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Critique du discours STM scientifique, technique et marchand. Essai sur la servitude formelle
Roth Dominique Jacques
ERES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782749216485
La passion de l'ignorance: le mythe de l'économie de croissanceLa passion de l'ignorance imprègne la sphère publique. Or toute analyse, quelle qu'elle soit, suppose l'atténuation de la passion de l'ignorance. Méconnaissant la forme scientifique, technique et marchande qui la contamine, la croyance néolibérale ne peut prétendre à la supériorité de son discours. Le macrocosme néolibéral qui prône la supériorité du marché libre désentravé de toute intervention étatique pour assurer la «liberté» et le «bonheur» de l'homme, n'a jamais été aussi dispendieux que depuis que ses élites ne parlent plus que d'économie.Contrairement aux États-Unis dont le dollar sert d'étalon monétaire et qui s'abreuvent en liquidités auprès de la Réserve fédérale, les pays de la zone euro ne bénéficient pas de ce privilège. Les statuts de la Banque centrale européenne (BCE) interdisent le financement direct des États par eux-mêmes depuis la loi du 3 janvier 1973. Cette loi oblige la France (et les États européens depuis les traités de Maastricht et de Lisbonne) à emprunter non plus à leurs banques centrales, mais aux banques d'affaires, les endettant ainsi auprès des banques et institutions financières privées et de leurs actionnaires. La crise financière que nous vivons aujourd'hui n'est donc pas le résultat d'une calamité naturelle, mais découle des choix qu'ont fait les États de ne pas battre monnaie eux-mêmes et d'avoir concédé ce privilège régalien aux banques. Lorsque, entre 2007 et 2009, l'Europe se mobilise pour «sauver les banques», elle emprunte pour un montant total de 1 200 milliards d'euros en engagements et en garanties diverses auprès d'investisseurs institutionnels tels que les fonds de pension, les compagnies d'assurance et les banques privées. Ces dernières, qui réalisent d'énormes profits, sont ainsi «aidées» quoique les conséquences de leur démesure aient impacté les peuples une première fois en 2008. Depuis, les États européens avancent à découvert sous le tir croisé des spéculateurs des marchés financiers, de la Commission européenne et du FMI.Les théoriciens néolibéraux qui se réfèrent continuellement à l'esprit des Lumières se réclament d'un idéal usurpé: leur action défigure le patrimoine de la pensée humaniste en légitimant une économie de rente, de gaspillage, de spéculation et de corruption dans des proportions jusqu'alors inégalées. En favorisant la croissance des inégalités, ils ont créé une doctrine plus dangereuse et triviale, que le marxisme le plus dévoyé. Les prêts anciens étant en partie couverts par de nouveaux emprunts, la dette ne cesse de croître malgré les remboursements... Toutefois, si les banques exigent un taux de rémunération prenant en compte un «risque de défaut», ne serait-il pas cohérent de leur faire supporter une dette aussi odieuse qu'illégitime, dès lors que ces «défauts» se produisent? Au lieu de cela, la dette grecque a été effacée à hauteur de 73 %, en appelant une fois de plus les peuples à contribution grâce à l'artifice du Fonds européen de solidarité financière (FESF ou futur Mécanisme européen de stabilité, mes).
Avec un sens pratique reconnu et une précision rigoureuse qui n'interdit pas l'humour, Jean-Marie Roth vous permet de découvrir les secrets, de comprendre les mécanismes et de maîtriser tous les outils de la dramaturgie et de l'écriture de scénarios. Toutes les étapes, de l'idée de film à la vente du scénario de long métrage, sont présentées de manière concrète. Riche de larges extraits de scénarios analysés et commentés, mais aussi de tests et d'exercices corrigés, ce livre est un outil indispensable pour le scénariste débutant : L'écriture de scénarios ou comment apprendre le vocabulaire des producteurs et la grammaire des cinéastes...
Le jeune Canguilhem n'est ni épistémologue, ni historien des sciences. C'est un philosophe de tradition classique, qui se débat avec l'un des grands problèmes de la philosophie : l'unité de l'expérience. Comment unifier de manière satisfaisante les deux fonctions humaines de connaissance et d'action ? Faut-il admettre, à la suite d'Alain et de la philosophie réflexive, la subordination de l'agir au jugement ? Ou bien doit-on reconnaître, comme y incite l'examen normatif de l'activité technique, une forme d'irréductibilité de l'action à la connaissance objective ? L'institution d'une harmonie philosophique entre le jugement et l'agir est au coeur des réflexions du jeune Canguilhem, lui qui n'oubliera jamais que l'unité de l'expérience n'est pas un fait, mais une valeur. Durant un demi-siècle, on tint pour acquis que la bibliographie de Georges Canguilhem (1904-1995) s'ouvrait en 1943, avec l'Essai sur quelques problèmes concernant le normal et le pathologique. La parution en 2011 du premier volume des Ouvres Complètes, réunissant les textes publiés de 1926 à 1939, constitue une invitation exceptionnelle pour rouvrir quelques problèmes d'exégèse qu'une investigation limitée aux écrits de la maturité pouvait avoir clos. Cet ouvrage entend retracer les sources philosophiques du concept de normativité vitale, en examinant les rapports de Canguilhem aux grands auteurs (Kant, Descartes et Bergson), au marxisme, ou encore à Michel Foucault.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
« L âge de raison », qui précède « l'âge bête », est vu par Freud comme « la période de latence ». Elle recouvre ces années de 6 à 12 ans d'une importance fondatrice pour le développement de l'enfant, de ses capacités intellectuelles, de ses relations sociales et de sa vie affective. Ce qui est censé être « latent » à cette époque, c'est la sexualité infantile; mais elle ne l'est en fait pas tant que cela: c'est surtout son expression à l'égard des adultes qui s'efface avec ce que Freud appelait « le déclin du complexe d'Oedipe ». La vie psychique y est intense et prépare l'enfant à affronter les orages de l'adolescence, comme en témoignent les textes réunis dans ce volume.
Ce texte propose une approche psychanalytique de l'arrogance, considérée à la fois comme une pathologie du narcissisme et comme le révélateur des relations de domination. Sont donc explorés les domaines de l'intime, de l'individuel, mais aussi du groupal, du social, au travers de l'étude d'événements contemporains, de personnages historiques et littéraires. Le fait d'articuler ces différents champs constitue tout l'intérêt de cette notion d'arrogance. C'est donc une vaste étude, qui confine à la recherche d'exhaustivité des occurrences de l'arrogance, trouvée aussi bien chez l'enfant que chez l'adolescent, le chef d'entreprise, le criminel, le dirigeant politique. Cet ouvrage est d'une très grande nouveauté dans le champ de la recherche psychanalytique. Il se démarque de par ses qualités d'ouverture, ses analyses liées à l'actualité et son canevas littéraire.
Résumé : La psychanalyse a produit avec Freud une mutation sans précédent dans la conception de l'homme : désormais nous savons qu'un déterminisme inconscient organise notre existence. Ce déterminisme se révèle clairement, avec Lacan, comme celui du langage lui-même. Dès lors que la psychanalyse reconnaît cette dimension, elle doit, bien sûr, lui laisser toute sa place dans la théorie. Celle-ci a sa rigueur, qui n'est pas seulement liée à un usage réglé des concepts. Mais il faut poser surtout qu'elle ne se réduit jamais à un ensemble d'énoncés où l'on oublierait l'énonciation.
Freud évoquait le "saut mystérieux" du psychique dans le corporel. Avec les affections psychosomatiques, c'est au problème inverse qu'on a affaire: comment "convertir" en psychique, en représentations et en mots, ce qui s'exprime sous forme de troubles divers, allant de l'insomnie persistante au malaise cardiaque Car aux théâtres du corps, le plus souvent, les mots manquent pour dire l'angoisse et la souffrance; seul le soma parle un langage obscur, comme si les conflits lointains et les émotions étouffées de l'infans n'avaient jamais pu trouver leur lexique propreOn connaît le talent de Joyce McDougall pour faire participer - au plus près de la clinique et des hypothèses théoriques que suscite l'expérience - ses lecteurs à son travail d'analyste et à la passion de comprendre qui l'anime. Ce ne sont pas alors des cas qu'on observe du dehors, c'est un voyage qu'on entreprend avec des êtres humains qui nous ressemblent, pour peu qu'on consente à entendre, comme l'a noté Michelet, "la foule de ceux qui n'ont pas vécu assez" et les mots "qui ne furent jamais dits"