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Le bien des aveugles(fiction critique)
Roudaut Jean
GALLIMARD
13,95 €
Épuisé
EAN :9782070726288
Un promeneur innocent entre dans une galerie de peinture. Il pénètre un monde étrange, antique sous les arcades, troublant par les figures. Le voici entraîné dans une aventure curieuse : des parcs s'ouvrent à lui, il s'attarde dans les boudoirs. La peinture n'est pas une surface mais un espace. Il en fait sa maison. Il pourrait ainsi s'établir, si, pour progresser, il ne devait admettre le sacrifice, qui est la figure violente de l'offrande. Alors, s'étant perdu de vue, il peut disparaître en un monde sans fin. Il s'agit donc d'un récit, et d'une histoire : celle de la vie de l'esprit. Les événements essentiels ont été fixés par Delvaux, Watteau, Chardin. Les dialogues sont écrits par Théophile de Viau, Vivant Denon, Edmond de Goncourt. L'enjeu du voyage est la connaissance des formes du bonheur.
Résumé : Istanbul, Salonique et Venise apparaissent comme une triple variation sur des thèmes byzantins, fragments de mosaïques et de remparts. Distinguer entre elles ce qui est général de ce qui est particulier à chacune serait refuser l'aventure que constituent les passages de l'une à l'autre. La ville est un rêve de pierre, mais en même temps la ville vit, encore et toujours, dans l'éveil des commerces, des travaux, des femmes, et Jean Roudaut est celui qui peut enfin rêver au sens de la profonde remémoration, qui sait lire le palimpseste complexe et ruiné des villes. D'une description historique (Byzance) à une interrogation sur la réalité de l'objet et de l'image (Venise), par la relation d'une promenade particulière (Salonique), c'est le récit d'un voyage d'Orient en Occident qui suit le soleil de son lever à son coucher.
Résumé : Les passages et les messagers nous surprennent. Nous ne savons pas toujours apercevoir ni entendre ceux qui nous font signe. Il suffit cependant d'un geste ou d'un mot retenu pour qu'une voix nouvelle naisse en soi, murmure, partage, ordonne. Il importe dès lors de s'accorder à ce qui est donné, d'explorer le regard, d'éveiller le goût, d'affiner l'écoute, de sensibiliser le toucher, pour changer le corps et le monde en une chambre d'échos. Il faut aménager le théâtre de mémoire, se libérer du souci et de la mélancolie, explorer l'espace du nom et celui des mots, faire du jour une grande année. Des phrases demeurées en souvenir deviennent des personnages de fiction, qui se rencontrent, se mêlent, valsent les révolutions du temps dans des paysages orientés par Melville, Huysmans, Proust, Michaux, Breton. Nous ordonnant, une parole reconnue nous délie. Mais rien ne conduit qui ne déchire. Cependant de quelque rigueur que fasse preuve la voix, exigeant l'affrontement, visant à nous dénuder, nous ne cessons de recourir à elle, comme à la seule chance qui nous soit donnée de nous reconnaître. Défait de toute retenue, mais reconstitué, il reste à faire don du lieu recomposé ; en se faisant guide en une ville réelle, on introduit à une ville imaginaire. On construit une autre part de soi, si on veut, si on continue de vouloir.
Longtemps considéré comme un " nouveau romancier ", Robert Pinget a traité la littérature en poète, dans l'esprit de R. Roussel, et en méditatif, à la façon de M. Proust. Sans pour autant négliger le " vrai " (les narrateurs ont le souci maniaque de l'exactitude), ni le " beau " qui tient au " ton " musical adopté, il s'est préoccupé du " bien " que peut produire le travail littéraire. Ce n'est pas qu'il ait attendu le salut de l'écriture, en imaginant déceler entre les événements quotidiens cocasses les manifestations de la Providence ; ni une grâce, en tirant avantage des défaillances de la mémoire ; le bien espéré est celui de pouvoir, un jour, acquiescer à ce qui est dans le temps, et vivre avec l'innocence de l'enfant.
Résumé : "Le personnage du récit que je suis en train de lire est entré dans une chambre d'hôtel à la nuit tombante. J'en étais là de ma lecture quand je me rendis compte que le volume avait été mal broché. Bien entendu, cette erreur avait été commise à l'endroit du récit où, croyais-je, une parole décisive devait être prononcée, un secret révélé. Je ne puis que l'imaginer. Ma lecture demeurera hypothétique. Que s'est-il passé ? En ce temps mort qui sépare l'instant où une information est émise de celui où elle est perçue, le moment où il apprend qu'il est pestiféré de celui où il comprend qu'il doit vivre en pestiféré, entre ce qu'il a conscience de devoir faire et le geste qu'enfin il ébauche, quelque chose a peut-être eu lieu. Serait-ce le mystérieux frôlement d'une plume d'ange ? ou quelque apparition sous l'aspect d'une femme qu'il aurait aimée, qu'il a perdue sans doute et qu'il veut retrouver, non seulement par la pensée et par le glissement dans le sommeil, mais aussi dans la trame d'un incessant discours, à la fois souvenir et invention, soumis à une écriture dont le narrateur est le maître avant d'en devenir l'exécutant ? Poursuivre ma lecture est imaginer un autre récit".
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.