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La coordination
Rousseau André ; Begioni Louis ; Quayle Niguel ; R
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753504486
L'étude de la coordination, familière à tous les linguistes, semble être à première vue d'une banalité excessive et déroutante, tant nous sommes habitués depuis l'école primaire à la célèbre formule mnémotechnique " Mois où est donc Ornicar ? ". Pourtant, à y regarder de plus près, la coordination - dont les approches sont multiples et constamment renouvelées: logique, morphologique. syntaxique, énonciative. typologique, etc. - se situe au croisement d'une série de questions dont la réponse ne va pas de soi et que l'article initial s'efforce de replacer dans un développement construit. L'examen du fonctionnement de la coordination à travers plusieurs types de langues anciennes ou modernes, d'origine indo-européenne ou non (comme l'arabe, le basque, le hongrois, le turc, le japonais et quelques autres), nous montre différents modèles auxquels notre esprit, guidé en général par les langues qui nous sont proches, n'aurait pas spontanément songé, mais aussi la constance des structures fondamentales, en nombre limité du reste. Le schéma coordinatif. par sa simplicité même, qui n'est certainement qu'apparente, semble aussi s'appliquer à toute construction syntaxique échappant à la toute-puissance du principe de hiérarchie, qui régit pratiquement toutes les relations qui s'établissent entre les différentes unités. L'ouvrage, qui s'achève par une synthèse, un tantinet provocatrice, rassemble une vingtaine de contributions: il s'adresse à tous les spécialistes des langues, généralistes ou non, et concerne tous ceux qui ont recours directement au langage dans leurs expériences ou que l'étude du langage, dans ses fonctions et ses articulations essentielles, ne saurait laisser dans l'indifférence.
La Fontaine Jean de ; Miquel André ; Rousseau Nico
On ne sait pas toujours que Jean de la Fontaine doit aussi une partie de son inspiration à Ibn al-Muqaffa', iranien du VIIIème siècle et à ses fables animalières de Kalila et Dimna, elles-mêmes issues du livre indien du Panchatantra. L'Orient utilisait les fables pour rendre évidente cette morale humaine que La Fontaine a portée à son pinacle. Au XIXème siècle, le diplomate français Félix Sébastien Feuillet de Conches rêve d'un projet fou : il envoie à ses correspondants des recueils des Fables de La Fontaine pour les faire illustrer par les artistes locaux. Il reçoit des peintures typiques d'Egypte, de Perse, d'Abyssinie, de Chine, d'Inde, du Japonâ- Un trésor d'illustrations conservé au musée Jean de la Fontaine à Château-Thierry qui n'avait jamais été publié ni révélé au grand public.
Les employés constituent la richesse de l'entreprise et le plus important facteur de succès. Le service des Ressources humaines s'adresse à des humains et ceci implique de bien évaluer les besoins de chacun des employés tout en tenant compte de la culture, des traditions de la société et du milieu ainsi que des valeurs de l'entreprise. En effet, "bien que la science des ressources humaines soit basée sur des principes, sur des expériences et sur des démarches bien structurées, ses applications doivent être adaptées à l'environnement, au milieu de vie des employés et à la culture du pays" écrit l'auteur. La personnalité d'une ressource en R-H et la façon d'aborder les situations sont les facteurs de succès en ressources humaines. Cet ouvrage exceptionnel présente des théories et des pratiques simples, efficaces et éprouvées qui permettront à tout intervenant en ressources humaines d'accroître l'efficacité de ses interventions en entreprise. Supporter l'entreprise à atteindre ses objectifs et encourager l'employé à réaliser ses ambitions sont les 2 objectifs de cet ouvrage.
Pourquoi la théâtralisation permanente de l'identité régionale rencontre-t-elle en Bretagne un accueil enthousiaste jamais démenti ? Pour répondre à cette question, ce livre s'intéresse aux acteurs qui depuis près de deux siècles tentent de transformer la situation de périphérie dominée de la Bretagne en une "question bretonne" . Les discours et projets nommés ici "idéologie bretonne" présentent trois constantes : le dessein de valoriser un peuple différent, sa langue et sa littérature, en se fondant sur leur caractère celtique ; la volonté plus ou moins affirmée de rompre avec la culture française en produisant un récit breton concurrent du roman national ; enfin, un consensus à propos de l'exceptionnalité de la Bretagne. Le terme "idéologie" résume - mieux que celui d'identité - l'ensemble des croyances, traditions plus ou moins réinventées que des acteurs divers et en concurrence orchestrent depuis environ 180 ans. Ce livre analyse cette idéologie à l'oeuvre dans les politiques publiques régionales (langue et culture bretonnes) et il suggère que le bretonisme n'est pas sans combler le retrait sensible de la catholicité dans cette région. En somme, l'idéologie bretonne compense par l'émotion le désenchantement du monde, et demeure en deçà d'un projet politique, au grand regret des autonomistes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.