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Jeunes en errance. Relation d'aide et carrières de marginalité
Rothé Céline
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753550490
En France, les politiques sociales d'aide aux jeunes en difficulté se font le relais d'une norme d'insertion où le projet professionnel est toujours, de près ou de loin, le moteur de l'accompagnement. Par ailleurs, la protection publique en direction des jeunes reste ponctuelle et l'Etat social renvoie principalement les jeunes en insertion vers le soutien de leur famille. Dans ce contexte, ceux qui ne peuvent en bénéficier sont particulièrement fragilisés et se retrouvent durablement éloignés des parcours conventionnels d'accès à l'emploi. Certains d'entre eux ont constitué une figure emblématique des jeunes en difficulté au détour des années 2000 en France ; ils ont été appelés "jeunes en errance", notion qui est rapidement devenue une catégorie d'intervention publique, marquant fortement les pratiques de l'intervention sociale à l'égard des publics jeunes à la rue. Depuis lors, la catégorie française "jeune en errance" désigne ceux qui n'adhèrent à aucune proposition d'insertion et mettent en échec les démarches qu'ils entreprennent.
La préquelle de la série événement, exclusivement en roman ! Fêtes de fin d'année, Hawkins, 1984. Le shérif Jim Hopper n'a qu'une envie : profiter tranquillement de son premier Noël en compagnie de celle qui est désormais sa fille adoptive. Mais la jeune Onze a d'autres projets. Malgré les protestations de Hopper, elle remonte un carton étiqueté " New York " de la cave, et l'assaille de questions : pourquoi le shérif a-t-il quitté Hawkins toutes ces années avant ? Pourquoi ne parle-t-il jamais de cette période de sa vie ? Et malgré ses réticences, Hopper entame l'histoire de la nuit à New York où, pour lui, tout a changé... Eté, New York 1977. Le jeune policier commence une nouvelle vie après plusieurs années passées au Vietnam. Une vie de famille harmonieuse avec sa femme et sa petite fille, un tout nouveau poste d'enquêteur au NYPD... Tout semble aller à merveille jusqu'à une série de meurtres étranges, très ritualisés, qui lui sont en plus aussitôt retirés par le FBI. Furieux, le jeune homme décide d'enquêter quand même, et infiltre sous couverture un gang des rues. Mais bientôt, une immense panne de courant plonge la ville entière dans le noir... des ténèbres bien plus profondes que ce qu'aurait pu imaginer Hopper.
Résumé : Neil, jeune bibliothécaire juif vivant dans le quartier ouvrier de Newark, tombe sous le charme d'une riche étudiante, Brenda. Leur relation va se confronter aux différences sociales et à la pudeur de l'Amérique des années 1950. A travers cet amour de vacances, Philip Roth esquisse une satire de la société américaine et de ses rapports avec le monde juif.
Un siècle après La Guerre des boutons, que deviendraient Lebrac, Camus, La Crique, Grangibus et les autres? Comment mèneraient-ils leur guerre contre les Velrans? C'est à cet étonnant exercice que s'est livré l'auteur de cet ouvrage. Au-delà de la curiosité littéraire, son roman documentaire dresse le sombre constat de la façon dont notre société répond désormais au "problème" de la jeunesse. Bertrand Rothé a en effet demandé à des policiers, des juges, des éducateurs, des médecins, qui tous travaillent avec des mineurs, de lire ou de relire La Guerre des boutons, le fameux roman de Louis Pergaud publié en 1912 et porté à l'écran par Yves Robert en 1961. Avec eux, il a travaillé plus d'un an pour comprendre comment ils réagiraient aujourd'hui face à de tels comportements. Tout en proposant une "suite" des aventures de Lebrac et ses amis, le livre que voici est leur quotidien. Et le moins que l'on puisse dire est qu'il est édifiant. En postface, Laurent Bonelli, spécialiste des politiques sécuritaires, montre qu'en un siècle ce n'est pas la violence des jeunes qui s'est accrue; c'est notre incapacité d'y faire face autrement que par le recours à des institutions toujours plus répressives. Biographie de l'auteur Bertrand Rothé est titulaire d'un CAP de cuisine et d'une agrégation d'économie. Il enseigne aujourd'hui à l'IUT de Sarcelles. Laurent Bonelli, sociologue, est rédacteur en chef au Monde diplomatique.
« L’anthropologie (ou l’ethnologie) peut être, pour les non-spécialistes, une formidable source de réflexion, dès lors que, loin de se cantonner à la simple description de moeurs ou coutumes “exotiques”, elle devient un “détour” (Balandier) permettant de saisir les enjeux du monde contemporain. Dans cette perspective, la présente collection accueille des textes qui, s’ils ont pour objet des lieux géographiquement ou culturellement lointains, offrent au lecteur des données permettant de mieux comprendre et conceptualiser la société contemporaine ». Un lointain si proche, dont le « manifeste » est donné ci-dessus, après La ville marchande, enquête à Barbès, nous invite à partager le quotidien d’une famille dakaroise dont l’auteur a été l’intime pendant près d’un an. L’ouvrage, documenté et vivant, écrit dans un style alerte, mais rigoureux au plan scientifique, intéressera certes les étudiants et chercheurs en ethnologie ou anthropologie, mais aussi un public plus vaste, tant les questions soulevées (chômage, libération des femmes...) trouvent leur équivalent sous nos latitudes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?