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Nos déferlantes
Rostoker Agnès
ATLANDE LITT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782383500025
2030 : les dérives d'une France qui a basculé à l'extrême-droite Nos déferlantes est un roman satirique retraçant les aventures de la famille Golem en proie aux mésaventures de notre temps : montée des extrémismes, terrorisme, réchauffement climatique, éclatement de la cellule familiale, sur fond de turbulences de l'adolescence et de manipulation psychologique. L'oncle sort de prison après avoir passé seize années en détention pour meurtre aux "Baumèques" à "Marcelle", une grande ville du sud de la France. L'héroïne, Anna, treize ans, redoute ses pulsions criminelles. Il se révèle physiquement inoffensif mais exerce sur elle une emprise visant à la contaminer de ses idées racistes. Les chapitres sont entrecoupés de passages plus courts dans lesquels Anna a dix ans de plus et travaille au sein du Garance, ministère de l'Intérieur revisité, sous un gouvernement d'extrême-droite. Fonctionnaire zélée, elle est devenue la parfaite représentante de l'idéologie de son oncle alors que sa mère, magistrate assumant tous les rôles domestiques, a sombré dans le terrorisme islamique. Ce roman dystopique est un plaidoyer contre le racisme sous toutes ses formes. Il ne laisse pas indifférent.
Comment une élégante trahit sa famille juive pendant la Guerre et y survit Rares sont les textes réellement littéraires qui posent sans les nommer des questions morales. Rares sont les écrits juifs qui dénoncent au sein de la communauté. Rares sont les romans qui réussissent à tisser intrigue et vie intérieure des personnages. L'étoile manquante est exceptionnel par tous ces aspects. Suivant une famille juive parisienne du début de la Guerre aux années soixante-dix, le roman décrit le quotidien sous l'Occupation, la traque, la Résistance, la Libération, la reconstruction. A la manière de Virginia Woolf, il scrute les dilemmes de ses personnages tout en laissant le suspense sur la trahison qui a bouleversé la famille courir jusqu'à l'épilogue, deux générations plus tard. L'héroïne est une espèce de salaud sartrien magnifique, aussi humaine qu'égocentrée, aimante que calculatrice, sensible qu'immorale. On ne sort pas indemne de ce roman.
Quand la plume guérit du violUn jeune homme pédophile. Une enfant de six ans victime d?un cousin, isolée dans son calvaire. La récurrence du traumatisme. L'aveuglement de l'entourage. Une histoire malheureusement trop banale mais une écriture qui prend au ventre, dont on ne sort pas indemne. Une sincérité rare. L'adulte raconte à la troisième personne la petite fille qu'elle était puis analyse cliniquement les cicatrices de son présent. L'ouvrage se conclut sur une adresse à son bourreau. Ce livre est salutaire pour les victimes emmurées dans une culpabilité infondée, pour les proches d?une victime qui n?osent pas parler, les amis de victimes qui ne savent pas comment les aider, les professionnels de la santé qui souhaitent découvrir une autre approche du sujet. Ce livre est une preuve que l?on peut se libérer de la prison dans laquelle le viol vous enferme à double tour. Le cheminement de l'écriture en témoigne, progressant vers la première personne du singulier, vers la reconnaissance du statut de victime, vers sa libération. Les mots s'alignent sans haine, sans virulence, avec uniquement chevillée au corps cette volonté de transmettre, d?être la chance d?autrui.Notes Biographiques : Virginie Hoarau s'exprime aussi à travers le théâtre et la conception graphique.
Un authentique et drolatique témoignage du Yiddishland Un récit écrit en franco-russo-yiddish par Zelman Retchitsky et remis en français, approximatif dit-elle, par sa petite fille Syla Chliamovitch. Un récit rédigé par un immigré qui, au soir de sa vie, se remémore sa jeunesse en Ukraine à l'époque des pogroms. Un récit qui nous est offert deux générations plus tard avant que ne se perde la mémoire du Yiddishland disparu. Un texte pétri d'humour juif, d'espoir et d'humanité. Le témoignage d'un Juif errant ballotté par les soubresauts de la Russie tzariste finissante. Confronté à l'antisémitisme, à la prison, à l'armée, aux milieux anarchistes, au syndicalisme, à la misère, le héros a des airs de Candide, l'optimisme chevillé au corps. Depuis son shtetl et après moult tribulations, il réussit à s'extirper du pays pour débarquer dans le Pletzl, le quartier juif du Paris de la Belle Epoque où enfin il peut déposer ses valises.
Le modèle de L'Origine du monde dévoilée. Scandalisé par L'Origine du monde, oeuvre taboue de Gustave Courbet que son riche commanditaire ottoman dissimule dans sa salle de bain mais montre à tous ses invités, l'écrivain Maxime Du Camp se lance à la recherche de la vérité sur la femme qui a accepté de poser pour cet inconvenant et inconcevable "portrait". Qui était-elle ? Pourquoi avoir posé avec tant d'impudeur ? Par ignorance ? Par appât du gain ? Ou alors ... par conviction ? Ce roman historique de Cécile Cerf est une véritable enquête : le narrateur interroge une mosaïque de personnages dont les récits composent un véritable jeu de piste. A la clef : les secrets du modèle de Courbet et la raison d'être du tableau. C'est aussi un ensemble de portraits imbriqués les uns dans les autres : celui d'une femme, qui prend forme chapitre après chapitre, mais aussi celui de l'Opéra, de ses danseuses, et enfin du Paris de la fin du XIXe siècle. Les fans d'histoire de l'art s'amuseront des interventions des grands artistes, modèles et collectionneurs de l'époque : Théophile Gautier, Alexandre Dumas fils, l'antiquaire Antoine de La Narde, la demi-mondaine Apollonie Sabatier ... D'autres apprécieront les descriptions érotiques et les odes au désir de l'homme pour la femme.