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Saint-Bénigne de Dijon depuis la Révolution
Roze Jean-Pierre ; Lamarre Christine
EUD
45,00 €
Épuisé
EAN :9782364411524
Le sort des grands ensembles de bâtiments d'origine ecclésiastique, devenus sans emploi après 1790, a fait l'objet de plusieurs synthèses ou monographies. Le présent volume, s'inscrivant dans leur sillage, retrace le devenir de ceux que nous a légués l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon. Une première période partant de la suppression de l'abbaye conduit jusqu'à la signature du Concordat de 1801. Une nouvelle organisation ecclésiastique se met en place sous la direction d'un pouvoir politique qui a surmonté bien des vicissitudes. Les bâtiments, entretenus au minimum, abritent des institutions souvent remises en cause. Restructurations et réaménagements alternent avec des périodes de destructions et de pillages. Les travaux de restauration, gigantesques, et la poursuite de l'aménagement de la cathédrale qui marquent toute la période allant de 1802 à 1905, vont de pair avec la réorganisation des rapports entre le pouvoir civil et l'organisation religieuse mise en place par le Concordat. Après 1906, il faut attendre les deux dernières décennies du XXe siècle pour que soit entreprise une restauration générale de l'église : d'abord pour l'essentiel à l'intérieur, puis, encore de nos jours, à l'extérieur. Au fil des chapitres, se dessine l'évolution de l'attitude du clergé et de l'administration face aux questions liées au patrimoine, aux goûts artistiques et à l'engagement des fidèles. Une partie séparée est dévolue aux anciens bâtiments monastiques, qu'ils aient été vendus ou qu'ils soient restés propriété publique. Des notices sont consacrées aux oeuvres d'art, aux ecclésiastiques et à leurs proches collaborateurs, aux bienfaiteurs, ainsi qu'aux artistes, architectes, artisans et agents des administrations cités dans l'ouvrage. Ce volume prend la suite de l'ouvrage L'abbaye Saint Bénigne de Dijon publié par l'auteur aux mêmes éditions en 2014.
L'église Saint-Michel de Dijon, inscrite sur la liste des monuments remarquables dès 1840, n'a pas fait l'objet d'une monographie depuis l'ouvrage d'Etienne Metman publié en 1914. Des articles parus depuis et surtout les deux thèses d'Henri-Georges Gulczynski et de Catherine Chédeau, qui lui consacrent des chapitres essentiels appelaient une synthèse pouvant toucher un assez large public. C'est ce que tente ce petit volume issu d'un retour systématique aux sources relativement abondantes, d'une étude approfondie du bâtiment dans sa structure comme dans son décor et des oeuvres qu'il abrite. L'introduction brosse un rapide aperçu des facteurs qui ont permis l'éclosion sur un chantier dont les principes directeurs établis dès la conception du bâtiment sont tous liés à l'esprit gothique, d'une synthèse originale avec les modèles rapportés d'outre monts. Cette réalisation est sous-tendue par un riche programme fondé sur l'Ecriture sainte et la théologie qui a bénéficié du concours de personnages du monde ecclésiastique et de la bourgeoisie lettrée de la ville, souvent paroissiens, tous fins connaisseurs de l'Italie.
Au cap Saint-Jacques, elle embarqua sur un bâtiment de transport de troupes pour remonter la rivière de Saigon. On entrait dans les terres. on touchait au but. A l'avant du bateau, conquérante, elle scrutait le paysage, un médiocre paysage, très plat, des mangroves pleines de palétuviers, puis des rizières à l'infini dans lesquelles travaillaient des Annamites sons leur chapeau pointu, et des buffles gris et maigres. La rivière n'en finit pas de dérouler ses méandres. Enfin le quai des Messageries. Une fanfare militaire les accueille, qui lui donne des frissons au coeur. Mais ce qui l'envahit avant même de descendre à terre, c'est l'odeur. L'odeur de Saigon, ce mélange lourd de vase, de sucre, d'épices, de saumure...Avec pudeur et sensibilité, Pascale Roze brosse le portrait de Laurence Bertilleux, une jeune femme de vingt-cinq ans qui va vivre en Indochine les débuts de la guerre. Avec L'eau rouge, elle livre un roman d'apprentissage beau et grave, et une réflexion sur le temps qui passe et le devoir de mémoire.
Pour découvrir l'histoire d'un édifice religieux dijonnais, devenu au fil du temps une institution culturelle unique en son genre au coeur d'un quartier en plein renouvellement. Au coeur d'un quartier en pleine transformation, l'église Saint-Jean occupe une place singulière et incarne pleinement les enjeux patrimoniaux de notre époque. Alors que d'importants travaux sont engagés tant sur l'édifice dijonnais Saint-Jean que dans son cadre urbain, il a paru utile de présenter la synthèse de plus de seize siècles d'histoire. Pour le cinquantième anniversaire du parvis Saint-Jean, institution culturelle unique en son genre, Jean-Pierre Roze nous offre une rétrospective des multiples vies de cet édifice, depuis ses racines historiques et archéologiques jusqu'aux évolutions actuellement à l'oeuvre. Richement illustré, cet ouvrage constitue un outil de réflexion partagé sur l'avenir de l'édifice et sur la place de la culture au sein de la capitale bourguignonne.
Il est parti, comme un oiseau qu'on pousse en avant, chassé par son père, chassé par Maryem, emportant sa prière sous son aile: vite, fais vite. Son premier voyage en train. Il avait dix-neuf ans. Il est mort dix-neuf ans plus tard et il a pris huit fois le train. Ce jour-là, des lignes de paysans rayaient les champs. On moissonnait l'orge. Il est mort dix-neuf ans plus tard, et chantait la même saison, la saison de l'orge. Il s'appelle Yitzhok Gersztenfeld. Son père disait qu'il portait bien le nom de la famille parce que Gersztenfeld signifie champ d'orge et que ses cheveux étaient d'un blond presque blanc, comme l'orge mûre. Ma couronne. Itsik. Prends au moins un petit châle, chantait sa mère." Pascale Roze trace le destin d'un jeune juif polonais, arrivé en France dans les années vingt. Elle restitue ses efforts et ses réussites avant qu'il ne soit convoqué par les autorités françaises en 1941. Emmené au camp de Pithiviers, il sera confronté à l'histoire.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.