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Dien Bien Phu. La fin d'une illusion
Ruscio Alain
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782858027989
Dien Bien Phu morne cuvette. Dans l'imaginaire des Français, la défaite tonkinoise figure, dans l'armoire aux humiliations, aux côtés d'Alésia ou de Waterloo. Pour toute une frange de l'opinion cédant aux facilités d'un anti-militarisme primaire, l'initiative stratégique du général Navarre est même devenue un symbole de la médiocrité des états-majors. Pourtant, les contemporains n'ont pas vécu cet événement exactement de cette façon. Le parachutage sur ce petit village inconnu du pays thaï a même été salué comme un heureux événement, voire comme un tournant du conflit du bout du monde. Jour après jour, ce sont les réactions du monde politique et de l'opinion, en métropole, qu'Alain Ruscio a étudiées. Comment les Français ont-ils été informés de ce qui se passait dans les tranchées sanglantes d'Indochine ? Que sut l'homme de la rue de ce que vivait l'homme de la boue tonkinoise ? Quelles images des combattants des deux camps la presse, les hommes politiques, façonnèrent-ils, durant les 22 semaines de ce gigantesque affrontement ? Enfin, l'auteur a poursuivi son étude jusqu'au terme de cette guerre, la Conférence de Genève (juillet 1954). Cette étude d'opinion, à un moment-clé de la décolonisation, montrera combien les pesanteurs étaient fortes, encore, il y a un tiers de siècle.
2 septembre 1945. A Hanoi, un certain Hô Chi Minh proclame l'indépendance du Viêt-nam. Pour ne pas vouloir, pour ne pas pouvoir comprendre la portée de cet événement, la France de la IVe République va mener, presque une décennie durant, une guerre dure et sans espoir. La quasi-totalité des forces politiques métropolitaines, du Parti socialiste S.F.I.O. aux gaullistes, va revendiquer ou cautionner, presque jusqu'au bout, ce conflit. Quelles ont été les analyses du courant communiste français face à ces événements ? Jusqu'au printemps 1947, le P.C.F. participe au gouvernement. Il estime possible le règlement pacifique du contentieux entre une France qu'il pense en voie de démocratisation et ses anciennes colonies. C'est le temps de l'"Union libre, confiante et fraternelle entre les peuples de France et d'Outre-mer". La tentative d'accord entre Hô Chi Minh et la France officielle semble lui donner raison. Mais, fin 1946, le conflit entre les deux pays éclate. Un temps tiraillé entre une participation ministérielle à laquelle il tient et la dénonciation d'une guerre qu'il juge "injuste et inutile", le P.C.F., après mai 1947, a les mains plus libres. Commence alors, allant crescendo jusqu'à Dien Bien Phu, une campagne contre la "sale guerre" aux multiples formes. S'appuyant sur une vaste consultation de la presse, des multiples discours des représentants de toutes les familles politiques françaises, sur un travail de recherche dans divers fonds d'archives, utilisant certains documents totalement inédits (notamment des comptes rendus de sessions du Comité Central du P.C.F.), ayant rencontré et interrogé près d'une centaine de témoins, l'auteur peut présenter ici un ouvrage dont plus d'une page apparaîtra novatrice. Le présent livre est le fruit d'un travail de réécriture d'une thèse de Doctorat.
L'Encyclopédie est prévue en 6 ou 7 volumes : le tome 1 couvrait les lettres A-B, le tome 2 la lettre C. Elle couvre dans le temps une large période allant des Croisades à la décolonisation de la deuxième moitié du XXe siècle. Pays et régions, institutions, explorations, esclavage, post-colonialisme, religions, etc. sont traités dans des notices allant de 2 à 10 pages. Chaque volume comprend plus de 600 notices, rédigées par une soixantaine d'auteurs, tous spécialistes reconnus dans leur domaine".
Alain Ruscio a réuni amis et collègues de Charles Fourniau pour présenter, en hommage à ce dernier, une riche palette d'études sur le Vietnam, et quelques témoignages.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.