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Fictions de la Révolution (1789-1912)
Roulin Jean-Marie ; Saminadayar-Perrin Corinne
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753565180
Le dix-neuvième siècle a une mère auguste, la Révolution française. Il a ce sang énorme dans les veines", écrit Victor Hugo. De 1789 à la première guerre mondiale, les écrivains ont continûment pensé la Révolution au présent. Ils s'en sont emparés dans tous les genres et sur tous les modes : portés par la puissance évocatoire de l'imaginaire, le roman noir ou le conte, le drame ou le poème, le récit réaliste comme le mythe et la légende ont concurrencé les savoirs historiographiques. La Révolution, avant de devenir lieu de mémoire républicaine, cristallise les polémiques sur le sens de l'histoire, le rapport de l'individu au devenir de la nation, la nécessité de la violence à l'oeuvre dans le développement des civilisations. A travers les romans, pièces de théâtre ou poèmes d'auteurs de premier plan (Chateaubriand, Balzac, Hugo, Lamartine, les Goncourt, Anatole France) et d'écrivains méconnus, cet ouvrage analyse comment la mise en fiction permet de problématiser et de modéliser ces questions décisives, et qui ne cessent de resurgir jusque dans notre présent.
4e de couverture : Unique roman achevé de Benjamin Constant, Adolphe (1816) raconte l'inexorable décomposition d'une relation amoureuse : sommé de quitter Ellénore au nom de la carrière à laquelle on le destine, le narrateur ne parvient pas plus à rompre qu'à aimer. Les intermittences de ce coeur indécis précipiteront la catastrophe finale. Mais, dans cette tragédie de l'impuissance, l'amante délaissée ne sera pas la seule victime. Car Adolphe est aussi le récit d'une impossible révolte: celle d'un homme broyé par la société. Chef-d'oeuvre du roman d'analyse selon certains, témoignage sur le bouleversement des vies sous le Directoire et l'Empire pour d'autres, ce roman est d'abord, comme le suggère Constant, une fable poignante sur notre condition, une « histoire vraie de la misère du coeur humain». Dossier 1. Le journal d'une génèse 2. La fabrique du roman : fragments retrouvés 3. Lectures et réécritures de l'oeuvre 4. Lectures d'images : aimer, souffrir et rompre au temps d'Adolphe.
Qui suis-je ? et que viens-je annoncer de nouveau aux hommes ? " Cette question qui ouvre l'Essai sur les Révolutions inaugure l'œuvre de Chateaubriand et la hante tout entière. La quête d'identité menée à travers les personnages romanesques (de René à Aben-Hamet) ou historiques (Rancé) et dans les prises de positions esthétiques ou religieuses du Génie du Christianisme trouve son aboutissement dans le magistral autoportrait des Mémoires d'Outre-Tombe, épitaphe au tombeau muet et solitaire du Grand-Bé. Dans un jeu subtil de miroirs, Chateaubriand projette son image dans ses créations d'où émerge, dans un reflet magnifié, la figure mythique d'un écrivain. Cette figure, vacillant entre la déréliction et l'amour, se construit au sein même de l'antithèse de l'exil et de la gloire. Noble provincial, relégué à un ordre de valeurs et à un temps que la Révolution a rendus caducs, à la fois puissant et défaillant, le père occupe le centre de gravité de cette quête identitaire. Par la grâce de la métaphore, il étend son ombre à l'appréhension du social, de l'Histoire et, surtout, de l'esthétique sous l'avatar du " modèle littéraire ". Aussi cet essai remonte-t-il aux origines fantasmatiques de l'identité pour dépasser dans un second temps le plan psychanalytique et en suivre le déploiement dans le parcours d'une oeuvre, conquête de la Plume aux dépens de l'Epée et du Crucifix.
Doué d'une parole précise et cinglante, Benjamin Constant a été un journaliste et un homme politique de premier plan, depuis les dernières années de la Révolution jusqu'à la fin de la Restauration. Ses écrits politiques constituent un jalon essentiel de la réflexion sur les fondements de la société démocratique et de la vie parlementaire, en France comme dans le monde. Dans le domaine de la création littéraire, le cursif Adolphe s'est imposé comme une oeuvre majeure du roman à la première personne, et ses journaux sont un des chefs d'oeuvre de l'écriture intime. Ouvrant une perspective nouvelle à la connaissance de Constant parla largeur du corpus envisagé, cet ouvrage analyse l'écriture, le style, la manière, tout ce qui fait la spécificité de l'esprit d'une oeuvre qui ne ressemble à aucune autre : de la fiction littéraire aux essais politiques, de l'histoire de la religion à la réflexion sur le théâtre, c'est un art exemplaire de l'analyse et de l'argumentation, un style singulier qui nous est révélé.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.