est dire que pour ce qui est de l'intériorité, des sentiments, des passions politiques, on est totalement démuni. La rareté même des sources nous contraint à une "biographie matérialiste", écrit l'auteur : "Ce n'est qu'en peignant l'époque qu'on peut voir Marche caché dans le dessin, qu'en donnant le relief nécessaire à tout ce qui l'entoure qu'on le modèle."
Foisonnante galerie qui met au jour [... ] la vie d'un groupe que les liens du sang et des alliances propulsent à travers un Paris qui se transforme sous nos yeux, [... ] des voyages dans tous les coins du monde, sans parler bien sûr de l'histoire politique et des deux grandes guerres mondiales. La savante tapisserie tissée par nos auteurs est de grande classe. On ne recule pas devant la description des plus petits faits vrais, des détails vestimentaires, etc. mais, malgré cette profusion d'informations, on ne perd jamais le fil. [... ] Sans nous en rendre compte, parce que tout fourmille d'anecdotes, de lieux, de dialogues, nous avons dépassé les cinq cents pages". Pierre Drouin, Le Monde Après Une famille dans le siècle qui relatait l'intégration et l'ascension des Servan-Schreiber dans la société française, le deuxième tome de cette saga met en scène, de 1945 aux années 80, la seconde génération qui aspire à inscrire son nom dans l'histoire. On se dispute Les Echos, dans les couloirs de L'Express on croise Mauriac et Camus, Mitterrand, PMF et, bien sûr, JJSS. C'est le temps des initiales.
Paix-Rusterholtz Laurence ; Lavaquerie-Klein Chris
Rosa grandit dans le sud des Etats-Unis, à une époque où la ségrégation raciale est très forte. A travers son journal, on suit son parcours de vie, mais aussi celui de son indignation : de la prise conscience des injustices dont sont victimes les Noirs dans son pays, à son engagement dans la lutte pour leurs droits. Ou comment une simple couturière est devenue " la mère du mouvement des droits civiques "... THEMES : Racisme ? Discrimination ? Histoire du XXe siècle ? Destin de femme
A l'Est, les dissidents d'autrefois sont devenus les décideurs d'aujourd'hui et de demain. A l'Ouest, les intellectuels antitotalitaires ont mis au point une critique à géométrie variable : en concentrant leur tir sur le Tout-Etat et le bolchevisme, ils ont laissé le champ libre au Tout-Capital et enterré l'idée même de révolution sociale sous les ruines du marxisme-léninisme. Leurs mensonges réconfortants sur la démocratie réellement existante et les droits de l'homme se sont substitués au mensonge déconcertant du communisme prétendument réalisé. L'anticommunisme - non plus l'anti-soviétisme, ou l'anti-parti communiste, celui-ci étant en coma dépassé - a changé de sens : il n'est plus tourné vers l'ennemi extérieur, mais vers l'ennemi intérieur, ces dissidents du monde occidental qui n'ont jamais dissocié la critique du capital de celle de l'Etat.
L'anarchisme n'est pas seulement la négation et le refus du monde dans lequel nous vivons ; il est aussi un acte de foi dans l'homme qui peut et qui doit se libérer de la servitude économique, et aussi de toutes ces autorités hiérarchiques qui étouffent en lui la personnalité et le rendent esclave des machines dont il devrait être le maître. Jean Barrué Ni le besoin de domination, ni l'ambition personnelle, ni l'arrivisme ne trouvent leur compte dans le mouvement anarchiste. Tous ceux qui seraient tentés de grimper sur les épaules du prolétariat pour accéder à la couche supérieure préfèrent s'en tenir éloignés. Erich Mühsam Sans figures de proue, sans propagande électorale, sans bastions syndicaux, l'anarchisme attire continuellement à lui ceux qui se battent pour le plus élevé des projets politiques, une société où la liberté de chacun est la condition de la liberté de tous.
Fille de commerçants juifs, Rosa Luxemburg naît en 1871 à Zamosc en Pologne. Théoricienne marxiste, son activité militante au sein du parti socialiste révolutionnaire « Prolétariat », menée en parallèle de ses études au lycée de Varsovie, l oblige à s exiler en Suisse très jeune. Elle poursuit à Zurich des études d économie politique, lance le journal La Cause ouvrière et cofonde le Parti social-démocrate du royaume de Pologne. Naturalisée allemande, elle s installe en Allemagne en 1898 et s engage au Parti socialdémocrate. Elle rejoint également la Deuxième Internationale, où elle anime l aile gauche marxiste, s opposant aux tendances réformistes de Bernstein ou Millerand. Lorsque la Révolution éclate en Russie, Luxemburg regagne la Pologne pour participer à l élan insurrectionnel. Arrêtée, elle manque d être exécutée. De retour en Allemagne en 1906, ses prises de position antimilitaristes lui valent deux nouvelles arrestations et plusieurs séjours en prison. C est la révolution allemande qui la délivre en 1918. Exclue du SPD, elle s investit alors clandestinement dans l organisation du mouvement révolutionnaire spartakiste qui se déclenche le 5 janvier 1919. Cependant l insurrection échoue et subit une sanglante répression de la part des sociaux-démocrates nouvellement à la tête du pouvoir. Rosa Luxemburg est alors arrêtée, avant d être exécutée le 15 janvier.
Dès la naissance officielle de Solidarité, lors des grèves d'août 1980, une divergence apparaît entre la pratique des luttes et l'engagement de négociations avec le gouvernement qui aboutiront à un accord dès la fin du mois. L'aggravation de la situation sociale en 1981 s'accompagne d'une opposition croissante au sein du syndicat entre ceux qui cherchent une meilleure gestion de l'économie, et ceux qui veulent assurer le contrôle des travailleurs sur l'ensemble de la société. Le 13 décembre 1981, l'état de guerre est proclamé ; une répression meurtrière s'abat sur le mouvement revendicatif. Solidarité, suspendue, sera déclarée illégale en octobre 1982. Dès juin 1982, indépendamment de la direction officielle de Solidarité, se crée une organisation clandestine - Solidarité combattante - hostile à la politique de consolidation de la société poursuivie par la direction du syndicat. Ce sont les positions, la vie, les aspirations de ce mouvement clandestin, qu'on trouvera dans ce livre à travers un ensemble de documents - communiqués, déclarations et articles de ses journaux - qu'il a lui-même produits.