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L'Europe fédérale, cette utopie vivante
Rossetti di Valdalbero Domenico ; Letta Enrico
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782140261602
Qu'en est-il de la dialectique entre approfondissement et élargissement de l'Union, entre supranationalité et subsidiarité ? Donne-t-on assez de place aux symboles européens et à la "fierté européenne" ? Quelles sont les valeurs communes de l'Europe unie ? Peut-on parler d'un patriotisme européen ? Une renaissance européenne doit dépasser l'utilitarisme. Face aux déclinistes de l'Europe, il faut un récit européen rassembleur et un sursaut d'intégration vers une Europe fédérale. Avec idéalisme et clairvoyance, l'auteur s'inscrit dans la ligne tracée par Giuseppe Mazzini, Victor Hugo, Altiero Spinelli et Jacques Delors. Dans cet ouvrage, D. Rossetti vous invite à parcourir les sentiers de cette Europe unie dont les imperfections ne sont que la manifestation provisoire de sa nécessaire construction en rempart contre les replis nationalistes.
Dans une discipline donnée, il arrive qu'une découverte en change la teneur. Ainsi en est-il des travaux de Livio Rossetti. Il montre que Socrate et ses disciples ont créé un genre littéraire nouveau dont les écrits ont pris une importance hégémonique dans l'Athènes de la première décennie du quatrième siècle avant notre ère. À partir de ce fait incontestable, il est possible de dessiner la figure historique de Socrate: le créateur d'une manière de dialoguer avec toutes les conséquences que cela implique pour lui-même et pour les autres. Sous la plume de Rossetti, on voit Socrate au travail: un maître en subtilité qui n'est pas toujours bienveillant, mais dont les tours et détours entraînent dans un tourbillon qui fait perdre la tête. D'où l'émergence d'une macro-rhétorique jamais décrite auparavant. Elle consiste à préparer l'interlocuteur pour le mettre en confiance, écarter sa méfiance, le faire entrer dans un jeu dont il ne devine pas l'issue et le faire buter enfin sur une aporie. Si la philosophie est productrice de questions auxquelles il n'est jamais répondu que par d'autres questions, on comprend, comme il est montré ici, que Socrate et ses disciples, dans l'histoire linguistique de la Grèce, aient été les premiers à recevoir le titre de philosophe. F R.
Rossetti Christina ; Woolf Virginia ; Reumaux Patr
Résumé : "Achetez, achetez" , criaient les gobelins Qui dévalaient dans le chemin. "Oh, s'écria Lizzie. Laura, Laura, Ne regarde pas les lutins" . Christina Rossetti Mystique, mélancolique et visionnaire, Christina Georgina Rossetti (1830-1894) fut, à l'époque victorienne, l'auteur d'une oeuvre de premier plan. A l'occasion de son centenaire, Virginia Woolf lui rendra hommage dans l'essai dont nous donnons, en préface de ce volume, la traduction : Je suis Christina Rossetti. Le Marché aux elfes (The Goblin Market), poème composé en avril 1859 puis publié dans le recueil éponyme en 1862, valut à Rossetti la célébrité et fit l'objet de diverses interprétations. Patrick Reumaux qui en signe la traduction, nous livre la sienne dans sa postface. Aux aquarelles ésotériques et magiques du baron Casimiro Piccolo qui ornent le poème répondent, dans la postface, les portraits préraphaélites des protagonistes peints par Dante Gabriel Rossetti, frère de Christina.
Chez Christina Rossetti, la femme est vivante et active, n'hésitant pas à protester et à donner voix à ses émotions dans toute leur variété, à faire venir l'homme sur son propre terrain pour l'y interpeller. La muse s'émancipe soudain et offre sa version de l'amour, devient poétesse en déconstruisant la tradition littéraire : ses vers insistent sur l'égalité des amants, sur l'absence de rivalité amoureuse et sur la réciprocité d'un amour où jamais ne devrait exister de compétition pour savoir qui aime le mieux. Raluca Belandry nous offre par cette traduction inédite, une profonde vision des racines de l'expression créative féminine.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.