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La réception d'un concile
Routhier Gilles
CERF
32,00 €
Épuisé
EAN :9782204046541
Longtemps occulté, le thème de la réception a connu récemment un renouveau d'intérêt marqué dans la littérature théologique, autant dans l'Eglise catholique que dans les autres traditions chrétiennes. Cependant, on attendait encore la synthèse qui offrit, non seulement une théologie de la réception, mais aussi une description minutieuse de ce mécanisme complexe qui engage plusieurs acteurs et qui se compose d'une infinité d'actions. Plus encore, on manquait cruellement d'un exposé méthodologique pouvant conduire à l'étude et à l'analyse d'un tel événement. Le présent ouvrage satisfera à ces diverses préoccupations et ouvrira aux chercheurs intéressés par le fait conciliaire et le devenir de l'Eglise un nouveau champ d'investigation. Les milieux oecuméniques aussi bien que les théologiens de tradition catholique trouveront en cet ouvrage une référence sur le thème de la réception et un renvoi à une littérature abondante sur le sujet. Le souci de l'analyse empirique d'un fait socio-historique s'accorde bien ici avec le développement des perspectives de théologie fondamentale. En situant l'événement dans son cadre ecclésiologique propre, l'analyse de la réception d'un concile ouvre ici sur une compréhension fondamentale de l'Eglise qui naît d'un processus de " traditio-receptio ". C'est ainsi que l'étude de cette relation structurante pour l'Eglise conduit à comprendre avec plus de profondeur ce qui est en cause dans l'actualisation de l'Eglise en un lieu. Enfin, cette approche pluridisciplinaire, allant au-delà des études strictement spécialisées, développe une approche synthétique et compréhensive de l'Eglise dans sa marche vers l'unité.
Un ouvrage des éditions du Cerf, maison des cultes, des cultures et des civilisations. Le Cerf est le premier éditeur religieux de France et de l'espace francophone. "
Routhier Gilles ; Brodeur Raymond ; Caulier Brigit
L'enseignement religieux est une question d'actualité qui intéresse différents groupes sociaux. Ce livre, issu de journées d'études, fait un état des lieux de la question. Il montre les enjeux et les défis de l'enseignement religieux dans plusieurs pays (Espagne, Italie, Belgique, France, Suisse et Québec).
MOBIALA NGAMANA Jean ; Routhier Gilles ; Caza Lorr
La richesse de la théologie de J.-M. Tillard appelle plusieurs lectures. On y accède soit à partir d'un concept clé, soit à partir d'une perspective théologique particulière qui en serait le noyau principal. Ainsi, la porte d'entrée est tantôt le concept de communion, l'eucharistie, l'oecuménisme, etc. C'est dans ce contexte qu'est né notre questionnement : n'y aurait-il pas une autre entrée dans la théologie de J.-M. Tillard ? Cette question se concentre sur son ecclésiologie qui est le domaine propre de notre recherche doctorale. Comment comprendre l'ecclésiologie de J.-M. Tillard ? Ainsi, ce travail postule le passage de la christologie à l'ecclésiologie par la sotériologie. Ces trois disciplines sont donc reliées dans l'ecclésiologie tillardienne. Ce lien est abondamment abordé dans l'enseignement de Tillard plus que dans ses monographies. C'est ainsi que son enseignement reste la source principale qui permet la compréhension de son ecclésiologie. Cette recherche se structure en six chapitres. Après la présentation de notre source principale (les cours) qui reste méconnue par plusieurs théologiens, notre travail présente l'interrelation dynamique entre la christologie, la sotériologie et l'ecclésiologie, dans la théologie de Tillard. Emerge alors la question du caractère instrumental de l'Eglise en regard du salut apporté par le Christ et apprécié diversement par les Eglises chrétiennes, en particulier par la théologie luthérienne. C'est la compréhension de la notion de sacrement pour parler de l'Eglise adoptée par Vatican II et reçue dans la théologie postconciliaire qui fait débat. Nous avons examiné en particulier la controverse entre le catholique Tillard et le luthérien Birmelé.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...