Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Connexions N° 94 : Crise du collectif et d'intervention
Rouchy Jean-Claude
ERES
26,50 €
Épuisé
EAN :9782749213224
Les mutations culturelles contemporaines soumettent les collectifs (institutions, organisations, équipes) à une série de transformations qui se télescopent et se potentialisent. Ces différentes transformations affectent la structure des ensembles intersubjectifs et participent à produire une forme d'attaque généralisée des systèmes de liens. La concurrence généralisée mine les coopérations ; la survalorisation de la mobilité défait les appartenances ; les logiques de performance et d'efficacité détissent les valeurs d'échange et de solidarité. L'hyperindividualisme contemporain, associé au tout est possible, contrevient aux renoncements nécessaires au vivre ensemble. Si les interventions constituent un formidable observatoire des répercussions de ces mutations culturelle, elles ont aussi à ressaisir leurs effets tant au plan des demandes que des dispositifs à mettre oeuvre. Si les interventions ont eu à soutenir, favoriser ou mobiliser un processus de changement collectivement attendu, les demandes contemporaines se formulent davantage en termes de soutien à la résistance, de formulation de réponses créatives face à la casse des valeurs et des pratiques institutionnelles. Ce numéro 94 de Connexions visera d'une part à éclairer les mécanismes et les processus qui participent à la transformation des collectifs. Il s'agira notamment de qualifier cette transformation et d'en ressaisir la dynamique en sollicitant différentes perspectives. D'autre part, les contributions exploreront le destin des interventions à l'aune de ces mutations, et cela dans les différents champs et milieux sociaux.
La prise en charge d'adolescents difficiles, ou en grande difficulté, réactionnels, violents, dans l'agir, faisant éclater les structures d'accueil, pose de façon indissociable des problèmes cliniques et institutionnels. À partir d'analyses de situations, ce numéro s'intéresse à l'évolution d'adolescents en difficulté, aux attaques du lien, mais aussi aux dispositifs de prise en charge, au mode d'intervention, au cadre institutionnel et aux modalités de fonctionnement du travail en réseau. Il s'agit d'ouvrir des perspectives sur l'évolution du cadre institutionnel et des dispositifs de prise en charge, en relation avec les crises structurelles et anthropologiques que traverse actuellement notre société, pour permettre des parcours individualisés et diversifiés où sont apportées des réponses cliniques appropriées aux souffrances des jeunes et de leurs familles ; l'objectif est d'abandonner les représentations fondées sur les logiques de rupture ou d'exclusion ou encore sur certaines notions comme celle de jeunes dits " incasables ".
Jean fut éberlué par la rapidité avec laquelle ces très jeunes débutants et débutantes s'adaptèrent physiquement aux trois allures des chevaux, d'une part et de l'attention, du sérieux et de l'attitude de tous d'autre part. Jean pensa immédiatement que la discipline qu'ils ignoraient complètement et la rigueur qui leur était imposée étaient des éléments indispensables ou à leur éducation, ou du moins à celle de l'équitation. Après dix jours d'entraînement extrêmement sérieux, ils avaient tous une excellente position de buste, une bonne descente de cuisses due au travail sans étrier, aux trois allures, à des mains relativement xes. " Dans ce troisième ouvrage, Jean-Louis Rouchy dévoile un nouvel aspect de sa vie, faite d'expériences, de découvertes et de déconvenues. De l'armée à l'équitation, de la France à Dakar, le professeur d'équitation nous ouvre son coeur et revient sur les épisodes marquants de sa vie. Rythmé par les chevaux et l'amour, son parcours atypique témoigne d'une existence passionnée et passionnante. Jean-Louis Rouchy est déjà l'auteur de Pédagogies équestres - Exploitation des stimuli tactiles et N'aie pas peur et marche, parus en 2015 aux Editions du Panthéon.
Depuis sa première parution en 1998, Le groupe, espace analytique est devenu un ouvrage de référence pour tous les psychanalystes, psychothérapeutes, psychologues, psychiatres, mais aussi formateurs, travailleurs sociaux, éducateurs, enseignants, à qui il fournit des repères solides pour l'élaboration de leur pratique. Jean Claude Rouchy y présente l'analyse de groupe, issue de la psychanalyse et d'autres disciplines, dans ses développements cliniques, théoriques, ouverts aux recherches internationales et aux avancées de ces dix dernières années, en référence notamment à Nicolas Abraham et Maria Torok, Salomon Resnik, René Kaës, André Green ou Claudio Neri. Cette nouvelle édition a été entièrement revue et augmentée, notamment par une approche interculturelle qui fonde une démarche innovante au plan clinique pour le traitement des perturbations liées à l'exil, à l'immigration, aux traumas sociaux, aux conflits inter et intraculturels. Renouant avec la tradition des grands auteurs tels que Bion, Foulkes, Pichon-Rivière, son travail s'appuie sur une longue expérience clinique de la psychanalyse et de l'analyse de groupe, clairement posées ici comme des pratiques distinctes, mais aussi des groupes d'évolution, de supervisions d'équipes, d'analyse d'institution. Il témoigne d'une élaboration originale, rigoureuse et particulièrement féconde pour identifier et traiter la souffrance psychique à l'?uvre dans nos sociétés.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.