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Du bon usage de la haine et du pardon
Rubin Gabrielle
PAYOT
8,15 €
Épuisé
EAN :9782228903899
Doit-on toujours tout pardonner? Ne faut-il pas aussi, parfois, haïr, simplement pour ne plus souffrir à la place des autres? Gabrielle Rubin le rappelle avec force: rester passif, ne pas se révolter, c'est demeurer une victime; or, le plus souvent, les bourreaux se portent bien, tandis que ce sont les innocents qui dorment mal, s'angoissent et prennent sur eux la culpabilité que devraient plutôt ressentir leurs agresseurs. Les choses se compliquent encore lorsque la souffrance a été involontairement causée par un proche, une personne aimée. Dès lors, comment se débarrasser de la rancoeur? Et à qui pardonner? Biographie de l'auteur Gabrielle Rubin est psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris. Elle a notamment publié, aux Editions Payot, Pourquoi on en veut aux personnes qui nous font du bien.
Parfois, il faut savoir haïr, ne pas toujours tout pardonner. Simplement pour ne plus souffrir à la place des autres! Gabrielle Rubin le rappelle avec force: rester passif, ne pas se révolter, c'est demeurer une victime; or, le plus souvent, les bourreaux se portent bien, tandis que ce sont les innocents qui dorment mal, s'angoissent et prennent sur eux la culpabilité que devraient plutôt ressentir leurs agresseurs. Les choses se compliquent encore lorsque la souffrance a été involontairement causée par un proche, une personne aimée. Dès lors, comment se débarrasser de la ranc?ur? Et à qui pardonner?
Gabrielle Rubin nous décrit le sado-masochisme à travers son expression la plus quotidienne, on constate ici que ce " sado-masochisme moral " régit nombre de relations de la vie familiale, professionnelle, ou amoureuse. La psychanalyste va à l'encontre des stéréotypes habituels appliqués au comportement sado-masochiste et défend l'idée que la passivité n'est pas la caractéristique première du masochisme. Au contraire - dit-elle - " le masochisme de l'un est capable de contraindre le sadisme de l'autre ". Ainsi la formation d'un tel couple n'est pas due au hasard mais bien à la conséquence de l'emprise qu'exerce l'un des partenaires sur l'autre. La présence du masochisme de l'un n'est toutefois pas indispensable pour que le sadisme de l'autre, soit réactivé, car le même mécanisme se met en place lorsqu'une personne ou un groupe se trouvent dans ce que l'auteur nomme une " position masochiste ", c'est-à-dire une position de forte subordination. Pour qu'une position masochiste s'actualise, il faut cependant que s'y ajoute la présence d'un sadique avéré qui serve de modèle d'identification. En prenant un exemple extrême, on voit que le sadisme des nazis a pu se donner libre cours parce qu'on avait préalablement mis les Juifs, les Tziganes, les homosexuels etc. en position d'infériorité ; c'est ce qui a permis de réactiver la pulsion sadique des citoyens ordinaires qui, identifiés aux bourreaux, sont devenus leurs complices. Gabrielle Rubin met en lumière l'importance et la responsabilité des modèles d'identification, celle notamment des penseurs et des dirigeants mais aussi celle de chaque individu qui, par un travail psychique sur lui-même, peut modifier profondément son existence.
Comment un mère peut-elle être trop bonne ? Interroger et remettre en cause le mythe sacro-saint de la mère admirable n'allait pas de soi, mais le propre de la psychanalyse n'est-il pas de bousculer les idées reçues ? Or si l'observation nous montre qu'une mère qui donne tout, qui sacrifie tout pour son enfant sans rien demander en échange est absolument indispensable pour un nourrisson et pour un petit enfant, elle nous montre aussi que cette abnégation absolue doit s'amenuiser au fur et à mesure de la croissance de l'enfant sous peine de l'empêcher de développer en lui des qualités d'altruisme et de générosité. D'un autre côté, si une mère humaine normale - tout comme une mère animale d'ailleurs - est prête à sacrifier jusqu'à sa vie pour son petit, nulle part on ne voit un animal devenu adulte se préoccuper du bien-être de ses parents vieillis ; cet amour, cette compassion ne font pas partie de l'inné en nous, mais ils sont un des acquis les plus précieux de l'humanité. Il s'agit d'un apprentissage et si, faute de montrer peu à peu à son enfant que, contrairement au don sans réciprocité de la relation mère enfant, le mode de relation des adultes se fonde sur l'échange, une mère " admirable " ne devra pas s'étonner de voir ses enfants, devenus grands, ne lui manifester que peu d'attention. La réciproque est d'ailleurs vraie, et on peut facilement constater que des mères exigeantes et peu affectueuses restent bien souvent passionnément aimées de leurs enfants, comme le montrent de nombreuses biographies dont deux, celle de Gisèle Halimi, Fritna, et celle de Georges Simenon, Lettre à ma mère, sont analysées.
La certitude que rien n'était plus stable ni plus fiable que la réalité, que c'était elle qui gouvernait nos vies et nos sociétés, s'est délitée au fur et à mesure que l'auteur progressait dans ses recherches, pour aboutir à la constatation que lorsqu'un fantasme entre en conflit avec la réalité, ce n'est jamais elle qui gagne. Ainsi, lorsque son inconscient pousse une femme à nier sa grossesse, ce fantasme est si puissant qu'il oblige son corps à la dissimuler, tandis que celui de certains hommes les contraint à affirmer qu'ils sont des femmes alors même qu'ils constatent de visu la réalité charnelle de leur sexe, et que d'autres s'obstinent à se croire sans talent alors qu'ils sont des génies. C'est que notre esprit possède deux territoires, unis mais différents : l'un est le conscient, qui est le siège de la raison et où se trouvent la capacité d'analyser et de déduire, l'esprit logique, les sciences, etc., et l'autre, celui de l'inconscient, qui contient les sentiments, les émotions, les désirs pulsionnels et la créativité. Lorsque ces deux territoires s'entendent, leurs capacités s'additionnent pour le plus grand bien de l'individu et de l'humanité. Mais s'ils sont en conflit, c'est la chimère qu'a créée l'inconscient qui va prendre le commandement et conduire au malheur.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.