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Les racines sociales de la violence politique
Rouban Luc
DE L AUBE
18,90 €
Épuisé
EAN :9782815958318
Entre 2021 et 2022, les agressions contre les élus ont augmenté de 32 %. Chaque année, 12 % des personnels de l'Education nationale disent avoir été victimes au moins une fois de menaces ou d'insultes. Comment expliquer le basculement de la France dans cette nouvelle violence politique ? Et comment en comprendre la nature ? C'est à partir de ces deux questions que Luc Rouban a mené une enquête permettant de déceler les causes de cette nouvelle crise démocratique qui n'en finit plus, des Gilets jaunes de 2018 aux émeutes de juillet 2023, en passant par les journées d'action contre la réforme des retraites. Cet ouvrage présente les résultats les plus récents de la recherche en science politique, qui montrent que cette crise remet en cause la hiérarchie sociale et les critères qui la définissent, notamment au sein des classes populaires - et cela bien plus en France qu'en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni. Résoudre la crise démocratique ne peut passer, selon l'auteur de ce livre, que par des réformes de fond, trop longtemps différées. Sans cela, la violence politique ne fera que s'aggraver.
Le mouvement des gilets jaunes est tout sauf anecdotique. Tenter de l'expliquer en se focalisant sur la sociologie des participants ou en évoquant la montée des populismes et le rejet des élites n'est guère probant. Luc Rouban voit dans ce mouvement le symptôme d'une profonde mutation du rapport au politique. En épluchant minutieusement sondages, enquêtes, baromètres ainsi que les remontées du grand débat national, il met au jour les sources cachées de cette mutation, ce qu'il appelle la matière noire de la démocratie. Alors que l'offre politique est devenue un produit comme un autre et qu'une part croissante de la population se sent privée d'autonomie et subit les effets de la mondialisation, la lutte des classes a changé de visage, les notions de représentativité et d'universalité n'ont plus cours. A un débat démocratique centré sur la poursuite de l'intérêt général à long terme s'oppose désormais une vie politique réduite à un échange de court terme entre un citoyen-client et un élu-fournisseur. Le choc frontal entre ces deux visions difficilement réconciliables (et dans lesquelles, paradoxalement, gilets jaunes et macronisme se rejoignent) crée de lourdes menaces sur la démocratie.
Quel avenir pour les maires ? La crise sanitaire de 2020 a mis au premier plan la question de l'avenir des maires, en même temps que celle des territoires et de la décentralisation. Alors que le modèle urbain est en crise et que les citoyens aspirent à plus de proximité dans les processus de prise de décisions, l'institution du maire se transforme. Les maires sont-ils désormais confrontés à la montée de défiance qui s'exprime depuis longtemps envers les autres élus ? Quelles fractures entre les maires des grandes villes et ceux des communes rurales ? Quelle évolution de la fonction face aux pouvoirs grandissants des intercommunalités ? Quelles conséquences de l'attitude de plus en plus consumériste de nombre de leurs administrés ? Pour répondre à ces questions, "Place au débat" vous propose le point de vue d'un auteur spécialiste qui analyse les résultats des municipales de 2020 et les enquêtes les plus récentes.
L'un des clichés les plus utilisés pour décrire l'évolution politique consiste à dénoncer le poids de la technocratie et son rôle dans la définition d'une pensée unique. Le cliché est fort car il est polyvalent et peut être utilisé sur plusieurs registres : celui de la fracture entre les élites et la nation, celui de l'incapacité de l'Etat à réformer la société ou même à la comprendre, celui des réseaux de solidarité qui unissent les hauts fonctionnaires contre le pouvoir politique. On n'en est donc pas à une contradiction près : les technocrates décident de tout mais restent impuissants devant les problèmes de société. Enfermés dans leur monde élitiste, ils font le jeu de la mondialisation. A l'argument populiste, il faut opposer l'analyse. Seize années d'alternances et de cohabitations ont changé la règle du jeu. Les hauts fonctionnaires contre le pouvoir politique. On n'en est donc pas à une contradiction près : les technocrates décident de tout mais restent impuissants devant les problèmes de société. Enfermés dans leur monde élitiste, ils font le jeu de la mondialisation. A l'argument populiste, il faut opposer l'analyse. Seize années d'alternances et de cohabitations ont changé la règle du jeu. Les hauts fonctionnaires sont politisés, les sommets de l'Etat se sont ouverts à la société civile et les militants ont pris le pas sur les technocrates. L'action de l'Etat n'est plus celle des années soixante : les groupes d'intérêt, les formes d'engagement et de contestation se sont multipliés. L'Europe crée de nouvelles techniques de pouvoir. Le système politique est plus ouvert qu'il ne l'a jamais été. Plus que jamais, l'expertise est en procès. Le discours sur la technocratie cache l'incapacité des notables devant la pluralisation du débat et l'apparition de nouveaux modes de gouvernement.
La défiance politique est une spécificité française. Les politistes ne cessent d'en mesurer l'extension et l'intensité. Luc Rouban cherche à en comprendre les mécanismes. Revenant minutieusement sur une décennie d'enquêtes et de baromètres d'opinion, il constate que la perte de reconnaissance sociale est l'une des clés de cette défiance. Quelle que soit leur place dans la société, les Français, bien plus que leurs voisins européens, ressentent amèrement le fossé qui s'est creusé entre l'idéal d'équité porté par la République et le peu de valeur que l'Etat, à travers ses institutions et ses actions, accorde à leur mérite individuel. Un nouveau rapport au politique se fait jour, où la tentation autoritaire devient forte ; où la quête de l'efficacité personnelle et catégorielle l'emporte sur le dessein collectif ; où domine l'idée que le système politique est perverti et mensonger, qu'il n'a rien à offrir de bon.
Résumé : La Terre, être silencieux dont nous sommes l'une des expressions vivantes, recèle les valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles et de la patience, l'espoir qui se renouvelle toujours car les puissances de vie sont infinies?
Pour en finir avec notre déni ! Mes critiques s'adressent à ma "Famille", celle des intellectuels de la gauche, champions toutes catégories en matière de déni : de peur de "faire le jeu de la réaction", nous avons nié l'existence des camps soviétiques, la barbarie du maoïsme, la tyrannie des régimes du tiers-monde dès lors que ceux-ci se réclamaient de la gauche. Aujourd'hui, face au fanatisme islamiste, de peur d'être taxés d'islamophobie, nous replongeons dans le déni..." André Versaille. "Votre texte est un vrai régal. J'y ai trouvé mille choses passionnantes ! On ne pouvait mieux dire la crétinerie de nos "idiots utiles". La légèreté est très sûrement la meilleure façon de parler de leur lourdeur mortifère. Je suis sûr que ce livre va faire sensation dans le contexte d'aujourd'hui. Il apportera beaucoup au débat actuel ; en fait, il dit tout ce qui ne se dit pas, ne se dit plus. Il sera accueilli avec enthousiasme, mais certains, très agissants, lui feront la guerre ou l'ignoreront avec force pour le faire disparaître dans le silence." Boualem Sansal.
Résumé : Une interrogation "sur la vie bonne et les valeurs qui la fondent", c'est-à-dire un périple intérieur, un voyage au fond de soi passionnant et insatisfaisant, une aventure dévorante et nécessairement inaboutie, au final une exploration de l'âme à l'issue de laquelle nous pouvons mesurer l'être que nous sommes à celui que nous aurions voulu être. Voilà ce qu'est l'éthique, que le généticien Axel Kahn, dans ce dialogue avec le journaliste Denis Lafay, met à l'épreuve des faits : libéralisme, capitalisme, Europe, démocratie, entreprise, progrès scientifique, intelligence artificielle, création artistique, écologie, mort, vie, spiritualité, guerre... Une lumineuse plongée dans son exigence d'être, qui constitue pour tout lecteur en cheminement éthique un exceptionnel éclairage.