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Milon de Crotone ou l'invention du sport
Roubineau Jean-Manuel
ALPHA
11,00 €
Épuisé
EAN :9782383880974
Lutteur d'exception, Milon de Crotone accumule, au VIe siècle av. J.-C., le plus extraordinaire des palmarès sportifs de l'histoire. Multiple champion olympique, sa légende, antique comme moderne, a fleuri autour des exploits qu'on lui prête, qu'il s'agisse de prouesses physiques ou alimentaires. Erigé par les Anciens en figure exemplaire de la force, de l'énergie ou encore de la virilité, Milon a frappé les esprits tant par son rôle déterminant dans la guerre contre Sybaris que par les conditions dramatiques de sa disparition, dévoré par des loups dans une forêt de Crotone, les mains prisonnières d'un chêne qu'il avait tenté de fendre. Mais Milon est avant tout le témoin et l'un des acteurs principaux de la naissance d'un phénomène majeur de la culture occidentale, le sport, et de l'émergence d'une figure sociale d'un nouveau type : l'athlète.
Enfant terrible de la démocratie athénienne, Alcibiade est resté dans l'Histoire comme l'archétype de l'ambitieux, du démagogue, du renégat. Une lecture moins univoque est pourtant possible. Fils de bonne famille, orphelin de guerre, pupille de Périclès, élève favori de Socrate, stratège charismatique, champion olympique, Alcibiade suscita chez ses contemporains la plus grande ferveur comme les plus grandes haines. Ayant accompli un mariage d'argent, il mena une vie de dandy, ne se refusant aucun luxe, aucun plaisir. Sa beauté magnétique lui valut d'être élevé au rang d'icône érotique dans l'ensemble du monde gréco-romain. Partisan décomplexé d'une Athènes impérialiste, soupçonné d'aspirer à la tyrannie et mis en cause dans deux des scandales religieux les plus retentissants de son époque, il subit les affres de l'exil et, d'un lieu de refuge à l'autre, démontra une malléabilité identitaire sans équivalent. Jean-Manuel Roubineau brosse un portrait kaléidoscopique de ce personnage insaisissable et flamboyant, dont l'assassinat, quelques mois à peine après la chute de l'Empire athénien, offre un écho tragique à cet effondrement.
Prost Francis ; Roubineau Jean-Manuel ; Viviers Di
Rejeté dans l'ombre par l'éclat du siècle de Périclès, le VIe siècle avant J. -C. n'a guère été abordé par les savants que comme la survivance d'une époque archaïque finissante ou l'antichambre d'une triomphante époque classique. Suscitant les réticences des archéologues comme des historiens, coincé dans un entredeux historiographique, il a pâti d'une situation documentaire perçue comme aride. Pourtant, les sources, qu'elles soient écrites, matérielles ou visuelles, ne manquent pas, à qui veut bien les récolter. Ce fut précisément l'objectif d'une large équipe dont les compétences variées ont permis de reconstituer ce monde des Grecs au VIe siècle. Des trois générations de Grecs qui se succèdent entre les années 600 et les années 500, et se transmettent pratiques, savoirs et représentations, elle s'est ainsi efforcée de saisir non seulement les figures sociales majeures, mais aussi les paysages qui dessinent progressivement leur cadre quotidien. Il s'est agi, enfin, de rendre palpable le fonctionnement de cet univers, les tensions qui structurent la vie interne des cités ainsi que les interactions et contacts des communautés grecques avec les peuples du pourtour méditerranéen. Le VIe siècle, une belle époque ? Avec le soutien de l'UMR 7041 ArScAn, de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, de l'Université libre de Bruxelles (ULB), et de l'unité de recherche TEMPORA de l'université Rennes 2.
Résumé : "Le sport, disait George Orwell, c'est la guerre, les fusils en moins." Reflet d'un idéal politique à la fois antagonique et pacifique, le sport permet aux hommes de se mesurer physiquement, sans chercher à s'anéantir. Ses racines plongent dans un passé lointain. C'est en Grèce ancienne que l'on voit sortir de terre les premiers gymnases et les premiers stades, s'établir un circuit de compétitions, se définir des disciplines encadrées de règles et d'interdits. La concurrence et l'excellence y sont érigées en valeurs cardinales. La figure de l'athlète, avatar du citoyen-soldat, s'impose dans le paysage social durant plus d'un millénaire. Les champions, qu'ils soient coureurs, lutteurs ou pentathloniens, font la fierté de leur communauté d'origine : célébrés dans des poèmes, statufiés, ils sont couverts de privilèges et immortalisés dans la mémoire collective. Objets d'une immense ferveur populaire, ils n'en sont que plus attaqués par les savants, philosophes ou médecins, qui fustigent leur inutilité supposée et les dangers de leur mode de vie. Cest à une histoire de ce premier sport, éloigné dans le temps mais souvent si proche de nos pratiques contemporaines, que ce livre invite.
Écrit dans la Russie des années 1920, ce livre témoigne de la richesse des recherches marxistes qui se développent. Avec le Hongrois Georg Lukacs, l'Allemand Kart Korsch ou encore le juriste soviétique Evgeny B. Pasukanis, Isaak I. Roubine est un de ceux qui entendent réactiver la tradition critique du marxisme contre, notamment, sa version "scientiste" issue de la 2e Internationale. S'appuyant sur une connaissance encyclopédique de Marx, l'auteur met en évidence la nécessaire articulation entre la théorie du fétichisme de la marchandise, considérée comme la "théorie générale des rapports de production de l'économie marchande-capitaliste", et la théorie de la valeur. Cette réinsertion du "fétichisme" (considérée jusque-là comme une digression littéraire ou métaphysique) au coeur même de la théorie marxiste permet à Isaak I. Roubine de mettre au premier plan la structure des rapports de production et d'envisager de façon tout à fait nouvelle les rapports entre valeur et travail. L'ouvrage offre ainsi une analyse des concepts fondamentaux travail abstrait, travail qualifié, travail socialement nécessaire, travail productif. Isaak I. Roubine va disparaître dans les purges staliniennes et son livre ne sera plus réédité en URSS. À l'Ouest, il ne sera accessible qu'en 1972, aux États-Unis. C'est cette édition américaine qui sera utilisée pour une édition allemande puis française, en 1977, chez François Maspero. Dans sa préface, Antoine Artous, qui a notamment publié Le Fétichisme chez Marx (Syllepse, 2006), montre comment la "redécouverte" de ce livre s'est inscrite dans les débats des années 1960-1970 sur la théorie de la valeur, débats qui conservent toute leur actualité à notre époque où se combinent modernisation accélérée du procès de production et crise profonde du système capitaliste.
Résumé : Noire, gambienne, d'origine musulmane et catholique par son père, blanche, juive et française par sa mère, Rachel Khan est fière de se dire "racée". Mais comment vivre cet excès de "races" à l'heure des replis identitaires où seule la radicalité importe ? A travers une série de mots, notions et expressions "politiquement correctes", Rachel Khan pose un regard tant critique que malicieux sur notre époque idéologisée qui interdit toutes formes de nuances. Elle condamne les "mots qui séparent" ? souchien, racisé, afro-descendant, minorité... et les "mots qui ne vont nulle part" : vivre-ensemble, diversité, mixité, etc., qui dans une " bienveillance inclusive ", alimentent la haine et les silences. Mais elle défend avec force les " mots qui réparent " ? intimité, création, désir ? qui, eux, rétablissent le dialogue, favorisent la pensée non unique et unissent notre société. Prix littéraire des droits de l'Homme, Prix du livre politique et Prix de la Laïcité 2021.
Résumé : Que se passe-t-il dans la tête d'un chien ? Pour y répondre, le neuroscientifique Gregory Berns a observé, grâce à l'imagerie cérébrale, le cerveau des chiens exposé à certaines stimulations telles que la promesse d'une friandise, l'odeur de leur maître ou celle d'un chat. Cette excursion inédite dans la matière grise canine qui aura duré quatre ans, complétée par des travaux pionniers sur d'autres mammifères tels que les otaries, qui peuvent apprendre à danser, ou les dauphins, qui "voient" le monde par écholocalisation, nous montre que les animaux réagissent comme les humains aux mêmes émotions. Vous ne regarderez plus votre chien de la même façon.
Résumé : Savez-vous que l'on compte cinq fois plus d'autistes chez les garc?ons, que 80 % des be?gues sont de sexe masculin ou que neuf personnes incarce?re?es sur dix sont des hommes ? Pourquoi ? Parce que le cerveau masculin n'est pas construit de la me?me manie?re que son alter ego fe?minin. Unisexe a? la conception, il se masculinise chez l'embryon puis au cours de la petite enfance, sous l'effet d'un tsunami hormonal.
Résumé : Si le féminisme s'est constitué en mouvement politique au XIXe siècle en Europe, des idées féministes, implicites ou explicites, se sont exprimées depuis l'Antiquité et dans le monde entier, contredisant les moeurs et le discours misogyne dominants. Pourquoi, comment et où de telles idées apparaissent-elles ? Font-elles véritablement Histoire, dans un processus de développement cumulatif ? Ou sont-elles seulement des bouffées aléatoires, sans synthèse ni somme ? Le féminisme politique en est-il l'aboutissement historique ? Alternant portraits, récits et analyses, Séverine Auffret retrace l'évolution des idées féministes depuis leurs premières manifestations jusqu'aux problématiques les plus contemporaines dans une somme inédite et vivante où l'on croise les Amazones, Simone de Beauvoir, Sapphô ou Diderot, et qui nous transporte de l'Egypte ancienne jusqu'en Amérique précolombienne.