Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Croire et guérir. La foi en Gaule dans l'Antiquité tardive
Rousselle Aline
FAYARD
31,40 €
Épuisé
EAN :9782213023243
Ce livre tente de saisir, dans une période cruciale, la singularité de la conversion de la Gaule au christianisme. A la différence de l'Orient ou de l'Afrique, elle a en effet peu de martyrs, et leur culte s'y instaure tardivement; la violence destructrice des chrétiens à l'égard des lieux de culte païens est rare et localisée. Il faut attendre, à la fin du IVe siècle, l'exorciste Martin, devenu évêque de Tours et évangélisateur, pour voir se produire de nombreux miracles. Faut-il en déduire que l'équilibre païen donnait toute satisfaction aux populations? Comment rendre compte alors de l'exceptionnel succès rencontré ensuite, à partir du Ve siècle, par la nouvelle religion? N'a-t-il pas fallu que le terrain fût spécialement propice et fécondé par des hommes remarquables? Comment baliser ce parcours pour le moins paradoxal?Il est un lieu où se croisent, se focalisent, des séries d'informations que l'on n'avait jusqu'à présent pas rapprochées: celles fournies par l'archéologie _ sur la fréquentation, le mode d'utilisation, l'abandon des sanctuaires réputés guérisseurs _ et celles procurées par la littérature chrétienne _ sur les guérisons miraculeuses _, notamment la Vita Martini de Sulpice Sévère.Ces deux types de données permettent de marquer une nette différence entre les symptômes courants des malades fréquentant les sanctuaires jusqu'au IIIe siècle et ceux qui apparaissent à la fin du IVe. Le patient ne s'adresse plus, comme jadis, à un lieu ni à un objet réputé pouvoir le guérir, mais à un individu, à un homme: le saint. C'est bien le signe que l'on n'a plus affaire à la même civilisation.Le culte des saints (et de leurs reliques) n'a en fait rien d'une survivance du paganisme contre lequel l'Eglise n'aurait lutté qu'en christianisant les anciens lieux de culte. Il est au contraire le témoin d'un changement décisif: un psychisme désormais tourné vers un dieu-sujet et révélé par des affections et des symptômes inédits. Décelé par une partie de l'élite gallo-romaine, le nouveau mode de croyance fait l'objet de la part de quelques grands lettrés chrétiens d'une impressionnante prise en main intellectuelle et philosophique.Adhésion parfaitement intériorisée, théorisation cohérente et conséquente: la nouvelle religion repose dès le Ve siècle sur des fondements quasi inébranlables...Maître de conférences d'histoire ancienne à l'université de Perpignan, Aline Rousselle est l'auteur, entre autres, de Porneia. De la maîtrise du corps à la privation sensorielle, IIe-IVe siècle, Paris, 1983.
Nouvelle histoire de l'Antiquité 1. Jean-Claude Poursat, La Grèce préclassique. Des origines à la fin du VIe siècle 2. Edmond Lévy, La Grèce au Ve siècle. De Clisthène à Socrate 3. Pierre Carlier, Le IVe Siècle grec. Jusqu'à la mort d'Alexandre 4. Pierre Cabanes, Le Monde Hellénistique. De la mort d'Alexandre à la paix d'Apamée (323-188 av. J. -C.) 5. Claude Vial, Les Grecs. De la paix d'Apamée à la bataille d'Actium (188-31 av J. -C.) 7. Jean-Michel David, La République romaine. Da la deuxième guerre punique à la bataille d'Actium (218-3 av. J-C.) 8. Patrick Le Roux, Le Haut-Empire romain en Occident. D'Auguste aux Sévères (31 av. J. -C. -235 apr. J. -C.) 9. Maurice Sartre, Le Haut-Empire romain. Les provinces de Méditerranée orientale d'Auguste aux Sévères 10. Jean-Michel Carrié, Aline Rousselle, L'Empire romain en mutation. Des Sévères à Constantin (192-337 apr. J. -C.) Jean-Michel Carrié Il est directeur d'études émérite à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et directeur de la rédaction de la revue Antiquité tardive. Aline Rousselle Spécialiste de l'Antiquité tardive, elle a été professeur à l'université de Perpignan.
Résumé : Un guide proposé par une ancienne médecin généraliste pour repenser notre rapport à la santé d'un point de vue holistique, en lien avec la qualité de notre environnement et notre équilibre psychique et émotionnel.
Dans l'Empire romain s'est formé le christianisme, qui a constitué non seulement un corps de doctrines sur l'homme, son âme et son corps, mais un appareil de normes juridiques sur la sexualité, la femme, l'adultère, l'avortement, normes encore puissantes aujourd'hui. Dans ce livre, les connaissances, les erreurs et les débats des médecins grecs en anatomie et physiologie (les femmes ont-elles un sperme ?), les normes d'un droit romain obsédé par la puissance paternelle (protéger la cité de toute souillure), les différences de normes entre juifs et païens (polygamie ou concubinat ?), viennent éclairer la formation de l'idéologie chrétienne. A. R. Aline Rouselle est professeur d'histoire ancienne à l'université de Perpignan et auteur, entre autres, de Porneia (1983), Croire et guérir (1990) et Frontières terrestres, frontières célestes dans l'Antiquité (1995).
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Résumé : 4 septembre 476. Le jeune empereur Romulus Augustule est contraint d'abdiquer par Odoacre, roi des Hérules. L'empire romain d'Occident disparaît. Aujourd'hui encore, l'événement fait débat. La plupart des historiens se refusent à voir dans la chute de Rome un déclin, préférant parler d'une "transformation" lente et progressive de la société, d'une "transition" entre l'Antiquité tardive et le Moyen Age. Pour l'historien et archéologue Bryan Ward-Perkins, c'est là oublier l'essentiel. La chute de Rome signe bien la mort d'un monde. En se basant sur ses travaux archéologiques novateurs et sur des récits qui nous font revivre cette période tourmentée, il démontre que les invasions barbares eurent de graves répercussions dans tous les domaines de la société: politique, économique, religieux et technique. Il raconte, avec verve, érudition et passion, l'effondrement spectaculaire d'une civilisation qui retombe à l'âge du fer et mettra plusieurs siècles à se relever.
Résumé : Le 25 octobre 79 pourrait être la nouvelle date officielle de l'éruption du Vésuve - et non le 24 août comme on le supposa fort longtemps - à l'automne plutôt qu'à l'été, quand la lumière décline et que les récoltes sont terminées. C'est l'une des nombreuses découvertes des fouilles entreprises depuis 2018 par Massimo Osanna, le directeur du site archéologique de Pompéi. Car on pensait tout savoir ou presque sur Pompéi, dont la visite offre littéralement un voyage dans le temps, sans imaginer qu'on pouvait encore y découvrir des trésors. Les premiers résultats furent au-delà des espérances, comme en témoignent les demeures magnifiques aux fresques soignées - la maison d'Orion avec ses énigmatiques mosaïques, les inscriptions de la maison du Jardin, ou l'oeuvre évocatrice de Léda et le cygne. Grâce aux récentes technologies, on en sait beaucoup plus sur la vie quotidienne, les rituels et les fêtes. C'est cette nouvelle histoire de Pompéi que Massimo Osanna a entrepris de raconter dans un récit qui montre à la fois le travail opéré sur un chantier de fouilles et ses riches enseignements à qui sait les décrypter. Dans les pas du chercheur, le lecteur se faufile partout : dans les maisons aux alcôves équivoques, dans les tavernes des gladiateurs, dans les rues abandonnées brutalement sous le déluge de cendres ardentes, tuant sur le coup les Pompéiens, désormais figés pour l'éternité dans leur course.
Classée au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1980, Palmyre est en péril depuis qu'elle a subi les destructions que Daech lui a infligées en 2015. Elle eut pourtant un destin hors norme. Habitée dès la préhistoire, cette palmeraie au milieu de la steppe a été fondée, selon la légende, par Salomon. Sa situation en a fait longtemps un relais entre la Méditerranée et le golfe arabo-persique. Mais au-delà de l'image d'Epinal d'une ville se rebellant, sous la conduite de la reine Zénobie, contre la domination romaine, que savons-nous réellement de son histoire ? L'archéologue Patrick Maxime Michel revient sur un passé plurimillénaire et pluriculturel, où s'entremêlent influences juives, romaines, chrétiennes et musulmanes, dont le temple de Bêl porte les traces, qui de temple est devenu une église puis une mosquée. Palmyre ? Un lieu à la croisée des chemins, où de sublimes ruines invitent à la rêverie.
« Dans sa retraite de Caprée, il imagina même d'installer un local garni de bancs pour des obscénités secrètes ; là, des troupes de jeunes filles et de jeunes débauchés rassemblés de toutes parts..., formant une triple chaîne, se prostituaient entre eux en sa présence, pour ranimer par ce spectacle ses désirs éteints. Il orna des chambres placées en différents endroits d'images et de statuettes reproduisant les tableaux et les sculptures les plus lascifs... pour que chaque figurant trouvât toujours le modèle des postures qu'il ordonnait de prendre... On lui prête des turpitudes encore plus infâmes, et telles qu'on ose à peine les décrire ou les entendre exposer. » (Vie de Tibère).