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Nouveaux apprentissages pour l'Eglise. Mélanges offerts à Hervé Legrand
Routhier Gilles ; Villemin Laurent ; Martini Carlo
CERF
57,20 €
Épuisé
EAN :9782204080750
Les mots du cardinal Martini dans la préface de cet ouvrage en disent le cœur : " Dans mon travail de pasteur d'une Eglise locale, ici à Milan, j'ai pu constater combien sont importants pour le futur du catholicisme les thèmes que le père Legrand a portés à l'attention du monde ecclésial, grâce à ses études et à ses recherches : ses efforts pour une compréhension plus riche et plus profonde de la structure de communion de l'Eglise ; une présentation plus solide de la collégialité et de la synodalité ; une revalorisation de la célébration eucharistique dominicale comme lieu primordial et épiphanique de la nature de l'Eglise locale, comme lieu duquel on peut faire ressortir les liens et les relations utiles à la construction du tissu local du christianisme, son identité sociale ; la nécessité de reprendre à frais nouveaux la question ministérielle à partir du presbytérat et du diaconat permanent afin de découvrir les formes de ministère dont un évêque peut avoir besoin aujourd'hui pour être secondé dans son exercice du gouvernement et dans sa sollicitude pastorale envers son diocèse. " L'hommage à Hervé Legrand, ecclésiologue et œcuméniste, dominicain et professeur émérite à l'Institut catholique de Paris, est l'occasion pour quelque vingt-cinq théologiens, acteurs et observateurs de l'Eglise, de scruter le " futur du catholicisme " et de discerner les nouveaux apprentissages qui y sont à l'œuvre. Le résultat en est un vrai panorama international et œcuménique des questions et des défis auxquels l'institution de l'Eglise et sa théologie sont aujourd'hui affrontées. Les contributions des théologiens, canonistes, sociologues et pasteurs y font envisager les possibles qui s'ouvrent pour la vie ecclésiale.
Longtemps occulté, le thème de la réception a connu récemment un renouveau d'intérêt marqué dans la littérature théologique, autant dans l'Eglise catholique que dans les autres traditions chrétiennes. Cependant, on attendait encore la synthèse qui offrit, non seulement une théologie de la réception, mais aussi une description minutieuse de ce mécanisme complexe qui engage plusieurs acteurs et qui se compose d'une infinité d'actions. Plus encore, on manquait cruellement d'un exposé méthodologique pouvant conduire à l'étude et à l'analyse d'un tel événement. Le présent ouvrage satisfera à ces diverses préoccupations et ouvrira aux chercheurs intéressés par le fait conciliaire et le devenir de l'Eglise un nouveau champ d'investigation. Les milieux oecuméniques aussi bien que les théologiens de tradition catholique trouveront en cet ouvrage une référence sur le thème de la réception et un renvoi à une littérature abondante sur le sujet. Le souci de l'analyse empirique d'un fait socio-historique s'accorde bien ici avec le développement des perspectives de théologie fondamentale. En situant l'événement dans son cadre ecclésiologique propre, l'analyse de la réception d'un concile ouvre ici sur une compréhension fondamentale de l'Eglise qui naît d'un processus de " traditio-receptio ". C'est ainsi que l'étude de cette relation structurante pour l'Eglise conduit à comprendre avec plus de profondeur ce qui est en cause dans l'actualisation de l'Eglise en un lieu. Enfin, cette approche pluridisciplinaire, allant au-delà des études strictement spécialisées, développe une approche synthétique et compréhensive de l'Eglise dans sa marche vers l'unité.
De l'histoire du concile et des recherches sur la réception de Vatican II, on est aujourd'hui passé à une ample discussion sur l'herméneutique du dernier concile, comme si sa signification pour nous passait par l'interprétation qu'on en donne. Le présent ouvrage, fruit du deuxième colloque du Groupe international de recherche sur l'herméneutique de Vatican II, veut mettre en évidence un élément important, non encore traité dans la recherche actuelle. Il s'agit de l'" autorité ", laquelle se décline de plusieurs manières : autorité des enseignements conciliaires pour nos contemporains qui évoluent dans un espace culturel différent de celui qui prévalait au moment du concile, autorité des interprètes officiels d'une tradition et des autres interprètes, autorité du contexte de l'interprète qui questionne l'autorité des contenus traditionnels, autorité de la transmission sur les contenus transmis, etc. En somme, les interprètes des textes conciliaires sont confrontés aux mêmes questions que celles soulevées au cours des discussions dans l'aula conciliaire, c'est-à-dire une discussion sur l'autorité de l'Écriture, de la tradition, du magistère, du sensus fidelium, de la conscience, de la foi, du pape, du collège des évêques, des conférences épiscopales, de l'expérience, de la pratique, etc. En somme, ils sont renvoyés à une discussion jamais achevée sur les lieux théologiques et leur hiérarchisation.
Dans cet ouvrage, rigoureux et documenté, l'auteur entend signaler ce qu'il reste à recevoir du concile Vatican il ainsi que la manière dont celui-ci a déjà transformé la vie de l'Eglise au cours des quarante dernières années. Gilles Routhier aborde entre autres des questions que le concile a ouvertes telles l'unité et la diversité au sein de l'Eglise, ainsi que l'expérience de l'Eglise vécue comme peuple de Dieu. La première partie de l'ouvrage trace un bilan du parcours de l'Eglise et en tire des leçons. La seconde partie propose des champs de recherche pour la nouvelle génération si elle veut se laisser guider par cette " boussole fiable " qu'est Vatican II. " S'intéresser au concile Vatican II, ce n'est pas se détourner de la vie présente de l'Eglise, mais c'est s'y engager de manière résolue au moment où l'Eglise, quarante ans après le concile, doit refaire ses choix. [...] c'est bien par rapport à cet événement, à son interprétation et à sa réception que se joue aujourd'hui l'avenir prochain de l'Eglise catholique. "
La théologie pratique est un domaine en pleine expansion actuellement, mais elle reste encore largement méconnue dans ses composantes essentielles. Elle prend comme objet les pratiques individuelles et collectives des croyants, voire toute pratique qu'elle interprète à partir de la référence chrétienne. L'exposé de cette nouvelle édition augmentée a l'ambition de présenter le meilleur de la réflexion théologique actuelle sur les principales pratiques du groupe chrétien. Ni dictionnaire, ni monographie, il se veut d'abord et avant tout un outil, longtemps attendu, et un ouvrage de référence destiné en premier à un public d'étudiants en théologie et en sciences religieuses. Il peut se révéler aussi fort utile pour tous ceux et celles qui cherchent une introduction à ce vaste et complexe domaine qu'est devenue aujourd'hui la théologie pratique.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones