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Sociétés, colonisations et esclavages dans le monde atlantique. Historiographie des sociétés américa
Ruggiu François-Joseph ; Vidal Cécile
PERSEIDES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782915596465
Depuis quelques années se fait jour dans la société française un ensemble d'interrogations sur les réalités historiques de la colonisation. Un certain nombre de controverses ont animé le paysage scientifique mais aussi médiatique, notamment sur les phénomènes de la traite et de l'esclavage qui ont dramatiquement relié l'Europe, l'Afrique et les Amériques. Le débat public s'est pourtant peu intéressé aux premiers temps de la colonisation européenne, du XVe au XIIe siècle. Or il est essentiel de se demander comment les différentes populations qui se sont retrouvées, de gré ou de force, dans l'espace américain ont pu vivre ensemble et construire des sociétés et des cultures originales. L'objet de cet ouvrage est de faire le point sur ces questions très débattues en présentant les différents courants d'interprétation en présence, en esquissant les évolutions futures et en fournissant les pistes de lecture nécessaires à une meilleure compréhension des sociétés américaines de la période moderne. Une de ses originalités est de prendre en compte l'ensemble de l'espace américain - du Canada à la Terre de Feu en passant par la Nouvelle-France, les Treize colonies nord-américaines, l'aire caraïbe, le Mexique ou encore le Brésil... Ce livre est donc un point de départ indispensable pour qui souhaite commencer à travailler sur les sociétés nouvelles nées aux Amériques de la rencontre entre Amérindiens, Européens et Africains dans le contexte de la colonisation et de l'esclavage. Il adopte une approche globale des principaux problèmes qui se posaient à elles: l'esclavage bien sûr, mais aussi les relations euro-amérindiennes ou encore le rôle des villes dans les sociétés américaines.
La période comprise entre 1485 et 1714 marque une phase essentielle dans l'émergence de l'Angleterre comme puissance majeure, soucieuse de se distinguer de ses voisins continentaux. La rupture avec la Papauté, l'Invincible Armada, l'exécution de Charles Ier en 1649 ou la Glorieuse Révolution de 1689 sont autant d'événements dont la mémoire conserve la trace jusqu'à nos jours. Attentif à restituer les luttes, les réformes politiques et religieuses qui marquent la période, ce livre dépeint les évolutions sociales et culturelles d'une population transformée par les migrations et la croissance urbaine. Précisant le cadre européen des réformes britanniques, il met en lumière le développement des actions civiques, souligne le rôle des colonies et donne aux voisins britanniques (Gallois, Irlandais, Ecossais) toute leur place.
Résumé : Sur un cahier de mauvais papier, le père de famille note les menus et hauts faits de l'existence des siens, de la naissance de ses enfants au revenu de ses récoltes, de la guerre qui gronde au passage d'une comète. Avec le livre de raison, nous pénétrons dans le vaste monde des écritures ordinaires, définies par les anthropologues comme l'ensemble des recours à l'écrit qu'imposent à la fois notre vie privée et notre existence sociale. Régulièrement tenus de la fin du Moyen Age au XIXe siècle, ces registres domestiques apportent des renseignements de tout premier ordre sur la vie quotidienne de nos ancêtres et constituent aussi des " écrits mnémophores ", porteurs de mémoire. Celle-ci est sans doute moins individuelle que familiale : au c?ur du livre, chaque scribe sauvegarde, en effet, les événements qui tissent l'histoire de sa lignée. Il destine ces instants de vie aux siens, actuels et à venir, avec le souci de ne rien perdre de leur patrimoine mémoriel. Le temps long de la famille est décliné de père en fils, en forme de comptes et de brèves notices, clans un espace le plus souvent limité à celui de la maisonnée, même si certains scripteurs souhaitent également témoigner de ce qui se passe au dehors et ainsi garder trace du bruissement du monde. Les écrits du for privé font aujourd'hui l'objet de recherches nouvelles. L'étude de Sylvie Mouysset fait le point sur l'historiographie européenne en ce domaine, en même temps qu'elle dessine un certain nombre de pistes à suivre saris tarder, comme la question de l'auteur, la voix ténue des femmes, l'objet livre ou encore l'écriture du temps. Grâce au dépouillement de quelques quatre cents livres de raison, elle offre la première synthèse française sur le sujet.
L'époque des Tudors et des premiers Stuarts est celle des figures emblématiques d'Henri VIII ou d'Olivier Cromwell et des grands événements dont la mémoire collective a conservé la trace comme la victoire d'Elisabeth II sur l'Invincible Armada, ou l'exécution de Charles Ier en 1649. Elle marque une phase essentielle dans l'émergence de l'Angleterre comme puissance majeure, forte d'une identité protestante affirmée et d'un siècle et demi de développement démographique et économique. Attentif à restituer les luttes politiques et religieuses de cette période, ce livre s'intéresse aussi aux évolutions sociales et culturelles d'une nation diverse. Un choix de sources archive, sources imprimées, œuvre picturale permet à l'étudiant d'approfondir les problèmes essentiels en s'initiant à la technique du commentaire de documents. Enfin, un ensemble d'outils pédagogiques : chronologie, glossaire et bibliographie, donne au lecteur les clefs nécessaires pour pénétrer plus avant dans l'histoire de l'Angleterre du début du XVIe siècle au milieu du XVIIe siècle.
L'ouvrage a une dimension interdisciplinaire puisqu'il réunit des contributions d'historiens mais aussi de littéraires. Il fait le point sur une source très appréciée actuellement - les écrits du for privé - qui dévoilent une part de l'intime des individus de l'époque moderne. Les thèmes du corps et de la sexualité sont ainsi abordés comme ceux de l'éducation et de la constitution de l'expérience des individus. Les réflexions scientifiques sont nombreuses et les communications réunies ici à l'issue d'un colloque font le point sur la manière dont les historiens les utilisent.
Félix Brigitte ; Fogels Audrey ; Van Ruymbeke bert
Cet ouvrage étudie le moment, la notion et l'héritage de l'indépendance des Etats-Unis en 1776 d'un point de vue historique, commémoratif, politique, littéraire et artistique. Les modalités selon lesquelles l'idée d'indépendance a pu prendre forme -ou non- dans la création littéraire et artistique, dans la réflexion philosophique et dans l'histoire des idées depuis 1776 y sont analysées. Qu'il y ait une définition essentielle et non multiple de l'indépendance états-unienne, où en est aujourd'hui cette volonté d'indépendance dans les arts, dans la littérature aux Etats-Unis ? Dans quelle mesure la question de l'indépendance par rapport au modèle états-unien est-elle toujours un enjeu pour les créateurs et les penseurs ? Ce livre réfléchit à ce que les modèles du passé peuvent avoir de contraignant, voire de paralysant, et pense à l'héritage comme forme impossible de l'indépendance, et non plus seulement à l'héritage de l'indépendance, ou à l'indépendance en tant que legs. D'un point de vue littéraire et politique, les auteurs s'intéressent à la langue et aux discours qui ont "porté" et peut-être continuent à porter une "identité" américaine qui inclurait l'idée d'indépendance et, à l'inverse, se concentrent sur les traces de l'exclusion d'un tel processus.
Cet ouvrage qui englobe vingt-cinq siècles d'histoire dévoile le secret même de l'évolution de l'Asie, la loi qui a présidé à la renaissance ou à la mort des Empires immémoriaux. Cette loi, c'est la lutte du nomade et du sédentaire, de l'homme de la steppe et de l'homme des cultures. L'histoire de l'Asie étudiée sous cet angle devient comme une immense leçon de géographie humaine. Attila, Gengis-Khan, Tamerlan... Leur nom est dans toutes les mémoires. Les récits des chroniqueurs occidentaux, des annalistes chinois ou persans ont popularisé leurs figures. Ils surgissent, les grands barbares, en pleine histoire civilisée et brusquement, en quelques années, font du monde romain, du monde iranien ou du monde chinois un monceau de ruines. Leur arrivée, leurs mobiles, leur disparition semblent inexplicables, si bien que l'histoire positive n'est pas loin de faire sien le jugement des anciens auteurs qui voyaient en eux les fléaux de Dieu envoyés pour le châtiment des vieilles civilisations.
Cet ouvrage constitue une étude minutieuse et approfondie de l'administration régionale de l'empire carolingien. Il est généralement admis que la division moyenne des circonscriptions est la vicaria à l'ouest de l'Empire, et la centena à l'est. Pourtant, non seulement on retrouve cette dernière aussi en partie à l'ouest, mais on compte au total plus de douze divisions moyennes qui vont exister jusqu'au Moyen Age central. L'auteur se propose de retracer l'évolution de ces institutions au Haut Moyen Age ainsi qu'au Moyen Age central, en s'intéressant en premier lieu à la région du Poitou, puis à l'ouest de la France et enfin à l'empire carolingien dans sa totalité. Comment s'opérait la formation des circonscriptions ? Quels étaient leur hiérarchie, les domaines de compétence. C'est sur ces questions et beaucoup d'autres que cette nouvelle étude de M. Miyamatsu, traduite du japonais, s'efforce de faire le point.
Dans ce livre qui pourrait ressembler à un nouvel essai sur l'amour, la passion amoureuse parle à la première personne. Elle se prononce sur son énigmatique pouvoir, tient tête avec humour à ceux qui l'ont méprisée ou qui cherchent à la fuir, et remercie tous ceux qui l'ont accueillie bras ouverts pour lui donner l'éclat qu'elle méritait. Naturellement flattée, elle n'en reste pas moins sur son quant-à-soi : "Que la chose soit dite et répétée autour de vous : je suis suffisamment bonne fille pour me prêter à toutes les belles théories qui m'embrassent, mais aucune, sachez-le, ne me possédera". Au détour des philosophes, des artistes et des écrivains qu'elle évoque pour parler d'elle, elle s'amuse de ce qu'elle voit. Car la passion amoureuse, ici, voit et entend tout. De New York à Vladivostock, elle rend compte de plusieurs saynètes dans lesquelles elle joue pleinement son rôle. Sachez-le, lecteur, la passion amoureuse, très discrètement, vous observe.