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L'Islam mondialisé
Roy Olivier
SEUIL
14,20 €
Épuisé
EAN :9782020538343
Aux yeux de l'opinion occidentale, l'islam renvoie souvent une image de solidité, d'identité et de dynamisme, et il est possible que les islamistes eux-mêmes partagent cette vision des choses quand ils se félicitent de la réislamisation des sociétés et des individus musulmans. C'est pourtant cette perspective qu'Olivier Roy met radicalement en question. Qu'il s'agisse de formes violentes ou modérées de réislamisation, toujours l'Occident, avec la globalisation, avec l'individualisme, est au c?ur du processus. La propagande sur Internet comme l'action politique et terroriste participent de modèles d'action et de militance typiquement occidentaux. Les ingrédients des nouvelles religiosités occidentales sont omniprésents, fussent à l'insu des acteurs islamistes : épanouissement des individus, bricolage des doctrines et des comportements sur fond d'inculture, attitudes sectaires. Loin d'exprimer le " choc des cultures ", les tensions liées aujourd'hui à l'islam sont le syndrome de son mal vécue et des crises en cascades qu'il provoque.
Résumé : "A travers les tribunes et les entretiens percutants qu'il a donnés au Monde, le politologue Olivier Roy éclaire d'un jour nouveau la "peur de l'islam" qui gagne les sociétés occidentales, récusant tout aussi bien les arguments droitiers et dominants de l'essentialisme (les musulmans seraient, par essence, inassimilables) que le plaidoyer gauchiste du multiculturalisme (c'est l'islamo-phobie qui, seule, provoquerait la radicalisation d'une partie d'entre eux). Des printemps arabes au nihilisme générationnel des jeunes paumés de la mondialisation, de l'échec de l'islam politique à l'engagement de la France contre l'Etat islamique, Olivier Roy donne des clefs pour comprendre la question musulmane. Et lance des raisons d'espérer en une France capable d'accorder ses idéaux à la pluralité des mondes." Nicolas Truong
Il ne s'agit pas ici de l'islam éternel et intemporel, jugé à l'aune de sa capacité à " penser le politique ", à s'intégrer dans les systèmes politiques modernes, à accepter la démocratie. Ce sont les mouvements islamistes contemporains qui sont en cause, et ce qu'ils disent, eux, de l'islam censé légitimer leur action. Comment justifient-ils leur activisme politique ? Quelles ruptures et quelles continuités par rapport à la tradition de l'islam politique peut-on lire dans leurs textes théoriques et leurs discours politiques multiples ? Comment fonctionnent effectivement les " modèles islamiques " déjà proposés (républiques " islamiques ", Iran, Afghanistan...) ? Quelles sont les raisons sociales de leur succès apparent ? Par rapport aux systèmes politiques modernes, ils prétendent à une " supériorité " : y a-t-il là plus qu'une rhétorique fondamentaliste ? En réalité, on ne saurait se dissimuler l'échec de l'islam politique - échec déjà inscrit dans les faits ou échec annoncé par la faiblesse intellectuelle de son projet, réfléchi et mis en oeuvre par les intellectuels eux-mêmes en situation d'échec. Ce la ne signifia pas que des partis islamistes comme le FIS algérien ne peuvent accéder au pouvoir, mais que ces partis n'inventeront aucune société nouvelle. " Ce sera l'ordre moral après la révolution. Le modèle islamique est pour les riches l'Arabie Saoudite : la rente plus la chariat ; et pour les pauvres le Pakistan, le Soudan, et l'Algérie demain : le chômage plus la chariat. "
Le débat sur la laïcité s'est focalisé en France sur l'islam, donnant lieu à une campagne d'une grande violence, qui va bien au-delà du débat d'idées et qui rappelle les conflits vieux d'un siècle entre la République de Jules Ferry et l'Église catholique. Mais cette comparaison est-elle légitime? Vivons-nous avec l'islam ce que nous avons vécu jadis avec le catholicisme, une simple question de formatage et de négociations pour qu'émerge enfin un islam moderne, libéral et européen? Ou bien la configuration qui a donné naissance à la problématique de la laïcité, avec un État souverain, s'est-elle elle-même profondément transformée? Le présent essai tente de répondre à ces questions sur un plan strictement politique, et non théologique. Car c'est l'islam d'aujourd'hui, substantiellement transformé par la société occidentale et par ses valeurs, qui se mesure à l'épreuve de la laïcité. Même le fondamentalisme a dans le fond intégré l'espace religieux de l'Occident et son discours doit être pensé dans le même cadre que celui où nous plaçons le discours des fondamentalistes chrétiens ou juifs. À rebours des idées reçues, ce livre montre que le problème n'est pas tant l'islam que le religieux, plus exactement les formes contemporaines de retour du religieux. Ainsi mis en perspective, l'islam contemporain et occidentalisé pourra enfin être compris.
Les polémiques sur la laïcité se sont focalisées sur la question de l'islam: celui-ci est-il ou non compatible avec la laïcité française? Représente-t-il pour nos valeurs et nos institutions une menace comparable, voire supérieure à celle que représentait le catholicisme au début du XXème siècle? Refusant d'entrer dans des considérations théologiques, Olivier Roy se situe sur le terrain politique, pour relever quelques évidences, nourries de sa connaissance approfondie des mouvements musulmans. D'une part, l'islam contemporain est profondément sécularisé, y compris dans ses formes les plus radicales. Il ne représente donc pas une exception, mais au contraire ne pose pas davantage de problème que les autres religions: en revanche, les formes diverses de retour du religieux traduisent un besoin d'affirmation identitaire, qui est à la fois une manière de s'inscrire dans un monde sécularisé tout en protestant contre cette sécularisation. D'autre part, la question est révélatrice d'une difficulté propre à la société française, où certains voudraient faire de la laïcité une sorte de religion civile exigeant l'adhésion des citoyens à un corpus de valeurs communes. Or cette orientation va à rebours de la stricte séparation du religieux et du politique que la laïcité définit, et ne répond pas aux difficultés politiques et sociales qui sont celles de la société française. Ecrit d'une plume alerte et documentée, cet ouvrage contribue à clarifier un débat confus et permet d'envisager ces débats de manière pacifiée, en démythifiant les craintes de la société française.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.