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Saint-Michel de Dijon
Roze Jean-Pierre
EUD
16,00 €
Épuisé
EAN :9782364413481
L'église Saint-Michel de Dijon, inscrite sur la liste des monuments remarquables dès 1840, n'a pas fait l'objet d'une monographie depuis l'ouvrage d'Etienne Metman publié en 1914. Des articles parus depuis et surtout les deux thèses d'Henri-Georges Gulczynski et de Catherine Chédeau, qui lui consacrent des chapitres essentiels appelaient une synthèse pouvant toucher un assez large public. C'est ce que tente ce petit volume issu d'un retour systématique aux sources relativement abondantes, d'une étude approfondie du bâtiment dans sa structure comme dans son décor et des oeuvres qu'il abrite. L'introduction brosse un rapide aperçu des facteurs qui ont permis l'éclosion sur un chantier dont les principes directeurs établis dès la conception du bâtiment sont tous liés à l'esprit gothique, d'une synthèse originale avec les modèles rapportés d'outre monts. Cette réalisation est sous-tendue par un riche programme fondé sur l'Ecriture sainte et la théologie qui a bénéficié du concours de personnages du monde ecclésiastique et de la bourgeoisie lettrée de la ville, souvent paroissiens, tous fins connaisseurs de l'Italie.
Pour découvrir l'histoire d'un édifice religieux dijonnais, devenu au fil du temps une institution culturelle unique en son genre au coeur d'un quartier en plein renouvellement. Au coeur d'un quartier en pleine transformation, l'église Saint-Jean occupe une place singulière et incarne pleinement les enjeux patrimoniaux de notre époque. Alors que d'importants travaux sont engagés tant sur l'édifice dijonnais Saint-Jean que dans son cadre urbain, il a paru utile de présenter la synthèse de plus de seize siècles d'histoire. Pour le cinquantième anniversaire du parvis Saint-Jean, institution culturelle unique en son genre, Jean-Pierre Roze nous offre une rétrospective des multiples vies de cet édifice, depuis ses racines historiques et archéologiques jusqu'aux évolutions actuellement à l'oeuvre. Richement illustré, cet ouvrage constitue un outil de réflexion partagé sur l'avenir de l'édifice et sur la place de la culture au sein de la capitale bourguignonne.
Il est parti, comme un oiseau qu'on pousse en avant, chassé par son père, chassé par Maryem, emportant sa prière sous son aile: vite, fais vite. Son premier voyage en train. Il avait dix-neuf ans. Il est mort dix-neuf ans plus tard et il a pris huit fois le train. Ce jour-là, des lignes de paysans rayaient les champs. On moissonnait l'orge. Il est mort dix-neuf ans plus tard, et chantait la même saison, la saison de l'orge. Il s'appelle Yitzhok Gersztenfeld. Son père disait qu'il portait bien le nom de la famille parce que Gersztenfeld signifie champ d'orge et que ses cheveux étaient d'un blond presque blanc, comme l'orge mûre. Ma couronne. Itsik. Prends au moins un petit châle, chantait sa mère." Pascale Roze trace le destin d'un jeune juif polonais, arrivé en France dans les années vingt. Elle restitue ses efforts et ses réussites avant qu'il ne soit convoqué par les autorités françaises en 1941. Emmené au camp de Pithiviers, il sera confronté à l'histoire.
Au cap Saint-Jacques, elle embarqua sur un bâtiment de transport de troupes pour remonter la rivière de Saigon. On entrait dans les terres. on touchait au but. A l'avant du bateau, conquérante, elle scrutait le paysage, un médiocre paysage, très plat, des mangroves pleines de palétuviers, puis des rizières à l'infini dans lesquelles travaillaient des Annamites sons leur chapeau pointu, et des buffles gris et maigres. La rivière n'en finit pas de dérouler ses méandres. Enfin le quai des Messageries. Une fanfare militaire les accueille, qui lui donne des frissons au coeur. Mais ce qui l'envahit avant même de descendre à terre, c'est l'odeur. L'odeur de Saigon, ce mélange lourd de vase, de sucre, d'épices, de saumure...Avec pudeur et sensibilité, Pascale Roze brosse le portrait de Laurence Bertilleux, une jeune femme de vingt-cinq ans qui va vivre en Indochine les débuts de la guerre. Avec L'eau rouge, elle livre un roman d'apprentissage beau et grave, et une réflexion sur le temps qui passe et le devoir de mémoire.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.