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L'individu et la famille dans les sociétés urbaines anglaise et française (1720-1780)
Ruggiu François-Joseph ; Poussou Jean-Pierre
SUP
35,00 €
Épuisé
EAN :9782840504924
La vie de quelques dizaines de familles de marchands et d'artisans d'un ensemble de villes de province anglaises et françaises forme une manière de paysage humain dont l'auteur retrace et analyse les transformations, au long du XVIIIe siècle. Attentif aux nouvelles problématiques, en particulier sur le genre, l'ouvrage repose sur la mise en ?uvre d'une méthode originale d'histoire sociale - le suivi longitudinal des familles - qui reconstitue le parcours dans l'espace social urbain d'une série d'individus et de leurs familles sur plusieurs générations. Il démontre la fragilité démographique de ces familles mais également leur relative autonomie au sein de la population urbaine en raison de leur aisance, certes relative, de leur participation à une culture de l'imprimé en plein essor et de leur excellente insertion dans les communautés locales qui fonctionnent en partie à leur profit. Il rappelle également l'importance que jouaient les familles aux côtés des individus à l'époque moderne à la fois par l'héritage symbolique qu'elles leur transmettaient, par les solidarités dont elles les entouraient mais aussi par les conflits dans lesquels elles les entraînaient.
Ce livre présente, dans une perspective comparatiste, les relations de la noblesse française et de la gentry anglaise avec les villes provinciales des XVIIème et XVIIIème siècles. En étudiant Abbeville, Alençon, Canterbury et Chester, l'auteur met en évidence l'importance de la noblesse et de la gentry dans ces cités moyennes. La reconstitution minutieuse des lignages montre la progression de certaines familles et leur entrée dans la noblesse ou dans la gentry. L'impact de ces groupes sur l'économie urbaine, la révolution de la consommation qui a touché l'Angleterre puis la France à partir de la seconde moitié du XVIIème siècle, leur insertion dans l'espace urbain, leur intégration aux structures municipales et aux sociabilités urbaines soulignent que les élites d'Angleterre et de France se révèlent finalement beaucoup plus proches que les témoignages des contemporains ne le laissaient supposer.
Résumé : Sur un cahier de mauvais papier, le père de famille note les menus et hauts faits de l'existence des siens, de la naissance de ses enfants au revenu de ses récoltes, de la guerre qui gronde au passage d'une comète. Avec le livre de raison, nous pénétrons dans le vaste monde des écritures ordinaires, définies par les anthropologues comme l'ensemble des recours à l'écrit qu'imposent à la fois notre vie privée et notre existence sociale. Régulièrement tenus de la fin du Moyen Age au XIXe siècle, ces registres domestiques apportent des renseignements de tout premier ordre sur la vie quotidienne de nos ancêtres et constituent aussi des " écrits mnémophores ", porteurs de mémoire. Celle-ci est sans doute moins individuelle que familiale : au c?ur du livre, chaque scribe sauvegarde, en effet, les événements qui tissent l'histoire de sa lignée. Il destine ces instants de vie aux siens, actuels et à venir, avec le souci de ne rien perdre de leur patrimoine mémoriel. Le temps long de la famille est décliné de père en fils, en forme de comptes et de brèves notices, clans un espace le plus souvent limité à celui de la maisonnée, même si certains scripteurs souhaitent également témoigner de ce qui se passe au dehors et ainsi garder trace du bruissement du monde. Les écrits du for privé font aujourd'hui l'objet de recherches nouvelles. L'étude de Sylvie Mouysset fait le point sur l'historiographie européenne en ce domaine, en même temps qu'elle dessine un certain nombre de pistes à suivre saris tarder, comme la question de l'auteur, la voix ténue des femmes, l'objet livre ou encore l'écriture du temps. Grâce au dépouillement de quelques quatre cents livres de raison, elle offre la première synthèse française sur le sujet.
Depuis quelques années se fait jour dans la société française un ensemble d'interrogations sur les réalités historiques de la colonisation. Un certain nombre de controverses ont animé le paysage scientifique mais aussi médiatique, notamment sur les phénomènes de la traite et de l'esclavage qui ont dramatiquement relié l'Europe, l'Afrique et les Amériques. Le débat public s'est pourtant peu intéressé aux premiers temps de la colonisation européenne, du XVe au XIIe siècle. Or il est essentiel de se demander comment les différentes populations qui se sont retrouvées, de gré ou de force, dans l'espace américain ont pu vivre ensemble et construire des sociétés et des cultures originales. L'objet de cet ouvrage est de faire le point sur ces questions très débattues en présentant les différents courants d'interprétation en présence, en esquissant les évolutions futures et en fournissant les pistes de lecture nécessaires à une meilleure compréhension des sociétés américaines de la période moderne. Une de ses originalités est de prendre en compte l'ensemble de l'espace américain - du Canada à la Terre de Feu en passant par la Nouvelle-France, les Treize colonies nord-américaines, l'aire caraïbe, le Mexique ou encore le Brésil... Ce livre est donc un point de départ indispensable pour qui souhaite commencer à travailler sur les sociétés nouvelles nées aux Amériques de la rencontre entre Amérindiens, Européens et Africains dans le contexte de la colonisation et de l'esclavage. Il adopte une approche globale des principaux problèmes qui se posaient à elles: l'esclavage bien sûr, mais aussi les relations euro-amérindiennes ou encore le rôle des villes dans les sociétés américaines.
L'ouvrage a une dimension interdisciplinaire puisqu'il réunit des contributions d'historiens mais aussi de littéraires. Il fait le point sur une source très appréciée actuellement - les écrits du for privé - qui dévoilent une part de l'intime des individus de l'époque moderne. Les thèmes du corps et de la sexualité sont ainsi abordés comme ceux de l'éducation et de la constitution de l'expérience des individus. Les réflexions scientifiques sont nombreuses et les communications réunies ici à l'issue d'un colloque font le point sur la manière dont les historiens les utilisent.
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.