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Croire, mais en quoi ? Quand Dieu ne dit plus rien
Rouet Albert
ATELIER
20,00 €
Épuisé
EAN :9782708246003
Dans un climat où l'indifférence massive à l'égard de la religion suscite l'exaltation identitaire, Albert Rouet propose une voie singulière : vivre la foi chrétienne comme l'expérience d'un Dieu incarné dans des gestes quotidiens, désirable, c'est-à-dire bon pour vivre. Que signifie croire dans un monde qui n'est plus séparé en deux, d'un côté le profane et ses contingences matérielles et de l'autre le sacré et ses préoccupations spirituelles ? De quoi peut témoigner la foi chrétienne dans une société où "la Bourse est devenue un temple et le foot une grande messe" ? C'est à cette question essentielle que se confronte Albert Rouet. Au lieu de gémir sur l'état de la société actuelle en déplorant son indifférence massive à l'égard de la pratique religieuse, l'ancien archevêque de Poitiers propose un christianisme qui se déprend d'un sacré aliénant pour s'engager "dans les domaines où l'humanité joue les conditions de son existence : la justice et la paix, la dignité et le respect". En se démarquant de la volonté de constituer des citadelles chrétiennes pour faire face à l'indifférence, cet essai dessine les traits d'une foi chrétienne qui accepte de se laisser questionner par le désir. Aux antipodes de la figure d'un Dieu qui juge "d'en haut" les conduites des femmes et des hommes, Albert Rouet trace, en s'appuyant sur la tradition biblique, notamment les récits évangéliques, une voie autre : faire du dialogue avec Dieu, le lieu où l'existence se creuse, une expérience où l'insatisfaction du désir n'est pas comblée par la possession et la consommation toujours plus grandes d'objets. Loin de se limiter un nouveau discours, cet essai très argumenté invite à vivre le christianisme comme une expérience qui libère le désir car "quand des hommes disent ne plus croire à rien, il leur reste encore à mieux devenir humains... Ouvrir sa porte débouche sur l'inconnu de tous les possibles". En se mettant à l'écoute des récits que font les hommes de leur vie, la foi chrétienne peut se vivre au quotidien : elle devient alors cette "sortie de soi vers le bien de l'autre qui caractérise le lieu où Dieu peut être cité".
Albert Rouet est archevêque émérite de Poitiers. Il livre dans cet ouvrage analyses, réflexions et approfondissements dans le prolongement de son livre "Je voudrais vous dire" (Bayard Editions, 2009). Il est aussi l?auteur d?un témoignage sur ses dix-années d?épiscopat poitevin "Vous avez fait de moi un évêque heureux" (Editions de l?Atelier, 2011).
Prenez et mangez-en tous..." A partir des mots de tous les jours que jésus a prononcés lors de l'institution de l'eucharistie, Albert Rouet nous explique les aspects essentiels de ce sacrement à la fois si simple et si mystérieux. Le Christ s'est servi des réalités fondamentales de l'être humain - prendre, boire, manger et faire - pour nous introduire, par la communion, dans l'intimité d'un Dieu qui fait "exister" et se fait présent dans nos préoccupations et activités journalières. L'auteur nous éclaire sur ces réalités dans la perspective d'une redécouverte de l'eucharistie. Son livre vient donner un sens lumineux à ce sacrement. Il sera pain quotidien pour le lecteur.
Mais qui sont les diacres ? Il y a pratiquement autant d'ordinations diaconales que d'ordinations presbytérales en France. Le diaconat permanent est un fruit du Concile, sa "restauration" ayant été décidée à Vatican II. Dans les paroisses, le diacre, souvent marié et père de famille, se remarque à son étole en biais, mais son rôle, quand il ne prêche pas, semble assez limité dans la liturgie dominicale. On remarque simplement que, de plus en plus souvent, il "remplace" les prêtres pour célébrer baptêmes et mariages. Serait-il une sorte de vicaire ? Dans la vie courante, il s'engage dans son travail, la vie syndicale, la solidarité, la proximité avec les plus fragiles. Serait-il une sorte de super laïc ? Pourquoi donc des diacres et à quoi servent-ils ? Il est temps de faire le point sur ce ministère original. Albert Rouet puise dans sa longue expérience épiscopale et dans sa fine connaissance des grands textes conciliaires pour mener en profondeur la réflexion sur un ministère qui, s'il n'existait pas - et même si les séminaires faisaient soudain le plein de futurs prêtres ! - manquerait absolument à l'Eglise. Il ne s'agit pas en effet de simplement déléguer un ministre au service des plus pauvres et des plus fragiles, d'occuper, en quelque sorte, une "fonction" de charité. Il s'agit beaucoup plus fondamentalement de rappeler sans cesse que l'Eglise est tout entière, dans son identité même, diaconale, au service de l'humanité. Le diacre incarne cet indispensable et incessant "aller-retour" entre le monde et l'Eglise. On lira ici une contribution passionnante et documentée sur le diaconat permanent qui promeut une Eglise au coeur du monde.
Résumé : Selon certains, l'ombre de la mondialisation menace l'Europe, la civilisation du fast-food et du dessin animé s'applique à soumettre nos sociétés aux lois implacables de l'horreur économique. Faut-il craindre cette évolution, se demande Mgr Albert Rouet ? N'est-ce pas la porte ouverte aux lois de la jungle, à une circulation sans régulation des capitaux, à une exploitation cynique des hommes et des emplois ? N'est-ce pas aussi le risque de voir apparaître une uniformisation des modes de vie, un appauvrissement culturel ? Sur ce phénomène inédit, l'évêque de Poitiers apporte un discernement acéré : tout en dénonçant l'injustice et le cynisme ambiants, il montre que l'humanité forme un tout et que les échanges économiques constituent des réalités indispensables. Et puis, la mondialisation autorise-t-elle l'homme à s'affranchir d'un supplément d'âme, d'une dimension spirituelle ? Par ailleurs, Mgr Rouet rappelle que l'Eglise et les chrétiens doivent s'engager davantage dans le débat social et politique. Car la simple peur face aux évolutions du monde est souvent mauvaise conseillère.
Qui étaient les prêtres qui ont vécu le concile Vatican II ? Une enquête leur donne la parole et restitue leur parcours. Eclairant alors que l'Eglise catholique traverse une grave crise de crédibilité. On ne peut comprendre la société française de la seconde moitié du XXe siècle sans connaître ceux qui y ont joué un rôle non négligeable, les prêtres qui ont vécu Vatican II. Habités par cette conviction, des membres de la Conférence catholique des baptisés de France (CCBF) ont, durant plusieurs années, recueillis leurs paroles. Ce livre les restitue en les mettant en regard. Il retrace les itinéraires de prêtres qui ont passionnément voulu se rapprocher de tous, spécialement des " périphéries " chères au pape François. Souvent discrets sur eux-mêmes, ces hommes ont vécu la convocation en 1960 du Concile ? " l'événement le plus important du XXème siècle " selon De Gaulle ? comme une libération du carcan clérical dans lequel était enserrée leur existence. Ils livrent au fil des chapitres, ce qui a motivé leur vocation, leur vie au séminaire, leur traversée de Mai 68, leurs doutes et leurs passions pour un Evangile vécu en résonnance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient. Ce tableau jette une lumière crue sur l'état de crise que traverse actuellement L'Eglise catholique. " Il faut ouvrir les fenêtres de L'Eglise " disait Jean XXIII en convoquant le Concile. 60 ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?