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POCKET PLAN
ROSI ROSSANO
IMPRESSIONS NOU
10,00 €
Épuisé
EAN :9782874490453
Ce recueil rassemble quelques dizaines de sonnets et une poignée de rondeaux. Chaque texte est consacré à une rue de Bruxelles, un tram ou un autobus, que l'auteur a un jour empruntés. En somme, il s'agit d'un recueil de promenades : une manière d'herbier urbain où, au rythme des décasyllabes archirimés qui se succèdent de poème en poème, sont consignées telles ou telles observations ou le hasard de faire en traversant des quartiers souvent familiers, parfois insolites. Et comme un hasard en appelle toujours un autre, chaque promenade (à l'exception du poème d'amour qui se trouve au centre exact du livre : l'amour est unique, chacun le sait), trouve son écho dans une promenade correspondante. Bien entendu, un index détaillé des rues promenées clôt ce livre.
C'était au temps où il y avait encore des oignons dans les hamburgers de la gare Centrale et où le nom de "Yougoslavie" commençait à n'être plus qu'un vain mot. C'était au temps de Bush le père et du retour de la guerre en Europe C'était le temps où les rescapés de la dernière celle d'après la "der" des der'"entraient irrémédiablement en sénescence et se mettaient à rouler sous terre, de plus en plus nombreux: leur parler, les écouter devenait une nécessité, dont tous, hélas! ne se rendaient pas compte. C'étaient les années quatre-vingt-dix. Un roman sur ces années-là? Non, pas vraiment. Ces années-là offrent juste un cadre très général à un récit plutôt intimiste: le récit d'un amour entre deux jeunes universitaires, Vasco et Grisélidis, un fils d'immigré et une Gauloise Ce récit se double d'une sorte d'inventaire, disséminé de chapitre en chapitre, des relations entre Vasco et son père. Ce dernier, qui a fait la Deuxième Guerre mondiale dans les rangs de l'armée italienne, ne vit plus qu'allongé dans son rocking-chair, une Gazzetta dello sport bien rose sur la panse, face à une grosse télévision où s'enchaînent des séries d'un autre âge. Le vieil homme ne pipe mot et Vasco semble tout ignorer de son passé, du temps où cet homme était un homme debout, arpentant la Dalmatie, la Toscane et les charbonnages belges, bien campé alors sur ses deux jambes. Quant à Grisélidis, cela ressemble à de l'amour, à du grand amour. Mais les histoires d'amour ne se résument pas toujours à une droite tirée entre deux points; leur dessin s'apparente parfois à un triangle."
Résumé : A V, au 4e étage d'un immeuble de la rue Jaune, longue rue venteuse menant au haut du quartier des Hauts-de-Hauteville, Agapet Adulé, homme quelconque, s'apprête à sortir de chez lui pour se rendre à la gare : son tampon encreur l'attend, comme chaque matin de la semaine, au 34e étage de la Tour K, à Bruxelles - destination matinale de tant d'employés tout aussi quelconques. Mais ne voilà-t-il pas qu'il tombe nez à nez, si on peut dire, et avec une enveloppe dans sa boîte aux lettres et avec un message sur son répondeur téléphonique ! Une femme partie il y a juste un an (certes, à un jour près), un ami invisible depuis longtemps, sont peut-être les auteurs de ces deux messages aussi inhabituels (sa boîte aux lettres est la plupart du temps vide ; son téléphone reste toujours muet), qu'incongrus : comment est-il possible que ça arrive juste au moment de partir " travailler " (puisqu'en effet, il y a " travail " et travail) ? Aussi notre homme quelconque s'assoit-il dans le hall de son appartement, au 4e étage de cet immeuble de la rue Jaune, et tâte-t-il au fond de sa poche le pare-brise d'une petite DS rouge qui ne le quitte jamais ; il songe à tout ce qui a eu lieu il y a un an, ainsi qu'à tout ce qui a précédé ce qui a eu lieu il y a un an et aux conséquences inévitables occasionnées par ce qui a eu lieu il y a un an (c'était le 2 avril, exactement). Et si, au fond, rien n'avait eu lieu ? Comme s'il suffisait à une obsession de paraître parmi un flux de pensées pour donner cette impression qu'elle est le reflet d'une réalité passée. Agapet Adulé est inquiet ; il arrivera sans doute en retard aujourd'hui.
Un béret peut changer une vie. Devenu conscrit (à l'époque du roman, il y en avait encore), notre jeune héros se retrouve plongé de but en blanc dans un ennui kaki, qui lui laisse quand même la possibilité de vaquer à ses pensées les plus noirâtres. Car celles-ci s'entortillent autour des idées de la mort (laquelle fera bientôt irruption dans sa jeune vie), de la guerre (en revêtant un béret, il songe inévitablement à la guerre de son père), de l'amour (l'inaccessible Hanska), de l'immigration (son mineur de père arrivé en Belgique juste après la guerre), des eaux troubles du passé (l'Italie fasciste)... Mais le héros emporte avec soi aussi de quoi lire : un Jules Verne et un vieux carnet ayant appartenu à son père. L'un et l'autre vont l'aider à voir plus clair dans ces eaux où il risque de se perdre. Pour percer la houle, ces deux véhicules donc : les Vingt mille lieues, mais aussi ce vieux carnet aux pages toutes noircies d'une écriture gribouillée, serrée, presque illisible : celle de son père ?
Entre la publication de Quotidien rouge (1971) et les inédits de Paris à ma porte (2021), un demi-siècle de poésie a passé, et c'est pourtant toujours avec la mime alacrité que Guy Goffette, recueil après recueil, écrit ses poèmes. Le parcours -chronologique - que dessine cette anthologie, la première à lui être consacrée, le démontre indéniablement : la vigueur du poète se caractérise par une qualité d'écriture et d'inspiration d'une remarquable et constante homogénéité. C'est sans doute l'une des clefs de la grandeur de Guy Goffette, ce qui fait de lui l'un de nos écrivains essentiels. Les obsessions, les thèmes, les mots pour les exprimer forment un univers reconnaissable entre mille auquel chaque nouveau livre vient ajouter une dimension supplémentaire sans en bouleverser les lignes de forces. C'est un monde d'une cohérence rare dont il urgeait d'offrir aux lecteurs une synthèse, pour lui donner ou redonner l'envie de s'en aller sur des chemins qui sans être jamais les mêmes sont pourtant faits d'une même terre.
Résumé : Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu'il soit, quelle que soit l'époque, l'être humain est entouré d'histoires et a besoin d'histoires. Cela lui est aussi vital que l'oxygène. Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La Dramaturgie d'Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels. La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La Poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée. La Dramaturgie fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition aux Impressions Nouvelles. Yves Lavandier a révisé son livre pour l'occasion. Il s'adresse en priorité aux dramaturges et aux scénaristes (débutants comme professionnels), mais il intéressera tous les partenaires des arts du récit, acteurs, producteurs, metteurs en scène, dessinateurs, et même les spectateurs curieux de mieux comprendre le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée, et les rapports que ces arts entretiennent avec la vie.
Résumé : Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.
Gotlib nous a quittés le 4 décembre 2016. Sa disparition a suscité une cascade d'articles dans la presse, montrant bien l'impact que son oeuvre a eu sur au moins deux générations de lecteurs. Le fait que tous ses livres soient disponibles et constamment réédités en est un autre témoignage sûr. Cependant la littérature secondaire disponible sur Gotlib n'est pas à la hauteur de l'immense humoriste et rénovateur de la bande dessinée qu'il a été. On trouve surtout des recueils d'hommages, des écrits de circonstance et des approches biographiques, mais finalement peu de travail critique. La forme de l'Abécédaire est particulièrement appropriée pour tenter d'embrasser la totalité d'une oeuvre très dispersée, qui a connu des périodes très différentes, des supports de publication multiples, et qui comprend plusieurs collaborations importantes - sans oublier que Gotlib n'a pas été seulement un auteur, mais aussi un directeur de magazine, mentor de toute une génération de dessinateurs. Richement illustré, cet Abécédaire composé de soixante-neuf articles décrit l'oeuvre de Gotlib en étendue, en retraçant la généalogie et le caractère propre de tous ses personnages importants, et l'interroge dans ses dimensions narrative, comique, graphique, sociologique, transgressive, autobiographique, psychanalytique, voire politique.