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Croire et guérir. La foi en Gaule dans l'Antiquité tardive
Rousselle Aline
FAYARD
31,40 €
Épuisé
EAN :9782213023243
Ce livre tente de saisir, dans une période cruciale, la singularité de la conversion de la Gaule au christianisme. A la différence de l'Orient ou de l'Afrique, elle a en effet peu de martyrs, et leur culte s'y instaure tardivement; la violence destructrice des chrétiens à l'égard des lieux de culte païens est rare et localisée. Il faut attendre, à la fin du IVe siècle, l'exorciste Martin, devenu évêque de Tours et évangélisateur, pour voir se produire de nombreux miracles. Faut-il en déduire que l'équilibre païen donnait toute satisfaction aux populations? Comment rendre compte alors de l'exceptionnel succès rencontré ensuite, à partir du Ve siècle, par la nouvelle religion? N'a-t-il pas fallu que le terrain fût spécialement propice et fécondé par des hommes remarquables? Comment baliser ce parcours pour le moins paradoxal?Il est un lieu où se croisent, se focalisent, des séries d'informations que l'on n'avait jusqu'à présent pas rapprochées: celles fournies par l'archéologie _ sur la fréquentation, le mode d'utilisation, l'abandon des sanctuaires réputés guérisseurs _ et celles procurées par la littérature chrétienne _ sur les guérisons miraculeuses _, notamment la Vita Martini de Sulpice Sévère.Ces deux types de données permettent de marquer une nette différence entre les symptômes courants des malades fréquentant les sanctuaires jusqu'au IIIe siècle et ceux qui apparaissent à la fin du IVe. Le patient ne s'adresse plus, comme jadis, à un lieu ni à un objet réputé pouvoir le guérir, mais à un individu, à un homme: le saint. C'est bien le signe que l'on n'a plus affaire à la même civilisation.Le culte des saints (et de leurs reliques) n'a en fait rien d'une survivance du paganisme contre lequel l'Eglise n'aurait lutté qu'en christianisant les anciens lieux de culte. Il est au contraire le témoin d'un changement décisif: un psychisme désormais tourné vers un dieu-sujet et révélé par des affections et des symptômes inédits. Décelé par une partie de l'élite gallo-romaine, le nouveau mode de croyance fait l'objet de la part de quelques grands lettrés chrétiens d'une impressionnante prise en main intellectuelle et philosophique.Adhésion parfaitement intériorisée, théorisation cohérente et conséquente: la nouvelle religion repose dès le Ve siècle sur des fondements quasi inébranlables...Maître de conférences d'histoire ancienne à l'université de Perpignan, Aline Rousselle est l'auteur, entre autres, de Porneia. De la maîtrise du corps à la privation sensorielle, IIe-IVe siècle, Paris, 1983.
Le culte des saints, qui s?est constitué à la fin de l?Antiquité, introduit un changement radical des pratiques chrétiennes et une transformation des mentalités. Le pouvoir que l?on a alors attribué au saint mort a permis de créer un pont entre un Dieu inaccessible et les hommes, une sécurité et une protection, un paravent contre l?angoisse et les peurs. L?amitié avec le saint fonde l?ascèse: elle prend en charge et transforme la mort, et ouvre l?espérance. En cette période de profonds bouleversements, le pouvoir du saint subit un passage à l?institution et entraîne un combat entre élites: les grandes familles converties et les évêques se disputent avec force le contrôle de la mémoire des martyrs. Lutte de patronages tournant au profit des évêques, qui surent unifier autour d?eux ces nouvelles familles qu?étaient les églises locales. Une étude ambitieuse et accessible à tous, qualifiée de « chef d??uvre » par Paul Veyne lors de sa première édition. Des clés pour comprendre le christianisme à la lumière de ses origines.
Résumé : Un guide proposé par une ancienne médecin généraliste pour repenser notre rapport à la santé d'un point de vue holistique, en lien avec la qualité de notre environnement et notre équilibre psychique et émotionnel.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : Crise climatique et démographique, crise fiduciaire et économique, crise morale et religieuse : au IIIe et IVe siècle de notre ère, Rome chavire. Mais a-t-elle chuté ? Si l'Empire des Césars s'est peu à peu délité, que dire de l'Empire d'Orient, qui a vécu jusqu'en 1453 ? Du Saint-Empire romain germanique, jusqu'en 1806 ? Ne lit-on pas encore aujourd'hui le fameux "SPQR" sur toutes les bouches d'égout de Rome ? Survivance ou cache-misère ? Certes, "Rome n'est plus dans Rome". Une chose est sûre : la romanité et le latin ont pris le relais de l'Empire, sous l'impulsion d'un nouvel acteur aux prétentions non moins universelles : l'Eglise chrétienne. La pourpre cardinalice s'est substituée à la pourpre des sénateurs romains. Le pape, souverain pontife comme Auguste pontifex maximus, donne toujours sa bénédiction Urbi et Orbi... Comme le phénix renaît de ses cendres, Rome n'est pas morte. La Ville éternelle peut-elle jamais mourir ?
Classée au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1980, Palmyre est en péril depuis qu'elle a subi les destructions que Daech lui a infligées en 2015. Elle eut pourtant un destin hors norme. Habitée dès la préhistoire, cette palmeraie au milieu de la steppe a été fondée, selon la légende, par Salomon. Sa situation en a fait longtemps un relais entre la Méditerranée et le golfe arabo-persique. Mais au-delà de l'image d'Epinal d'une ville se rebellant, sous la conduite de la reine Zénobie, contre la domination romaine, que savons-nous réellement de son histoire ? L'archéologue Patrick Maxime Michel revient sur un passé plurimillénaire et pluriculturel, où s'entremêlent influences juives, romaines, chrétiennes et musulmanes, dont le temple de Bêl porte les traces, qui de temple est devenu une église puis une mosquée. Palmyre ? Un lieu à la croisée des chemins, où de sublimes ruines invitent à la rêverie.
Les Vies parallèles de Plutarque regroupent 48 biographies associées deux par deux, celle d'un Grec étant comparée à celle d'un Romain. Les plus grands - Erasme, Montaigne, Montesquieu, J.-J. Rousseau, Alexandre Dumas... - en firent un usage constant. Le but de cette édition est triple : ? donner une traduction moderne et vivante ? fournir au lecteur non spécialiste les informations dont il a besoin pour saisir le contexte historique ? ouvrir la lecture sur des perspectives qui dépassent le contexte de Plutarque. Chaque couple de Vies fait l'objet d'une introduction originale par Claude Mossé. Suivent un important Dictionnaire Plutarque, une bibliographie et un index.
Cet ouvrage à vocation encyclopédique présente, dans sa partie essentielle, un dictionnaire comprenant plus ou moins 500 entrées touchant de près ou de loin au terme barbare. Ainsi, on y retrouve les peuplades considérées comme barbares au fil des siècles (Perses, Vandales, Huns, Goths, Vikings, …), les auteurs ayant traité de ces peuples à l’époque, des personnages illustres, des batailles, des lieux, des phénomènes sociétaux, des cartes, etc. Dans sa première partie, cinq chapitres sont consacrés à l’évolution que la signification du terme barbare a connue au fil des siècles et des usages, depuis sa création dans la Grèce antique au XXe s. Cette étude est particulièrement intéressante par sa remise en question du stéréotype « barbare » qui a perduré jusqu’à récemment. Ainsi, en sortant de la vision classique et manichéiste de ce terme, les historiens ont pu nuancer et contextualiser, sources à l’appui, la représentation que les auteurs anciens se faisaient des barbares. De ce fait, les fameuses « Invasions Barbares » qui ont déferlé sur l’Empire romain d’Occident aux IVe – Ve s. et mené à sa chute en 476, sont largement remises en perspective, tant les chefs et les élites de « ces royaumes barbares » se sont inscrits dans l’héritage politique et culturel de l’Empire romain. De même, on y apprend que la vision qu’avaient les Grecs des Perses ou les Romains des Gaulois n’était pas limitée à des êtres violents et incultes. Parfois, ils étaient vus comme des êtres corrompus par un trop plein de civilisation ou, à l’inverse, purs car n'ayant pas encore été altérés par l’argent, la luxure, etc.. À picorer au gré de ses envies !