Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le gravier des vies perdues
Roux Dominique de
PG DE ROUX
12,90 €
Épuisé
EAN :9782363711953
A Rapallo, dans la maison de Pound, j'avais appris la mort de Gombrowicz (je l'avais quitté la veille) et je pensais sur le Canal, suivant Pound beaucoup plus tard, à l'un et à l'autre, dédoublé par la tristesse, et devenu moi-même ombre parmi les ombres ; au creux de ce conte de fées, je comprenais par le souvenir, entre la présence et l'idée, que l'apaisement est dans la tristesse de la poésie, son terrier. Il n'y a pas de grande poésie sans grand exil. Depuis Thomas Mann, nous savons que la mort a choisi à Venise de s'installer à demeure. On ne meurt qu'à Venise. Diaghilev, Stravinsky, Byron au palais Mocenigo, Wagner et son Iseult au palais Vendramin, toute une classe, tous les restes des aristocraties se retirent dans ce pourrissement, des Habsbourg au comte de Chambord, de Dracula au dernier des Romanoff, comme leurs ancêtres s'anéantissaient dans les forêts. Que ce soient les corbeaux métaphysiques du fascisme, le pauvre Gentile, la Clara, et les désespérés des Gardes Rouges léninistes à la Gorki, tout ce qui est échec de la vie, viennent mourir à Venise, face aux murailles cyclopéennes de la vie personnelle". C'est en hommage à Ezra Pound, mort à Venise le 1er novembre 1972, que Dominique de Roux (1935-1977) a écrit ce grand texte poétique. Nous le rééditons pour célébrer le 40e anniversaire de sa disparition, survenue le 29 mars 1977.
Ont participé au cahier Georges Bernanos, sous la direction de Dominique de Roux Marcel Arland Tristâo de Athayde Albert Béguin Pierre Bourdan Claude Bourdet Jacques Brenner Robert Bresson William Bush François Dallex G. Debat Jacques Debû-Bridel Michel Deguy Maurice Escande Michel Estève Jean de Fabrègues Luiz Ferraz Joseph Folliet Armel Guerne Henri Giordan Dominique de Grunne Lucien Guissard Pierre Hervé Hubert Juin Morvan Lebesque Georges Londeix Françoise Mallet-Jorris A. Arinos de Melo-Franco Murilo Mendès Thomas Molnar Jean-Claude Monnier Claude Morgan Napoléon Murat Carolina Nabuco Donat O'Donnell Jean Parvulesco Jean Paulhan François Ponthier Francis Poulenc Robert Poulet Lucien Rebatet Dominique de Roux Marcel Schneider Paul Serant Philippe Soupault Antoine Travers Marcel Wiriah R. P. Irénée-Valléry Radot
Sournoise campagne d?intimidation contre les Chinois de Jean Yanne. Des bandes aspergent d?encre de Chine les écrans de province. Un des membres de la société fermière de l?Humanité Rouge va jusqu?à écrire une lettre sur le ton noble, très Pétain, au président de la République : "En ma qualité de Français. En ma qualité d?ancien combattant. Au nom de la liberté démocratique, je vous demande d?interdire un mauvais coup contre la France...". Toujours la légalité furibarde et médiocre appellera les cognes pour que ça change ; la France des opinions chic et des moyens obliques qui continue de marier, malgré l?oeillet à gauche, ses mandarins au bordel avec L?Esprit des lois. Le Tiers-bloquant est séculier". Dominique de Roux.
Résumé : Clément, double de Dominique de Roux, se penche sur ce qui fut son existence. Il passe en revue ce père dont il est orphelin, sa mère dont il essaie de retrouver la trace à travers les femmes qu'il a côtoyées. Derrière lui son ?uvre d'écrivain, ce sang dont il a marqué chacune de ses pages, puis la tentation de modifier l'Histoire aux côtés d'activistes qui l'ont précipité dans la libération des colonies portugaises. A l'instant où il voit approcher la Mort, au bord du lac de Genève, surgit cette " jeune fille au ballon rouge ". Vision de la femme éternelle, seule capable de rendre la mort innocente. Désirée, puis perdue, elle est ce qui reste à écrire. " A chaque livre, donc à chaque femme, on revient un peu mieux à la vie ", notait Dominique de Roux.
Paru deux semaines avant la mort de Dominique de Roux, le 29 mars 1977, Le Cinquième Empire est un livre charnière. Couvrant une période historique qui va de l'automne 1973 au printemps 1976, il est nourri par l'engagement des dernières années de la vie de l'auteur, du Portugal à l'Afrique australe. Cc roman allie fiction et chronique. Se joue de l'histoire et de la biographie pour révéler une vérité rebelle au simple journalisme. Et livre le dernier stade des réflexions de Dominique de Roux sur l'écriture et sur l'histoire: "Seul le roman transcende l'événement, devient l'événement." Le roman ultime d'un écrivain qui, à l'instar de Malraux, s'est fait homme d'action.
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...