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Au-devant de soi. Esquisses vers une philosophie de l'anticipation
Rouvière Jean-Marc
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782343191133
Dans le sillage de Au lieu d'être (2017), cet essai prend appui sur l'exemple trivial d'une pierre anticipée sur le chemin. Il se déploie en un tuilage d'esquisses qui, dans une certaine mesure, peuvent être lues indépendamment les unes des autres. Elles décrivent le phénomène de cette anticipation singulière afin de le porter aux concepts. L'auteur fait appel non seulement à la philosophie mais aussi aux penseurs de la peinture, de la littérature ou de la poésie. La chose effective et la chose anticipée sont reliées par un certain rapport d'exemplarité : l'image créée de la pierre a l'ambition de tendre vers une représentation adéquate de la pierre effective sous l'angle de l'objet bien qu'imparfaite sous celui de la chose. En se concrétisant, les attributs objectifs (forme, taille, poids...) se chosifient, c'est-à-dire se particularisent et, en conséquence, ne peuvent se retrouver identiques dans toutes les choses mais seulement de manière approximative. Entre l'effectif et l'anticipé il n'y a ni hétérogénéité objective radicale (sauf à se tromper d'anticipation), ni amalgame chosique (sauf par un hasard infiniment improbable). L'anticipation demeure toutefois fondée et possible du fait d'une certaine unité analogique qui consiste en ce que la chose effective imite la chose anticipée autant qu'elle le peut.
Dans sa lettre de 1907 au poète Hofmannsthal, le philosophe Edmund Husserl écrit : "plus l'uvre d'art résonne du monde de l'existence ou tire de lui sa vie, plus elle réclame par elle-même une prise de position existentielle (…) et moins alors l'uvre est esthétiquement pure" . Six ans avant son invention, ne lit-on pas ici une définition fidèle du readymade ? Voici la chose exposée sans fioriture, sans projet, pour elle-même, sans apprêt, sans manière ; la chose de nos besoins les plus grossiers, voici qu'on lui accorde une exposition dans un haut lieu réservé à l'élite des choses : la "Galerie d'Art" . Dans ce royaume des choses représentées, scénographiées, la chose triviale est, comme on dit, "nature" . C'est ainsi que le readymade sait être touchant. Le readymade est la résultante d'entités consubstantielles. L'une est relative à l'utilitarisme habituel de la chose, nous le baptiserons "Ordinaire" et l'autre à la capacité à offrir une contre-option à l'art conventionnel, nous reprendrons un terme duchampien, "An-art" . Ces deux entités partagent la même nature matérielle et formelle, l'Ordinaire et l'An-art ont en commun le même substrat. Si elles s'opposent nettement quant à leurs vocations respectives (permettre un usage trivial et faire uvre), elles sont en communion dans le readymade sans s'effacer l'une l'autre et habitent toutes deux la galerie. Et alors le regard entre en jeu.
La morale est une création discontinuée. Elle n'est pas codifiable dans de gros livres moralisateurs. Elle n'est rien avant qu'une conscience humaine ne la suscite par des occasions qui la font exister en singularité ici et maintenant. Cet ouvrage désigne la morale non comme une manière possible d'agir que l'on devrait ou non confirmer par l'action mais comme la réponse de principe que donne, dans un réflexe mental, tel homme en prise à tel cas de conscience.
Résumé : Le cimetière du Père-Lachaise n'est assurément pas un cimetière comme les autres. Son originalité, il ne la doit pas seulement au nombre considérable de célébrités qui y reposent, mais aussi à la magie bucolique et romantique qui se dégage des lieux. Des allées sinueuses, des tombes couvertes de mousse, des marches qui se perdent dans la végétation, de gros pavés témoins d'un autre âge, des dessins d'enfants, des arbres qui se penchent comme pour rendre un dernier hommage aux disparus qu'ils abritent... Une atmosphère qui, en toute saison, saisit le promeneur et l'invite à la méditation sur le temps qui passe, l'ingratitude de la postérité, le devoir de mémoire, le souvenir des disparus... Autant de thèmes qui, au gré des promenades de l'auteur, nourrissent sa réflexion et qu'il a désiré partager avec tous ceux qui souhaiteraient (re)découvrir, mais autrement, cet émouvant et fascinant lieu de mémoire.
John Fire Lame Deer (Tahca Uhste) est un Indien lakota né au début du XXe siècle sur la réserve de Rosebud dans le Sud-Dakota. Tour à tour clown de rodéo, soldat, prisonnier puis policier, peintre en lettres, ouvrier agricole, berger, chanteur, il est avant tout un. wicasa wakan, un homme-médecine sioux, un quêteur de vision, gardien de la spiritualité et des traditions de son peuple. Tahca Uhste est un homme d'une particulière et grande sagesse: pour lui, un wicasa wakan ne saurait être un saint, mais dieu et diable à la fois. Entendre parler d'un Dieu qui serait un être de perfection l'ennuie souverainement. Pour un homme-médecine "parfois, le mauvais esprit donne une plus grande connaissance que le bon..."
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.