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Cabinet des figures de cire précédé d'Images viennoises. Esquisses et portraits
Roth Joseph ; Pesnel Stéphane
SEUIL
21,00 €
Épuisé
EAN :9782020961660
Je n'écris pas de"commentaires divertissants". Je dessine le visage de notre époque." Telle est l'ambition maintes fois proclamée par Joseph Roth, qui refusait que l'on considérât son activité de journaliste et de chroniqueur comme celle d'un aimable causeur et ne l'estimait pas inférieure à sa prose romanesque. Les esquisses et portraits ici réunis confirment la validité de cette exigence. Observateur minutieux de la surface chatoyante du monde, qu'il sait rendre en quelques traits de plume suggestifs, l'écrivain brosse un panorama subjectif de la modernité qui est en même temps une quête de sens. Des Images viennoises, écrites dans les tout premiers temps de sa carrière de journaliste, jusqu'aux pages ciselées de Cabinet des figures de cire, où il a rassemblé de son vivant les plus beaux textes rédigés pour le compte de la Frankfurter Zeitung quelques années avant la période de l'exil français, Joseph Roth s'affirme au travers de sa prose toujours lumineuse et alerte comme un maître incontesté de la forme brève.
Theodor grandit dans la maison de son père, le contrôleur des Douanes et ancien adjudant Whilhelm Lohse. Le petit Theodor était un enfant blond, appliqué et bien élevé. Il désirait ardemment avoir l'importance qu'il acquit plus tard, mais sans jamais oser y croire vraiment. On peut dire : il dépassa les espérances qu'il n'avait jamais placées en lui. Le vieux Lohse ne vécut pas assez longtemps pour connaître son fils adulte."
Résumé : Les amis de Joseph Roth ont longtemps soutenu qu'il avait laissé un roman sur Trotsky. Le manuscrit de ce roman, datant des années 1928-1929, fut retrouvé en 1963 aux Etats-Unis. Le prophète muet ou, comme Joseph Roth l'intitula parfois, Friedrich Kargan, roman d'un jeune révolutionnaire, ne peut toutefois sans abus être tenu pour un "roman sur Trotsky". Il est vrai que le jeune Kargan, après avoir vécu dans les milieux de l'émigration communiste russe et avoir connu la Sibérie tsariste, participe à la Révolution de 1917 et devient l'un de ses chefs. Vrai aussi qu'il n'a cessé de détester Savelli, portrait transparent de Staline, et d'en être haï. Mais le parallèle ne saurait aller au-delà. En vérité, Friedrich Kargan, plus proche peut-être de l'auteur lui-même que de Léon Trotsky, incarne le destin d'innombrables intellectuels européens qui, entre les années 1910 et 1930, durent vivre non seulement le drame de la disparition des "valeurs individuelles", mais aussi celle du romantisme révolutionnaire condamné au nom de l'efficacité pratique et du rationalisme technicien. Le tableau de la vie des révolutionnaires émigrés en Suisse, leurs discussions dans les cafés de Vienne, le récit de l'initiation de Friedrich à l'action clandestine et de ses incursions dans "le beau monde", d'où naîtra une histoire d'amour, l'admirable amitié qui le lie à Berzeïev, et qui est la seule permanence de cette vie et de ce livre, font du Prophète muet une véritable Education politico-sentimentale des années vingt.
Le récit de Notre assassin se déroule tout entier dans un bar parisien où se retrouvent des habitués venus de l'autre bout de l'Europe. Le narrateur, journaliste un peu paumé connaissant bien les pays slaves, y tient aussi ses quartiers. Un des clients, un soir de beuverie, raconte son histoire: misère, trahison, errance. Tout l'univers de Joseph Roth (1894-1939), est de cette scintillante noirceur - celle de Satan. On y retrouve la Russie de l'enfance, celle des moujiks écrasés et des princes insolents, celle des mouchards et des folies à la française. On y retrouve le rêve que Roth ne cesse de poursuivre, celui de réussir et de se sauver à la fois... Un ton neuf cependant se dégage de ce récit troublant, plein de rebondissements et d'aventures sombres: Notre assassin est un vrai roman russe" dans les personnages aussi bien que dans le rythme ", écrivait à son propos Stefan Zweig".
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?