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Hypnose. Art et hypnotisme de Mesmer à nos jours
Rousseau Pascal ; Rolland Johanna
ENSBA
39,00 €
Épuisé
EAN :9782840567929
Elle endort, elle fait peur, elle amuse. L'hypnose n'est pas souvent convoquée dans les histoires de l'art, probablement pour ces trois raisons réunies. Alors même qu'elle connaît aujourd'hui un net regain d'intérêt dans la culture scientifique et les imaginaires populaires, peu de cas semble être fait du rôle que l'hypnose a joué dans le champ de la création où elle est pourtant omniprésente, de manière délibérée ou inconsciente, de Gustave Courbet à Auguste Rodin, de Salvador Dalí à Andy Warhol, jusqu'à Tony Oursler. Cet ouvrage se propose justement de relire, pour la première fois, les liens étroits que les pratiques artistiques ont entretenus avec une histoire culturelle de l'hypnotisme depuis Mesmer. C'est là une autre manière d'instruire une chronique des dispositifs d'emprise et d'attraction exercées sur le spectateur à l'âge moderne, afin d'explorer plus avant l'intérêt des artistes pour les modes de transmission de l'émotion sous état modifié de conscience. Au croisement de plusieurs champs - histoire de l'art, histoire des sciences et culture populaire -, cet ouvrage très richement illustré montre comment s'est affirmée, tout au long de la modernité, la recherche d'un efficace de l'art, en donnant un rôle majeur à l'imagination dans l'invention et la réception des oeuvres qui nous fascinent.
L'histoire du "géant de Cardiff" est encore aujourd'hui l'une des supercheries scientifiques les plus incroyables de l'histoire de l'archéologie en Amérique du Nord. La statue de pierre doit son nom au lieu où elle a été découverte, dans l'Etat de New York. George Hull, athée, avait pris connaissance en discutant avec un pasteur méthodiste du verset de la Bible Genèse 6. 4 : "En ces jours, les géants étaient sur la terre et ils y étaient encore lorsque les fils de Dieu vinrent trouver des filles d'homme et eurent d'elles des enfants" . Il eut l'idée de faire fabriquer une statue humaine surdimensionnée et de l'enterrer sur le terrain de son complice William Newell. Ils firent en sorte d'organiser un an plus tard au même endroit le creusement d'un puits au cours duquel le géant fut "découvert" par hasard. La trouvaille apparemment exceptionnelle du géant antique fit l'objet de commentaires dans tout le pays. Le calcul de Hull et Newell s'avéra exact, ils imaginèrent de faire payer les curieux pour jeter un regard sur le géant. On ne tarda pas à constater qu'il s'agissait d'un faux, mais l'histoire du géant allait développer une dynamique propre, incitant même des chercheurs à élaborer des théories sur les premiers temps des USA à partir du canular. Tony Oursler, né en 1957 à New York, a fait des recherches sur l'histoire et son contexte et a utilisé les résultats pour une installation multimédia qui associe les faits historiques et des objets spécialement fabriqués dans une esthétique de scène mêlant théâtre et fête foraine. Elle entraîne le public dans un univers fantastique débordant d'illusions où il pénètre avec un frisson de plaisir, comme dans un cabinet de curiosités. Cet amalgame entre recherche historique et faits scientifiques, escroquerie ciblée et séduction des masses nous est malheureusement devenu entre-temps par trop familier. Les crises religieuses, fake news et théories du complot sont aujourd'hui omniprésentes et le rôle des médias sociaux est essentiel pour le succès de ces entreprises frauduleuses. En s'appropriant l'histoire du "géant de Cardiff" qu'il présente dans le monde entier depuis des décennies, l'artiste vidéo Tony Oursler réalise une parabole aussi divertissante qu'insondable sur la morale double et la perte de confiance envers le récit occidental dominant de science et de progrès.
Depuis leur parution, au XVIIIe siècle, les traités anatomiques de Jacques-Fabien Gautier d'Agoty (1711-1785) fascinent historiens et amateurs d'art tout autant que praticiens de la médecine. Les Beaux-Arts de Paris rééditent pour la première fois les célèbres planches et textes de ses principaux "cours" et "dissertations" dans un format accessible à tous. Page après page, l'ouvrage invite le lecteur à plonger dans un univers étrange et fantastique ; celui des multiples figures disséquées qui exposent au regard leurs veines, nerfs et muscles. L'Ange de l'Anatomie est depuis une référence pour les artistes ; les surréalistes ont célébré la Myologie qui représentait pour eux "beauté convulsive" et "splendeur viscérale". Mais une autre figure, tout aussi insolite, émerge à la lecture : celle de Gautier d'Agoty, graveur en manière noire, qui se passionna pour la reproduction des oeuvres d'art et l'anatomie. Cet entrepreneur qui se voulait être à la fois artiste et scientifique, a développé l'impression en quadrichromie pour ses tableaux "en couleur & de grandeur naturelle", nous léguant des estampes d'une indéniable beauté. Les traités - la Myologie complète, l'Anatomie de la tête, l'Anatomie générale des viscères, l'Hermaphrodite et l'Exposition anatomique de la structure du corps humain - sont reproduits dans leur intégralité. Les 68 planches anatomiques, présentées en pleine page couleur, sont accompagnées de leurs tables explicatives retranscrites dans une version modernisée.
Résumé : Le Tractatus de herbis est un magnifique herbier peint de la fin du XIVe siècle, exécuté à Padoue. Il s'apparente à un recueil d'images richement illustré qui présente des plantes, des pierres et des animaux, classés par ordre alphabétique et ayant très certainement une vocation médicinale. On en connaît trois versions au monde dont l'une, enrichie, aux Beaux-Arts de Paris. L'herbier présente des plantes médicinales, potagères, des fleurs, des arbres... L'artiste qui l'a exécuté l'a personnalisé avec des personnages et des animaux imaginaires qui interviennent dans de petites saynètes, ce qui constitue sa rareté et son originalité. La reproduction en fac-similé de l'ouvrage original est accompagnée d'un texte d'Alexandre Leducq, conservateur des manuscrits aux Beaux-Arts de Paris, de Bruno Laurioux, professeur d'Histoire du Moyen Age et d'histoire de l'alimentation, de Iolanda Ventura, spécialiste des savoirs scientifiques du Moyen Age et de Remy Cordonnier.
En 1863, Eugène, Viollet-le-Duc est parvenu à l'apogée de sa carrière d'architecte ; ses grands projets de restauration sont en cours d'achèvement : Avignon, Pierrefonds, Carcassonne, Notre-Dame... Il se penche alors sur les problèmes de l'enseignement de l'architecture et des beaux-arts. Il conçoit le vaste projet de réorganisation de l'enseignement de l'Ecole des beaux-arts, qui se concrétise par un décret du 13 novembre 1863. En 1864, Eugène Viollet-le-Duc reçoit la chaire d'histoire de l'art et d'esthétique. Il donne sept conférences, présentées dans leur intégralité dans cet ouvrage. Ces sept cours s'articulent autour de la période antique : les arts grec, romain, égyptien et hindou. Très controversé par le courant conservateur, et en dépit des encouragements de ses amis, Viollet-le-Duc reprend sa liberté après son dernier cours le 18 mars 1864. Geneviève Viollet-le-Duc, son arrière-petite-fille, historienne de l'art, présente dans sa postface les principaux événements de cette période mouvementée de l'Ecole des beaux-arts.