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La voyageuse immortelle
Rossi Paul-Louis
TEMPS IL FAIT
18,50 €
Épuisé
EAN :9782868533371
Le texte de La voyageuse immortelle n'a jamais été publié dans sa totalité et son intégrité. Nous en donnons, l'éditeur et moi-même, une version complète et définitive. On retrouvera dans le livre les silhouettes de Jean Vigo et de L'Atalante, celles de Jacques Rivette et de Paris nous appartient, celles de Jules Grandjouan et de Gherasim Luca. On reconnaîtra le personnage de Don Juan, avec des citations de Joseph Delteil et d'Azorin. Quelle est donc cette Voyageuse mythique que l'auteur poursuit de page en page ? C'est peut-être La Gradiva de Vilhelm Jensen, analysée par Freud ; Jenny La Fiancée du Pirate, de Bertolt Brecht ; ou bien encore Cordelia, la seule fille aimante du roi Lear. Mais plus précisément, pour l'écrivain, c'est la Ville de Nantes elle-même, au bord de l'estuaire de la Loire, et cette figure, dans les nuages parfois, au-dessus de la falaise de schistes, qui paraît dans la brume du soir. - P. L. R.
La présente Anthologie comprend des ouvrages qui ne sont pas cités habituellement dans la bibliographie de l'auteur : Liturgie pour la Nuit, Silence et Plainte. Ainsi que des fragments des livres les plus importants : Elévation Enclume, Le Voyage de sainte Ursule, Cose Naturali, Les Etats provisoires. Elle se termine par quelques inédits.L'Anthologie porte ce titre générique : Quand Anna Murmurait. Si l'on demandait à l'auteur ce que signifie ce prénom d'Anna, il pourrait bien répondre par la phrase qui introduit le livre :. «Pour comprendre, il faut être familier des ports, au bord de l'estuaire, et de l'atmosphère qui règne sur les quais à chaque saison de l'année. En automne surtout lorsque arrivent des jours lumineux... En cette raison, il flotte entre les coteaux une clarté indécise que la palette de William Turner semble avoir cherché de saisir - dans des aquarelles - entre Saint-Florent-le-Vieil et les berges de Champtoceaux.».
Les Variations légendaires se présentent comme une traversée possible (parmi d'autres) de la réflexion esthétique qui sous-tend depuis l'origine le travail poétique de Paul Louis Rossi. Construit comme un triptyque, l'ouvrage réunit dans sa partie centrale les importantes chroniques qu'il avait livrées à ce sujet dès la fin des années 1960. Ce "centre secret" est encadré par deux séries de digressions plus récentes, composées dans la première décennie du nouveau siècle. Elles frapperont par leur anachronisme revendiqué et leur recherche obstinée d'une issue à la crise qui frappe selon l'auteur la création contemporaine. C'est avant tout le livre d'un poète qui ne cesse depuis plus d'un demi-siècle de réfléchir au sens caché de l'inscription des signes (en peinture comme en littérature) et à la manière dont ce geste peut révéler parfois, dans son invisible élan, la profondeur du monde que nous croyons circonscrire sous le terme de réalité.
Résumé : Dans la stèle des Royaumes Celtiques, il est dit que la belle Derdriu se fracassa la tête contre une roche par fidélité d'amour. Des rivages de l'Atlantique à ceux de la Méditerranée, le livre des états provisoires se déroule comme une épopée, qui conte à sa manière cette recherche des origines et de l'identité. Ainsi, l'auteur du Voyage de sainte Ursule poursuit ce périple imaginaire à travers les Pays et les Contrées, retrouvant pour le lecteur des noms inconnus et des histoires légendaires, des souvenirs proches ou lointains qu'il restitue à notre mémoire.
Belles têtes d'Irlandais dans les rues de Killarney. D'un certain âge. Des têtes conformes à la tradition et qui, au-delà du folklore touristique, donneraient à n'importe qui manie vaguement le crayon l'envie d'écrire et de conserver ces personnages dans les mots. On ne s'attache pas à repérer d'abord les faces qui affichent leur alcoolisme. Ici, c'est un penchant qui ne s'avoue pas, mais se clame et se trompette. Il met tant de sincérité dans la laideur que là encore, parce qu'on est en Irlande, on se sent en confiance. Des trognes aussi évidentes et qui témoignent d'une impeccable assiduité au pub ne savent plus mentir. La caricature est une innocence brute." Dans ce récit de voyage fort peu héroïque - camping et vélo -, l'auteur s'attache à montrer des spectacles qui n'ont pas lieu et des êtres sans grandeur dont, en amoureux comblé de la langue, il sait faire une véritable matière littéraire.
Résumé : " L'un des plus beaux livres écrits sur Rome. Une Rome suspendue entre le clair et l'obscur, le ciel et les ruines, les enfers et l'au-delà : une ville de fontaines et de foudre, de fleuve et d'incendie, de fables et d'artifices; cité du théâtre et de l'illusion, élémentaire comme Isis, tragique comme Borromini, abyssale comme Piranese... Et l'érudition est voilée comme chez Nerval, c'est une érudition qui joue, invente jusqu'au délire, tire des feux d'artifice, pâlit avec les couleurs et les reflets de la nacre, avant de s'éteindre dans la mélancolie. " Pietro Citati