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Rubina Dina ; Gauthier Yves
PHEBUS
16,75 €
Épuisé
EAN :9782752901804
La manière de Dina Rubina (à son sommet dans les cinq nouvelles de ce recueil): une approche aiguë, sans apprêt, tranquillement irrévérencieuse surtout, des malentendus de l'existence. Bien que son ton résolument moderne la rende digne des meilleursécrivains anglo-saxons de la nouvelle génération, elle reste russe jusqu'au bout du stylo. C'est dire si son encre, souvent noire, crache à pression égale la cruauté et la compassion. L'humour tempère heureusement ce cocktail un peu raide. Car Rubinaa ce talent de nous faire rire de tout, même du pire - surtout du pire (peu importe, dès lors, qu'on loge en Sibérie ou en Israël: deux territoires privilégiés de la folie humaine). Et quand elle n'y arrive plus, quand le rire est au-dessus de ses forces, elle révèle un autre talent fort utile à tous ceux qui font métier de vivre: l'art de s'étonner. Et de nous étonner. Biographie de l'auteur Dina Rubina a beau avoir émigré en Israël en 1990, la Russie la tient. On n'a traduit jusqu'ici que deux récits d'elle en français (tous les deux en 1996 et tous les deux chez Actes Sud): Les Pommes du jardin de Schlitzbuter et Le Double Nom de famille. Si bien qu'elle reste mal connue en France, alors que ses livres sont très bien reçus en Allemagne et aux Etats-Unis.
Résumé : Petia, dont le diminutif est Petrouchka en russe, est un artiste marionnettiste au talent unique. Ce qui tombe bien puisque, en Europe de l'Est, Petrouchka désigne également le guignol russe qui se moque de tout et de tout le monde. Sur scène, Petia est accompagné de Liza, l'amour de sa vie, une jeune femme magnifique à la chevelure flamboyante, fine et fragile comme une statuette. Dans leur numéro phare, Liza imite une poupée qui s'anime à la fin de la représentation. Toute bascule, l'imaginaire aussi bien que le réel, le jour où Liza ne peut plus monter sur scène. Petia décide alors de fabriquer une poupée à son image, Ellis, et monte un numéro avec cette imitation parfaite de Liza. Le voici, tel un Pygmalion, face à sa créature idéale qu'il peut maîtriser à sa guise en tirant les ficelles invisibles qui lient le créateur à sa créature. La souffrance de Liza, l'originale, face à son double inanimé, est le moteur caché de ce roman, dans lequel on retrouve te style poétique et unique de Dina Rubina, ainsi que son univers plein de couleurs, de bruits, d'odeurs...
" Guéorgui ? disait une voix de femme saccadée et précipitée. Vous savez que ce n'est pas de vous que votre femme a accouché ? " C'était comme un prolongement de mon cauchemar. J'ai répondu : " Vous avez fait une erreur. - Mais non ! Mais non ! " Elle criait sur un ton hystérique et me semble-t-il, en pleurant. Seigneur ! Mais à quoi pensez-vous donc ? Vous ne savez pas compter ou quoi ? La femme accouche après des vacances, à huit mois, d'un bébé de quatre kilos, et le mari, comme un aveugle, comme un imbécile, il fait les cent pas et il jubile ! " "
Collection de plantes séchées et conservées entre deux feuilles de papier, l'herbier nous permet de renouer avec la nature et nous fait voyager par l'imagination. Laissez vagabonder votre esprit à travers 100 dessins inédits de Stéphanie Rubini. Avec de simples crayons ou feutres de couleur, détendez-vous et retrouvez le plaisir de créer.
Découvrez l'un des meilleurs romans de notre temps. Une oeuvre polyphonique, portée par deux femmes, mère et fille, dont l'imprévisible croisée des chemins se déroule sous le soleil omniprésent de Tachkent, ville exotique et cosmopolite, gorgée d'odeurs et de couleurs, personnage à part entière de ce récit bouleversant. Ce livre retrace la vie de Véra, jeune peintre réservée et en mal d'amour. Sa mère, Katia, fraîchement sortie de prison et avec qui elle entretient une relation houleuse, est à l'origine de son sentiment de solitude. La structure atypique du roman, à travers des flashbacks et des récits parallèles, crée alors toute la magie de cette narration qui happe le lecteur : à ta fois dans le passé et dans le présent, le transportant dans la tête des personnages et dans celle du narrateur, le puzzle de leur vie est ainsi reconstitué au fil des pages. Katia, mère absente, une survivante dont le coeur s'est asséché tout le long d'une vie tragique, dans les bas-fonds de la société, apparaît soudainement sous une lumière différente. Ce roman solaire, parsemé de touches d'humour joyeuses, véritable hymne à ta vie, est comme un tableau qui est en train de se peindre sous les yeux du lecteur, ne se dévoilant entièrement qu'à la fin, où tout prend subitement sens.
Résumé : Cette histoire suit les pas du moine Sanzang, parti vers l'Ouest chercher les écritures du Bouddha. Sur les sentiers escarpés, par les plaines et les rizières, que découvrira-t-il ? Trouvera-t-il la réalité de sa voie ? A vingt-deux ans, Aodren Buart redonne vie à une Chine lointaine pour son premier roman. Il nous offre un conte spirituel intemporel.
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....