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Cosa mentale. Art et télépathie au XXe siècle
Rousseau Pascal ; Lasvignes Serge ; Lavigne Emma
GALLIMARD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782070107452
Loin de rester une obscure fantaisie paranormale, la télépathie ne cesse d'intriguer les artistes tout au long du XXe siècle jusqu'à nos jours. Cosa mentale propose de relire l'aventure de l'art moderne à travers leur fascination pour une transmission directe de la pensée et des émotions. Sous cet angle, le projet de l'avant-garde est moins de défaire le grand mensonge illusionniste de la peinture que d'inventer une nouvelle relation, plus immédiate, entre l'artiste et le spectateur. En s'appuyant sur quelques grandes figures de la modernité, d'Edvard Munch à Sigmar Polke, en passant par Auguste Rodin, Oskar Kokoschka, Frantisek Kupka, Odilon Redon, Marcel Duchamp, Vassily Kandinsky, Pablo Picasso et bien d'autres, cet ouvrage montre comment la télépathie aura une influence inattendue sur la naissance des premières formes d'abstraction ou, dans l'entre-deux-guerres, sur un surréalisme obsédé par le partage collectif de la création. Omniprésente dans l'univers de la science-fiction, elle refait surface dans l'art psychédélique et conceptuel des années 1960-1970, avant de resurgir aujourd'hui dans l'univers d'artistes contemporains, tels Fabrice Hyber, Tony Oursler, John Baldessari, Marina Abramovié, envoûtés par les technologies de la "connaissance partagée" et l'essor des neurosciences.
L'histoire du "géant de Cardiff" est encore aujourd'hui l'une des supercheries scientifiques les plus incroyables de l'histoire de l'archéologie en Amérique du Nord. La statue de pierre doit son nom au lieu où elle a été découverte, dans l'Etat de New York. George Hull, athée, avait pris connaissance en discutant avec un pasteur méthodiste du verset de la Bible Genèse 6. 4 : "En ces jours, les géants étaient sur la terre et ils y étaient encore lorsque les fils de Dieu vinrent trouver des filles d'homme et eurent d'elles des enfants" . Il eut l'idée de faire fabriquer une statue humaine surdimensionnée et de l'enterrer sur le terrain de son complice William Newell. Ils firent en sorte d'organiser un an plus tard au même endroit le creusement d'un puits au cours duquel le géant fut "découvert" par hasard. La trouvaille apparemment exceptionnelle du géant antique fit l'objet de commentaires dans tout le pays. Le calcul de Hull et Newell s'avéra exact, ils imaginèrent de faire payer les curieux pour jeter un regard sur le géant. On ne tarda pas à constater qu'il s'agissait d'un faux, mais l'histoire du géant allait développer une dynamique propre, incitant même des chercheurs à élaborer des théories sur les premiers temps des USA à partir du canular. Tony Oursler, né en 1957 à New York, a fait des recherches sur l'histoire et son contexte et a utilisé les résultats pour une installation multimédia qui associe les faits historiques et des objets spécialement fabriqués dans une esthétique de scène mêlant théâtre et fête foraine. Elle entraîne le public dans un univers fantastique débordant d'illusions où il pénètre avec un frisson de plaisir, comme dans un cabinet de curiosités. Cet amalgame entre recherche historique et faits scientifiques, escroquerie ciblée et séduction des masses nous est malheureusement devenu entre-temps par trop familier. Les crises religieuses, fake news et théories du complot sont aujourd'hui omniprésentes et le rôle des médias sociaux est essentiel pour le succès de ces entreprises frauduleuses. En s'appropriant l'histoire du "géant de Cardiff" qu'il présente dans le monde entier depuis des décennies, l'artiste vidéo Tony Oursler réalise une parabole aussi divertissante qu'insondable sur la morale double et la perte de confiance envers le récit occidental dominant de science et de progrès.
Première escale au Vietnam ? Des rives du Mékong aux rizières en terrasse du "Grand Nord", des villages ethniques à l'effervescente Hanoï, en passant par la baie d'Halong et la jungle des hauts plateaux, partez à la rencontre du "Dragon de l'Asie" ! Immergez-vous dans le vieux quartier aux 36 rues de centaines d'artisans de Hanoï ; dans le sud, entrez dans la cour d'une pagode aux murs couverts de carnets de voeux roses dont les feuillets se laissent caresser par le vent ; de vieilles prisons en passages secrets, plongez dans le passé colonial et autres souvenirs de la Seconde Guerre mondiale et laissez-vous emporter par le récit vibrant de la résilience vietnamienne ; quittez la fournaise du littoral pour une escapade rafraîchissante dans la jungle du Centre, à vélo ou à moto, et gagnez, entre ciel et terre, le col des Nuages ; après les façades au jaune délavé de Hoi An, jetez l'ancre sur une petite île du delta de la rivière Thu Bon où déguster, dans une maison sur pilotis, l'authentique cuisine d'une grand-mère ; passez une nuit sous les étoiles, dans un hamac, près d'une cascade... et, partout, adonnez-vous au rituel du café, avec ou sans glaçons ! NOS AUTEURS Cinq auteurs nous présentent leur terre d'élection : Alexandra Rendall, entrepreneuse française installée à Ho Chi Minh ; Pascal Rousseau, lui aussi venu de France, guide (de préférence à vélo ! ) dans le Centre ; Guillaume Baud, jeune ingénieur, devenu youtubeur spécialisé dans la cuisine de rue vietnamienne et l'un des Français les plus connus de Hanoï (! ) ; Phu Dung Nguyen, guide professionnel dans sa région natale, le Grand Nord ; Ariane Pham, urbaniste d'origine vietnamienne, auteure du Dictionnaire insolite du Vietnam (éd. Cosmopole)...
Comment Delaunay fait-il entrer dans sa peinture, et portant dans l'art de son temps, la publicité, le culte du muscle, la carte postale et le sens du vertige, comment contribue-t-il à une théorie visuelle du contemporain fondée sur une pensée des médias ? C'est ce que Pascal Rousseau nous apprend, s'appuyant sur un corpus d'images jamais rassemblées, dans une langue à la fois savante et accessible. Précurseur du pop dans L'Equipe de Cardiff en 1913, Robert Delaunay (1885-1941) est aussi l'un des premiers peintres abstraits de sa génération, avec la série des Formes circulaires conduisant au Disque. Pressentant la nécessité de ne pas enfermer la peinture moderne dans une quête anti-illusionniste, cet acteur majeur de l'avant-garde s'est employé à articuler réalisme (mimêsis) et abstraction (aisthêsis). A partir de l'oeuvre-manifeste L'Equipe de Cardiff et de ses sources, l'essai de Pascal Rousseau renouvelle l'approche d'un peintre que l'on cantonne, trop volontiers, à n'être qu'un orchestrateur décoratif de la couleur. C'est sous-estimer les intuitions de sa recherche pionnière sur le statut de l'artiste, de l'image et de l'abstraction, à l'ère du consumérisme cosmopolite du premier la XXe siècle.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.