Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'événement de monde. Essai sur les conditions pures de la phénoménalité
Rouger François
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738456069
La pensée qui se donne pour objet propre, et exclusif, l'analyse de l'ordre pur des "phénomènes" s'est déployée chez Husserl, l'archi-fondateur, selon une double exigence, dont la cohérence interne fait problème. Il s'agissait de faire retour à la donation même des "choses", en régime d'évidence, mais aussi, et tout aàssi bien, de rapporter tout apparaître à cet irrelatif absolu, la conscience pure qui "pose" et "constitue" ses objets. Le sens de vérité qui authentifie la présence renvoie en effet à une instance de dévoilement pur, index de " transphénoménalité". D'où notre questionnement initial quant à l'essence à la fois ontique et ontologique d'une intentionnalité qui, telle "l'être" chez Aristote, se dit et se conçoit "en de multiples et diverses manières". Il appartient à tout phénomène de différer de soi comme de son autre (ses autres), cependant que "l'être" ne peut se donner que pour l'acte même d'une puissance, celle de s'affecter d'immanence, de se rapporter à soi. La production du Sens apparaît ici l'équivalent d'une distanciation sous horizon de monde, c'est-à-dire d'un avènement d'ipséité... Acheminement-vers-soi, choc en retour et reflux-sur-soi ! Il y a, certes, Evénement de présence éclatée en monde. Mais un tel Surgissement diasporique, substitut originaire du "demeurer-manquant", en vient lui-même à se réfracter sous le visage des quatre principes de schématisation fondamentaux, étroitement entrelacés, qui régissent la dialectique serrée de la "donation" et de la "non-donation" : Temps et Monde, Chair et Altérité. L'Analytique de la Finitude apparaît ce en quoi et par quoi la science pure des phénomènes et le discernement de cette affinité de "l'être" avec l'ipséité trouvent le principe et de leur conciliation et de leur médiation réciproque.
Copé Jean-François - Guelton Frédéric - Rouger Mic
Septembre 1914. Après un mois de guerre, tout semble perdu pour la France : son armée recule jour après jour face à l?offensive allemande. Paris est menacé. Déjà, les généraux allemands croient tenir la victoire. Mais le 6 septembre à l?aube, Joffre saisit une dernière chance. Il demande à ses soldats de repartir vers l?avant. De ne plus reculer d?un pas. Au prix de combats sanglants, de pertes innombrables, ils repoussent les Allemands jusqu?à l?Aisne. Ce ne fut pas la fin de la guerre, loin de là? Mais par ce "miracle de la Marne", la France évita la débâcle. La bataille de la Marne, c?est une victoire surprise, un grand retournement de l?Histoire. Sans la connaître, qui peut comprendre cette guerre qui a changé à jamais le visage de l?Europe et de la France ? À travers cet album qui présente des images exceptionnelles, des témoignages d?époque, Jean-François Copé et Frédéric Guelton nous expliquent comment la France a su triompher de ses divisions face aux dangers pour faire l?Union sacrée. Ils nous font partager les ressorts méconnus de ce "sursaut français".
Résumé : L'école, en France, se préoccupe tellement aujourd'hui de sélectionner les élèves dans les filières de prestige qu'elle en est venue à délaisser le sujet de fond : que doit-elle enseigner ? Ce livre dénonce cet état de fait et en expose les conséquences sur la légitimité de l'école autant que sur l'échec scolaire. Mais surtout, il invite les lecteurs à une réflexion sur les sujets laissés depuis trop longtemps en jachère : quels savoirs peuvent légitimer l'école au sein d'une "société de la connaissance" dans laquelle bien d'autres savoirs circulent ? Comment choisir ce qui doit être enseigné ? En quoi des savoirs diffusés par l'école peuvent-ils être un ciment de la vie commune, plutôt que le seul ferment de la compétition ? Inscrivant ces réflexions au coeur des débats politiques en cours en France comme dans beaucoup de pays sur les programmes ou le socle commun, ce livre est né de la conviction qu'une révolution scolaire est possible. Il est urgent de réaliser une Ecole plus juste, plus efficace, plus ambitieuse et plus digne de la confiance des élèves et de leurs familles, même si cela demande, sans tabou, la remise en cause de l'existant.
Pourquoi l'école enseigne-t-elle ceci plutôt que cela ? Tout en dévoilant des procédures et des épisodes de l'histoire récente, l'auteur propose d'abord au lecteur une réflexion générale. Qui décide des programmes ? Quels intérêts les gouvernent ? Si l'on peut enseigner les richesses immenses des connaissances scientifiques, la beauté, l'expérience acquise par l'humanité, et tout aussi facilement la haine, le racisme ou la contre-vérité, qui décide ? Qui choisit ? Mais le jeu des connaissances est devenu crucial et dépasse largement les frontières françaises et les anciens schémas. Aujourd'hui, toute la donne cognitive est nouvelle et s'apprécie à l'échelle du monde, qu'il s'agisse d'Internet, de la propagation systématique de fausses nouvelles, des différentes mondialisations, des cohabitations nouvelles et accélérées de cultures très différentes, du volume nouveau des données disponibles et de l'algorithmisation croissante de leur traitement. A l'heure où les savoirs sont disponibles en un clic sur Internet, se poser la question des programmes a-t-il encore un sens ? Si l'école n'est pas à condamner, elle est profondément à redéfinir. Moins focalisée sur la seule connaissance, que quantité d'appareils peuvent désormais mémoriser et traiter beaucoup mieux que les pauvres humains, elle devrait alors repenser son rôle d'éducation, à commencer par les questions d'éthique qui surgissent au coeur de la connaissance. Le temps est venu d'une école de la conscience, qui apportera aux élèves tout ce qui peut les aider dans l'exercice de vivre.
S'il existe déjà de multiples instruments de travail pour lire et étudier l'oeuvre poétique de Pierre de Ronsard (1524-1585), il manquait encore un ouvrage de référence à la fois synthétique et d'utilisation commode pour se repérer dans le massif des notions ronsardiennes. C'est l'objectif principal de cet ouvrage : proposer au lecteur une liste abondante, mais non exhaustive, d'entrées qui abordent des questions relatives à la vie, à la carrière et à l'oeuvre littéraire du poète vendômois. Les quelque 50 spécialistes internationaux de poésie française de la Renaissance, historiens du livre et musicologues qui ont collaboré au présent volume, se sont efforcés de procurer des notices de synthèse sur des notions variées en les complétant d'une bibliographie pertinente. On trouvera donc ici, présentées par ordre alphabétique, plus de 500 entrées les plus significatives pour pénétrer dans l'univers ronsardien. Afin de faciliter le cheminement du lecteur au sein de l'oeuvre, est aménagé un système de renvois entre les entrées du dictionnaire, fléchage indispensable pour offrir une connaissance aussi complète que possible.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.