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Dictionnaire des arts de l'Islam
Roux Jean-Paul
RMN
49,00 €
Épuisé
EAN :9782711853830
Cet ouvrage sans précédent ni équivalent s'adresse à,al fois aux voyageurs qui se rendent en pays musulmans, aux amateurs de musées qui consacrent une place croissante aux arts islamiques, aux collectionneurs, en somme à tous ceux qui souhaitent mieux connaître, par le truchement de l'un de ses expressions essentielles, une civilisation magnifique, qui n'a jamais cessé de nous fasciner (pour ne prendre qu'un exemple, le tapis ne constitue-t-il pas, au moins depuis Holbein et Bellini, une pièce essentielle de notre mobilier?). Ce présent dictionnaire fournit une information précise et abondante sur les sujets les plus divers et permet ainsi qu spécialiste comme au large public de saisir l'évolution des arts de l'islam depuis leurs origines jusqu'à nos jours, et ce de l'Atlantique jusqu'à l'Inde et du Caucase à l'Afrique. On y trouve des notes exhaustives sur quelque 250 villes et sites archéologiques et des articles plus courts sur près de 200 autres. Sont également définis de multiples termes techniques et étudiés les formes architecturales et les arts décoratifs et industriels: sculpture, peinture, céramique, épigraphie, et calligraphie, miniatures, métaux, bois, ivoires... Une riche et somptueuse iconographie accompagne nombre de notices, donnant à voir les merveilles que l'auteur nous décrit avec science et passion.
Résumé : Tamerlan a laissé dans l'histoire un souvenir qui rivalise presque avec celui de Gengis Khan et qui est plus précis parce que moins lointain. Ce Mongol turquisé régna trente-cinq ans, de 1370 à 1404, à Samarkande, et mena inlassablement des campagnes militaires, toutes victorieuses, qui le conduisirent de Delhi à la mer Egée, de Damas au Turkestan chinois. Entreprises au nom de la guerre sainte musulmane, par un étrange paradoxe, elles eurent pour résultat essentiel la ruine ou l'affaiblissement des plus grandes puissances de l'Islam. Il y a un mystère Tamerlan et même un véritable mythe, né sans doute de ses retentissants succès et aussi de la complexité du personnage. Imprégné des traditions païennes de l'Asie centrale, il se posait en musulman fervent. Boiteux, infirme du bras et de la main, il avait une énergie et une résistance physiques sans égales. Ne pouvant supporter qu'on évoquât devant lui les horreurs de la guerre, il laissait publier, souvent avec une exagération manifeste, le récit de ses innombrables meurtres, et faisait édifier, partout où il allait, des minarets de crânes. Destructeur de villes millénaires, il construisait en même temps dans sa capitale les plus somptueux édifices et jetait les fondements de la Renaissance timouride, l'un des plus beaux fleurons de la religion musulmane. Son époque fut, comme lui-même, au confluent de deux cultures - celle de l'Asie centrale, chamaniste et nomade, et celle de l'Iran, musulmane et sédentaire. Avec ses incroyables raids équestres s'achève le temps où les cavaliers armés d'arcs et de flèches imposaient leur loi dans toute l'Eurasie.
Les études iraniennes n'ont pas la place qu'elles méritent et notre connaissance du monde iranien est superficielle. On dirait qu'un grand voile le recouvre qui ne laisse transparaître que quelques phares: Suse, Persépolis, Samarkand, Herat, Ispahan, Chiraz, des miniatures, des poèmes... Il devrait briller de tous ses feux, il devrait être éclatant comme son ciel d'un bleu inégalable, comme ses longs déserts de sable doré, ses montagnes dénudées, comme sa théologie de la lumière, comme ses dômes recouverts de faïences d'azur, comme ses roses d'Ispahan, comme ses poètes "d'inimitable simplicité". Il se dissimule à nos yeux, dans la nébuleuse de l'islam où il affirme une forte personnalité. Et pourtant l'histoire de l'Iran intéresse de près l'histoire universelle. Sa connaissance est indispensable à tout historien, à tout honnête homme. Qui pourrait lire la Bible en ignorant la déportation à Babylone et l'édit libérateur de Cyrus, "l'oint de Iahvé", dit le Deutéro-Isaïe? Comment pourrait-on étudier la Grèce en négligeant les guerres Médiques, Hérodote, né sujet iranien, Alexandre et sa conquête du monde? Qui resterait indifférent devant la venue des Mages, des prêtres-rois iraniens, au berceau du Christ? Qui oserait oublier l'importance capitale pour l'Empire romain de sa longue lutte contre les Parthes et les Sassanides? Avec quel regard visiterait on les Indes si l'on ne savait pas que l'islam indien dépend, en partie au moins, de l'islam iranien? Et l'amour courtois de notre beau Moyen Âge n'est-il pas né dans ce pays cathare qui transmet un ultime écho des vallées de la Mésopotamie? On pourrait multiplier à l'infini de semblables questions. Biographie de l'auteur Jean-Paul Roux a consacré une large part de son ouvre à l'étude des peuples d'Orient et d'Asie, ainsi qu'à l'histoire comparée des religions. On lui doit, outre de nombreux articles, plusieurs livres de synthèse dont l'Histoire de l'Empire mongol, L'Asie centrale. Histoire et civilisations, l'Histoire des Turcs.
Résumé : Toute définition du sang appelle son contraire. Le sang souille et purifie, il est masculin et féminin, faste ou funeste, bienfaisant ou dangereux, et le répandre peut être crime ou acte sacré. Or; devant le sang, l'humanité, en règle générale, a réagi de la même façon. Le sacrifice sanglant fut universel, et s'il disparut très tôt dans le monde judéo-chrétien, il atteignit le sommet de l'horreur chez les Aztèques. Universelles aussi furent les blessures rituelles. De même, la menstruante ou la nouvelle accouchée ont partout éveillé la crainte et ont été frappées d'interdits. Et l'on peut multiplier les rapprochements. Qu'il s'agisse de la chasse, de la vendetta et de l'alliance des gangs, ou encore des vampires, on retrouve les mêmes archétypes, les mêmes rites, les mêmes symboles dans des sociétés que le temps, l'espace et la culture pourtant séparent. Ainsi en est-il également de ces larmes de sang par lesquelles les mystiques de l'Orient comme ceux d'Occident ont exprimé leur amour pour Dieu. Car pour l'auteur, lui même chrétien, nul doute que le sang a un sens mystique. Dans un chapitre superbe, il montre comment l'Eucharistie et la Passion du Christ se placent sous le signe du sang. Les chrétiens du Moyen Age et des siècles qui suivirent ont vécu avec ardeur cette Passion du Dieu sauveur; ses saints ensanglantés en furent l'expression la plus émouvante. Enfin c'est également dans une perspective christologique que l'auteur situe la mort de Louis XVI : l'historien des religions peut la lire comme le sacrifice d'un chef, purificateur et rédempteur, qui devait engendrer le monde moderne. Ces pages écrites avec ferveur pourront surprendre, voire choquer. Le sang est, par essence, ambivalent. Il a joué et joue encore un rôle fondamental dans toutes les civilisations. Et ce livre, qui met en évidence les croyances et les comportements humains face au sang, ne laissera personne indifférent.
Quatrième de couverture L'Olympe, séjour des dieux de la Grèce antique, le mont Kailasa sur lequel Siva trône en position de yogi, le Kouen-louen, la plus fameuse montagne mythique de Chine, où réside l'empereur céleste : en Occident comme en Orient, les hommes ont peuplé les montagnes de dieux et de démons. Depuis l'aube des temps, mais pour des raisons différentes, ils les ont vénérées. Certains y ont vu le centre du monde, d'autres le lieu de communication entre le Ciel et la Terre. Certains y ont situé le paradis, d'autres les ont imaginées comme des espaces sauvages, cachant monstres et animaux fabuleux. D'autres encore y ont attendu la fin du Déluge, comme Noé qui posa son arche sur le mont Ararat, ou Yama qui édifia un fort sur la plus haute montagne d'Iran pour y abriter un représentant de chaque espèce vivante. Les montagnes sont au coeur des grandes religions monothéistes : c'est sur le Sinaï que Dieu transmet à Moïse les tables de la Loi, c'est sur le Golgotha que le Christ meurt puis ressuscite, c'est sur le Djabal Nur que l'archange Gabriel apparaît à Mahomet et lui demande de prêcher la parole divine. De par le monde, des milliers de pèlerins continuent de gravir rituellement des montagnes sacrées. La montagne a toujours fasciné mais aussi fait peur, et cette ambivalence, que l'on retrouve dans tout ce qui est sacré, a nourri de nombreuses mythologies où l'on découvre de surprenants archétypes. Ce sont les croyances millénaires, les mythes, les traditions folkloriques et les superstitions attachés à la montagne que nous invite à explorer ce livre. On y croisera Mélusine et Siegfried, Gargantua et Blanche-Neige, Diane et Vulcain, mais aussi des héros et des dieux chinois, indiens ou japonais, et bien d'autres personnages familiers.
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.
Résumé : L'aube du XVIIIe siècle, Venise brille de tous ses feux. La singularité de la cité des doges, son faste, son carnaval, ses réceptions grandioses, ses coutumes inédites ainsi que le renom de ses artistes attirent de nombreux visiteurs. On vient de toute l'Europe y écouter les opéras de Vivaldi ou de Hasse, interprétés par le castrat Farinelli ou Faustina Bordoni, assister aux spectacles qui se donnent dans la rue comme au théâtre, s'adonner au jeu, admirer les palais décorés par les plus grands peintres et sculpteurs... Forts de leur notoriété, les artistes vénitiens exportent leurs talents dans les cours d'Europe où ils reçoivent de prestigieuses commandes : Canaletto diffuse en Angleterre le goût des vedute ; les Tiepolo peignent d'immenses fresques qui décorent demeures et églises dans les Etats germaniques et à Madrid ; Pellegrini et Rosalba Carriera sont accueillis dans le Paris de la Régence. Mais peu à peu, la santé économique de celle qui fut la Dominante s'essouffle, et la Sérénissime, tout en continuant à séduire, décline lentement. En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à la République. C'est alors que naît le mythe de Venise, une Venise éblouissante jusqu'à son dernier souffle.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.