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Le dialogue socratique
Rossetti Livio ; Roustang François
ENCRE MARINE
45,00 €
Épuisé
EAN :9782350880419
Dans une discipline donnée, il arrive qu'une découverte en change la teneur. Ainsi en est-il des travaux de Livio Rossetti. Il montre que Socrate et ses disciples ont créé un genre littéraire nouveau dont les écrits ont pris une importance hégémonique dans l'Athènes de la première décennie du quatrième siècle avant notre ère. À partir de ce fait incontestable, il est possible de dessiner la figure historique de Socrate: le créateur d'une manière de dialoguer avec toutes les conséquences que cela implique pour lui-même et pour les autres. Sous la plume de Rossetti, on voit Socrate au travail: un maître en subtilité qui n'est pas toujours bienveillant, mais dont les tours et détours entraînent dans un tourbillon qui fait perdre la tête. D'où l'émergence d'une macro-rhétorique jamais décrite auparavant. Elle consiste à préparer l'interlocuteur pour le mettre en confiance, écarter sa méfiance, le faire entrer dans un jeu dont il ne devine pas l'issue et le faire buter enfin sur une aporie. Si la philosophie est productrice de questions auxquelles il n'est jamais répondu que par d'autres questions, on comprend, comme il est montré ici, que Socrate et ses disciples, dans l'histoire linguistique de la Grèce, aient été les premiers à recevoir le titre de philosophe. F R.
Rossetti di Valdalbero Domenico ; Jourquin Christi
Comment anticiper et façonner l'avenir ? A quelle évolution du monde peut-on s'attendre et quelle est la place de l'Europe à l'horizon 2050 ? Quels sont les grands défis de la transition énergétique, de la lutte contre les changements climatiques et du Pacte vert ? Quel enchevêtrement existe entre l'homme et la technologie, entre la société et la science, entre le coeur et la raison ? Avec enthousiasme et idéalisme, mais aussi avec clairvoyance et réalisme, l'auteur montre que l'Europe peut être un phare pour le monde. Elle allie le progrès socio-économique et la protection de la planète, la précaution et l'innovation, l'imagination et la planification, l'amour de la lettre et la force du chiffre. Europe en avant !
Chez Christina Rossetti, la femme est vivante et active, n'hésitant pas à protester et à donner voix à ses émotions dans toute leur variété, à faire venir l'homme sur son propre terrain pour l'y interpeller. La muse s'émancipe soudain et offre sa version de l'amour, devient poétesse en déconstruisant la tradition littéraire : ses vers insistent sur l'égalité des amants, sur l'absence de rivalité amoureuse et sur la réciprocité d'un amour où jamais ne devrait exister de compétition pour savoir qui aime le mieux. Raluca Belandry nous offre par cette traduction inédite, une profonde vision des racines de l'expression créative féminine.
Rossetti Christina ; Woolf Virginia ; Reumaux Patr
Résumé : "Achetez, achetez" , criaient les gobelins Qui dévalaient dans le chemin. "Oh, s'écria Lizzie. Laura, Laura, Ne regarde pas les lutins" . Christina Rossetti Mystique, mélancolique et visionnaire, Christina Georgina Rossetti (1830-1894) fut, à l'époque victorienne, l'auteur d'une oeuvre de premier plan. A l'occasion de son centenaire, Virginia Woolf lui rendra hommage dans l'essai dont nous donnons, en préface de ce volume, la traduction : Je suis Christina Rossetti. Le Marché aux elfes (The Goblin Market), poème composé en avril 1859 puis publié dans le recueil éponyme en 1862, valut à Rossetti la célébrité et fit l'objet de diverses interprétations. Patrick Reumaux qui en signe la traduction, nous livre la sienne dans sa postface. Aux aquarelles ésotériques et magiques du baron Casimiro Piccolo qui ornent le poème répondent, dans la postface, les portraits préraphaélites des protagonistes peints par Dante Gabriel Rossetti, frère de Christina.
Quand point l'année nouvelle, chacun se soumet au cérémonial des voeux, interminables et impersonnels (la sacro-sainte triade santé-bonheur-réussite !), auquel se greffe la tragi-comédie des grandes résolutions dans une cascade déprimante de ne plus dont rien ou presque ne subsiste quelques jours après. S'y ajoutent les rituels et les folklores qui, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures humaines, leur font écho. Chacun s'y prête à chaque fois (cette répétition donne le vertige) avec un enthousiasme qui décroît en général au fil des ans. Et si, à l'heure d'entrebâiller la porte de Janvier, qui restera close un an encore, il devenait urgent et même vital de lever les yeux du compte à rebours universel pour passer du trompe-l'oeil de la carte de voeux et de la vraie-fausse résolution au rendez-vous enfin pris avec soi-même ? Et si dire oui, faire oui à la manière nietzschéenne, c'était simple comme le Nouvel An ? Telle est l'invitation philosophique que ce livre, écrit dans une langue volontairement accessible au plus grand nombre sans rien céder sur le fond de la pensée, adresse à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent ne pas laisser filer indéfiniment, année après année, l'occasion de devenir ce qu'ils sont.
Pour les philosophies théologisées, mixtes de religion et de philosophie, que sont les philosophies modernes, telles celles de Descartes, de Kant, de Hegel, et à l'exception de celle de Montaigne, l'aléatoire ne saurait être au coeur de la réalité puisque, pour l'être transcendant et omniconnaissant, Dieu, tout ce qui arrive et arrivera est de toute éternité, comme déjà arrivé. Si, au contraire, l'on revient à la philosophie libérée de la religion, c'est-à-dire à la manière grecque de philosopher, on est amené à ne pas limiter le champ de l'aléatoire à la zone humaine: on le voit au coeur de la réalité, c'est-à-dire au coeur des mondes innombrables qui s'inscrivent au sein de la Nature infinie elle-même, omnigénératrice et qui, comme le poète improvisant à mesure, avance dans l'incertain.
Marcel Conche, professeur émérite à la Sorbonne, membre de l'Académie d'Athènes, est l'auteur de nombreux ouvrages, publiés aux Editions Encre Marine, Cécile Defaut, Albin Michel, et surtout aux Presses Universitaires de France (collections "Perspectives critiques", "Quadrige" et "Epiméthée").
Au début du XIXe siècle, l'Europe découvrit le bouddhisme, et bientôt les textes bouddhistes parurent mériter l'attention des philosophes, lesquels écrivirent et épiloguèrent sur le chemin bouddhique et son but ultime: le "nirvâna". Mais comme ils échouèrent à s'en faire une idée positive - car le "nirvâna" suppose l'expérience "sui generis" de la vie allégée de toute souffrance -, ils l'interprètent comme néant. Le bouddhisme était un nihilisme. Ainsi le voient Hegel, Cousin, Renan, Schopenhauer, Gobineau, et Nietzsche avec eux. Mais tandis que les uns (les chrétiens) s'offusquent d'une sagesse d'anéantissement, que d'autres, tel Schopenhauer, y voient avec faveur la confirmation de leur pessimisme, Nietzsche lui oppose une sagesse néo-païenne, dite "tragique". Si "tout est souffrance", comme le veut Bouddha, nier la souffrance, c'est nier la vie: la sagesse tragique implique la "volonté de souffrir", non, certes, que souffrir soit bon en soi, mais, parce que, sans la souffrance, rien de grand ne se fait.