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Mai 68 et ses vies ultérieures
Ross Kristin ; Vignaux Anne-Laure
AGONE
12,20 €
Épuisé
EAN :9782748901320
Parmi les événements politiques qui ont secoué la planète dans les années 1960, l'expérience française a été unique. En effet, pour un court moment, étudiants et travailleurs se sont alliés pour produire l'unique insurrection « générale » que le monde développé ait connue depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce que l'on désigne aujourd'hui comme « les événements de Mai 68 » constitue en fait le plus vaste mouvement de masse de l'histoire française et la plus grande grève de l'histoire du travail en France. Les trois cibles politiques de l'insurrection étaient, à l'époque, clairement déterminées: il s'agissait de l'impérialisme américain, du capitalisme et du gaullisme. Vingt ans plus tard, toutefois, l'image de Mai 68 qui faisait l'objet d'un consensus presque parfait en France était celle d'un drame générationnel dénué de violence, d'une révolte de la jeunesse pacifique et bon enfant, d'une poussée d'individualisme narcissique - bref, rien de plus qu'une bénigne transformation de moeurs, de culture et de style de vie. Mai 68 et ses vies ultérieures offre une analyse critique de la façon dont la mémoire officielle de 1968 a été façonnée pour servir des intérêts politiques étrangers aux aspirations propres du mouvement. Il examine le rôle joué par le discours sociologique, par certains exleaders estudiantins repentis, désireux de se réconcilier avec la culture politique dominante, par le flot de commémorations télévisées diffusées en France dans les années 1970 et 1980 et par l'émergence d'un nouveau discours éthique entourant les droits de l'homme; autant d'éléments qui ont contribué à réduire ce qui pouvait être dit ou même pensé au sujet de la culture politique de gauche des années 1960 à un petit nombre de tropes et de clichés. Il montre ainsi comment un mouvement éminemment politique, avant tout soucieux d'égalité, s'est vu assigner une histoire totalement neuve et contrefaite, qui a rayé du tableau la violence policière, les décès de participants, l'adhésion des travailleurs et, surtout, gommé toute trace d'anti-américanisme et d'anti-impérialisme ainsi que les influences de l'Algérie et du Vietnam. Pour contrer ceux qui voudraient attribuer une dimension purement spirituelle et culturelle à Mai 68, Kristin Ross retourne au langage politique du mouvement, préservé dans les tracts, les pamphlets et les films documentaires de l'époque, et évoque les traces d'un climat, d'une configuration sociale et d'une subjectivité politiques particulières, oubliées par ceux qui, plus tard, ont prétendu incarner la vérité officielle du mouvement. La culture politique de 1968, selon l'auteur, se manifeste dans la destruction d'identités sociales, dans les déplacements physiques qui ont entraîné les participants en dehors de leur place dans la société, dans la création, enfin, d'une disjonction entre subjectivité politique et groupe social d'appartenance. Les dimensions profondément politiques de Mai 68, suggère-t-elle, ne sont redevenues partiellement perceptibles que très récemment, à la suite de la réémergence d'un mouvement politique de masse opposé aux effets du capitalisme global (Seattle, grèves de 1995 en France).
Sujet: Quand et pourquoi faut-il se laver les mains? En suivant la petite princesse, vous le découvrirez. Commentaire: Les illustrations de Tony Ross, très vivantes, illustrent parfaitement un texte exagéré qui veut inciter les enfants à se laver les mains afin de combattre les microbes, ses affreuses petites bêtes. A remettre à toutes les mains... propres
Lefebvre Henri ; Ross Kristin ; Dobenesque Etienne
Résumé : La Critique de la vie quotidienne est un projet au long cours d'Henri Lefebvre, qui publia le texte en trois tomes entre 1947 et 1981, d'abord chez Grasset puis à L'Arche dès 1958. Ouvre d'une vie donc, et oeuvre essentielle pour la pensée marxiste d'après-guerre, qui décentra les objets habituels de la philosophie pour faire surgir la vie quotidienne, la vie vécue, l'environnement de chacun et chacune, comme départ de la pensée. Lefebvre interroge ici le concept d'aliénation au regard de trois aspects qui règlent la vie quotidienne : le travail, la vie familiale, les loisirs. Comment, dans le temps quotidien, perd-on la sensation d'avoir le contrôle de nos vies ? Sortant du cadre marxiste de l'aliénation au travail pour l'étendre à d'autres temps, Lefebvre propose ici de vivre la pensée dialectique partout, dans l'expérience quotidienne vécue de l'inégalité (les étudiants traversant des bidonvilles pour aller à l'université, le sacrifice nécessaire à l'achat d'une télévision pour les familles pauvres dans les années 1950...). Et fait ainsi de la vie quotidienne le lieu d'où peut venir le changement social à grande échelle. "L'aliénation, pour Lefebvre, nous empêche de voir les façons dont nous sommes dépossédés de notre dignité, de notre vie sociale, de notre temps, du sentiment de maîtrise de nos vies, de la beauté et de la santé de notre environnement vécu et de la possibilité même de travailler ensemble pour inventer notre avenir collectivement". Kristin Ross, La forme-Commune, La fabrique, 2023.
Résumé : Testez vos pouvoirs de déduction et contrez ceux du plus fameux détective du monde ! Laissez-vous transporter dans le Londres de Holmes et Watson où le détective s'attaque à 25 enquêtes aussi diaboliques qu'inédites ancrées dans l'univers des plus grandes enquêtes de Sherlock. Chaque mystère vous est exposé avec tous les indices pour le résoudre. mettant à l'épreuve vos pouvoirs de déduction, votre imagination, votre mémoire, mais aussi votre logique et votre intuitions. Qui, de Holmes ou de vous, résoudra l'enquête en premier ?
On ne saurait comprendre un poète comme Rimbaud seulement en lisant son oeuvre. Il faut élargir la focale, essayer de saisir les personnes et les choses qui l'entouraient, et l'envisager, lui, comme une personnalité à moitié fondue dans la masse. Comme quelqu'un qui arpenta plusieurs mondes à la fois, quelqu'un qui, dans une conjoncture instable, où les travailleurs parisiens avaient pris en main leur destin politique, fit le choix, pendant quelques années, d'écrire de la poésie. La vie de Rimbaud ne fut pas une vie d'artiste. Kristin Ross nous invite donc à le lire au côté ou à proximité des gens du peuple et de leurs pratiques, des discours et positions qui contribuèrent au mouvement social et politique que fut la Commune. Refusant de traiter cette oeuvre en miracle de la créativité poétique, rejetant la perspective "correcte" prescrite par la critique littéraire ou l'histoire sociale, elle inscrit l'imaginaire rimbaldien dans les rêves et les bouleversements de cette époque. Ainsi, elle renouvelle en profondeur notre vision de Rimbaud et de la Commune.
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
Avec les centaines de livres publiés par les combattants pour raconter les tranchées, la Grande Guerre marque l'entrée dans "l'ère du témoignage". Et Témoins est le monument fondateur de la littérature de témoignage. Cette oeuvre majeure de la littérature critique du XXe siècle a fait scandale au moment de sa première publication en 1929, et elle provoque encore aujourd'hui des débats très vifs. Sa manière de mettre au premier plan la simple vérité du témoignage heurte de plein fouet les visions enchantées de la guerre colportées par la littérature. En dressant le témoin face au littérateur de métier, en sommant les historiens de lui faire une juste part, le livre de Norton Cru dérange depuis presque cent ans les règles établies dans le monde intellectuel.
Il n'y avait pourtant pas que le politique dans notre vie. "Le personnel est politique", comme les camarades féministes nous l'avaient fait comprendre, bon an mal an. En fait, alors que nous plongions la tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, c'est dans la sphère des relations interpersonnelles que nous étions en train de faire une révolution... Mais nous n'en avions pas vraiment conscience, pris comme nous l'étions dans des schémas anciens. Nous avions alors 20 ans, quelques-uns plus, d'autres moins. Et nous avions un désir débordant de mordre la vie, de plonger de tout notre corps dans une aventure enivrante, de profiter au maximum de tout ce que la vie pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre ni le paradis céleste, ni le grand soir. "Qu'est-ce que vous voulez ?", nous demandait-on. On répondait : "Nous voulons tout !"
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
La popularité de la reine Elizabeth n'a jamais faibli. Comment une jeune fille timide qui n'était pas destinée à monter sur le trône est-elle parvenue à incarner l'odyssée du XXe siècle, en gardant intact le prestige de la monarchie britannique ? Au côté de son père George VI, on découvre l'éducation de la little princess, son apprentissage du métier royal, son engagement comme conductrice de camion au service des armées en 1944, son mariage avec Philip Mountbatten en 1947 et son accession précoce au trône en 1952, guidée par son Premier ministre et mentor Winston Churchill. Elizabeth II a dédié sa vie à la monarchie, même lorsque les crises l'ont menacée : les frasques de sa soeur Margaret et celles des enfants Windsor, sans oublier l'affaire Diana qui ébranla son image et mit en danger la couronne. Marc Roche nous fait pénétrer dans le quotidien de la reine à Buckingham Palace, au château de Windsor à Londres ou dans sa résidence estivale écossaise de Balmoral. A plus de 90 ans, elle reste le seul monarque régnant sur 16 pays et quelque 130 millions de sujets. Son destin est exceptionnel.
Présentation de l'éditeur Stéphane Bern confirme son talent exceptionnel de « conteur » de l Histoire de France. Cette année, à l occasion du 5e anniversaire de l émission Secrets d Histoire, il signe un ouvrage collector, ainsi qu une édition spéciale comprenant des bonus inédits (calendrier, index...). 23 sujets forts dont 15 seront diffusés courant 2014 dans l émission de France 2 sélectionnés avec soin, qui ne manqueront pas de créer l événement, tant par le secret dévoilé que par la mise en images remarquable. Un Secrets d Histoire singulier, polémique et instructif.EDITION LIMITEE « 5e ANNIVERSAIRE » Avec un calendrier inséré offert. Avec un index de tous les sujets traités dans les 5 tomes (index chronologique et alphabétique des lieux et des personnages).
Résumé : Les canons de la beauté ont varié selon les époques : ce sont leurs transformations que restitue ce livre. Cette histoire décrit ce qui plaît ou ne plaît pas du corps dans une culture et dans un temps : allures et traits valorisés, contours soulignés ou dépréciés, moyens d'embellissement repensés. L'imaginaire y prend part au même titre que les valeurs d'une époque. La beauté n'a cessé de distinguer des individus ; en même temps, elle traduit les oppositions entre les groupes sociaux, les genres, les générations. Objet inquiet ou glorieux du miroir, elle est elle-même miroir des sociétés.
Résumé : Pendant trois ans, Isabelle Rivère a suivi la souveraine dans le cadre de ses fonctions, rencontré ses amis, ses proches, ses collaborateurs et de nombreux grands témoins du règne. Cette enquête, unique, brosse le portrait inédit d'une femme confrontée à un destin hors du commun, entrée à l'âge de 25 ans en monarchie comme d'autres entrent en religion. Elle révèle la vraie Elizabeth II, son quotidien, sa vie de famille, son cheminement personnel, de son enfance jusqu'à aujourd'hui, ainsi que les liens très anciens et très profonds qui l'unissent à la France et aux Français. Alors que la Couronne entre dans l'une des périodes les plus décisives de son histoire, cette nouvelle édition, augmentée et entièrement actualisée, raconte le règne qui s'achève et celui qui se prépare, un monde tissé d'usages mystérieux et de traditions pluriséculaires, la montée en puissance de la jeune génération de la famille royale. Et dresse un portrait inattendu du prince Philip, le roc qui a donné au "siècle élisabéthain" sa force et son équilibre.