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Les mères trop bonnes
Rubin Gabrielle
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782747500425
Comment un mère peut-elle être trop bonne ? Interroger et remettre en cause le mythe sacro-saint de la mère admirable n'allait pas de soi, mais le propre de la psychanalyse n'est-il pas de bousculer les idées reçues ? Or si l'observation nous montre qu'une mère qui donne tout, qui sacrifie tout pour son enfant sans rien demander en échange est absolument indispensable pour un nourrisson et pour un petit enfant, elle nous montre aussi que cette abnégation absolue doit s'amenuiser au fur et à mesure de la croissance de l'enfant sous peine de l'empêcher de développer en lui des qualités d'altruisme et de générosité. D'un autre côté, si une mère humaine normale - tout comme une mère animale d'ailleurs - est prête à sacrifier jusqu'à sa vie pour son petit, nulle part on ne voit un animal devenu adulte se préoccuper du bien-être de ses parents vieillis ; cet amour, cette compassion ne font pas partie de l'inné en nous, mais ils sont un des acquis les plus précieux de l'humanité. Il s'agit d'un apprentissage et si, faute de montrer peu à peu à son enfant que, contrairement au don sans réciprocité de la relation mère enfant, le mode de relation des adultes se fonde sur l'échange, une mère " admirable " ne devra pas s'étonner de voir ses enfants, devenus grands, ne lui manifester que peu d'attention. La réciproque est d'ailleurs vraie, et on peut facilement constater que des mères exigeantes et peu affectueuses restent bien souvent passionnément aimées de leurs enfants, comme le montrent de nombreuses biographies dont deux, celle de Gisèle Halimi, Fritna, et celle de Georges Simenon, Lettre à ma mère, sont analysées.
Gabrielle Rubin, psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris, docteur en psychanalyse, est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Sadomasochisme ordinaire et Les Mères trop bonnes.
Résumé : De nos jours l'interdit n'a pas bonne presse. La transparence est devenue la valeur suprême, le mystère n'a plus la cote. Pourquoi faudrait-il interdire quand nous voudrions tout dire, tout montrer et tout faire, selon une légitime aspiration à la liberté ? Nous oublions que sans interdit, nous ne pourrions ni penser ni créer. Refuser l'interdit c'est nous priver du champ nécessaire à l'épanouissement de notre pensée et de notre capacité créatrice. "Rien n'est plus passionnant" nous dit l'auteur, "que d'ouvrir la porte qui cache le secret qu'on croyait impossible à connaître, et c'est cela qui a motivé tous les découvreurs : les scientifiques, les artistes, les explorateurs, les ingénieurs et tous les créateurs". C'est aussi grâce à l'interdit, en d'autres termes aux limites, que l'enfant utilise sa soif d'apprendre, développe son intelligence et apprend à vivre avec les autres. En s'appuyant sur la littérature, l'art et le sport, l'auteur nous montre que les interdits sont la condition de notre épanouissement psychique et les garants de notre liberté de penser.
Résumé : Doit-on toujours tout pardonner ? Ne faut-il pas aussi, parfois, haïr, simplement pour ne plus souffrir à la place des autres ? Gabrielle Rubin le rappelle avec force : rester passif, ne pas se révolter, c'est demeurer une victime ; or, le plus souvent, les bourreaux se portent bien, tandis que ce sont les innocents qui dorment mal, s'angoissent et prennent sur eux la culpabilité que devraient plutôt ressentir leurs agresseurs. Les choses se compliquent encore lorsque la souffrance a été involontairement causée par un proche, une personne aimée. Dès lors, comment se débarrasser de la rancoeur ? Et à qui pardonner ?
Gabrielle Rubin nous décrit le sado-masochisme à travers son expression la plus quotidienne, on constate ici que ce " sado-masochisme moral " régit nombre de relations de la vie familiale, professionnelle, ou amoureuse. La psychanalyste va à l'encontre des stéréotypes habituels appliqués au comportement sado-masochiste et défend l'idée que la passivité n'est pas la caractéristique première du masochisme. Au contraire - dit-elle - " le masochisme de l'un est capable de contraindre le sadisme de l'autre ". Ainsi la formation d'un tel couple n'est pas due au hasard mais bien à la conséquence de l'emprise qu'exerce l'un des partenaires sur l'autre. La présence du masochisme de l'un n'est toutefois pas indispensable pour que le sadisme de l'autre, soit réactivé, car le même mécanisme se met en place lorsqu'une personne ou un groupe se trouvent dans ce que l'auteur nomme une " position masochiste ", c'est-à-dire une position de forte subordination. Pour qu'une position masochiste s'actualise, il faut cependant que s'y ajoute la présence d'un sadique avéré qui serve de modèle d'identification. En prenant un exemple extrême, on voit que le sadisme des nazis a pu se donner libre cours parce qu'on avait préalablement mis les Juifs, les Tziganes, les homosexuels etc. en position d'infériorité ; c'est ce qui a permis de réactiver la pulsion sadique des citoyens ordinaires qui, identifiés aux bourreaux, sont devenus leurs complices. Gabrielle Rubin met en lumière l'importance et la responsabilité des modèles d'identification, celle notamment des penseurs et des dirigeants mais aussi celle de chaque individu qui, par un travail psychique sur lui-même, peut modifier profondément son existence.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.