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Futur antérieur
Rosenthal Olivia
IMEC
9,00 €
Épuisé
EAN :9782359430356
Pour parler de son travail d'écrivain et interroger notamment la nature si particulière du temps de l'écriture, Olivia Rosenthal convoque une trentaine de photogrammes de films et vidéos, images où le mouvement est arrêté en plein vol. Avec Futur antérieur, Olivia Rosenthal tente de saisir non pas l'" être ", mais le " passage " (" Je ne peins pas l'être, je peins le passage ", disait Montaigne). C'est pourquoi elle a choisi d'écrire à partir d'images de quelques films qui, figées artificiellement sur la page, disent quelque chose de cette entreprise paradoxale : arrêter l'instant tout en racontant la manière dont il nous entraîne. Ouvrant du temps dans le surplace de l'écriture, ces images figurent le mouvement à la fois permanent et invisible par lequel, tout en allant droit au but, l'écrivain ne cesse de retrouver ses anciennes traces, comme si tout élan vers l'avant se retournait et exigeait de revenir en arrière, comme s'il n'y avait de futur qu'antérieur. Olivia Rosenthal a publié douze récits aux Editions Verticales. Parmi eux, On n'est pas là pour disparaître (2007, prix Wepler), Que font les rennes après Noël ? (2010, prix Alexandre Vialatte et prix du Livre Inter 2011), Mécanismes de survie en milieu hostile (2014), Eloge des bâtards (2019, prix Transfuge du meilleur roman de la rentrée), et deux recueils de textes interrogeant l'impact du cinéma sur nos vies, Ils ne sont pour rien dans mes larmes (2012) et Toutes les femmes sont des aliens (2016). Elle est en outre l'auteure de plusieurs textes pour le théâtre. Initiatrice de nombreuses performances avec des cinéastes, plasticiens ou compositeurs, elle a également fondé en 2013 le master de Création littéraire à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Futur antérieur est le cinquième titre de la collection " Diaporama ". Prochains titres : Olivier Cadiot, Stéphane Bouquet.
On n'est pas là pour disparaître part du portrait d'un homme atteint de la maladie d'Alzheimer pour saisir sur le vif ce qu'est la perte de la mémoire, de la parole et de la raison. Un livre optimiste et désespéré, qui confirme le talent et l'inventivité langagière d'Olivia Rosenthal.
Résumé : "Un ange aurait pu passer s'il y avait encore eu des anges". Dans Eloge des bâtards, nous suivons neuf personnages entrés en désobéissance. Face au pressant danger qui les menace, ils vont, contre toute attente et cinq nuits durant, remonter aux origines de leur propre histoire, et ainsi sceller entre eux de nouveaux liens. Avec ce roman conçu comme une chambre d'échos, Olivia Rosenthal réhabilite la puissance empathique et subversive de la parole.
Les fétiches ne sont ni de pures fabrications humaines, ni des êtres indépendants et libres [...] ils assurent le passage d'un état à un autre, d'un temps à un autre, ils sont nos intermédiaires Nous avons tous besoin de ces objets, ni dieux ni êtres vivants, ni choses Sans le savoir, nous sommes tous des Egyptiens." Entouré de ses deux frères, le Mince et le Puissant, un jeune enfant vit dans une maison avec son doudou Félix qui l'aide et le rassure. Mais des événements que l'enfant comprend mal et qui paraissent liés à la présence d'inconnus, le plongent dans une inquiétude de plus en plus palpable. La menace prendra des formes inattendues contre lesquelles l'enfant cherchera à se défendre. Il faudra finalement qu'il accepte un pacte bien étrange pour assurer son salut Ecrit comme un conte où se réactualisent les mythes égyptiens, ce texte raconte, du point de vue d'un enfant, ce qui se joue dans la relation que nous avons avec doudous et fétiches Dans ce récit énigmatique le lecteur retrouvera quelques-uns des thèmes qui nourrissent l'oeuvre d'Olivia Rosenthal : l'abandon, la peur et les mécanismes mis en jeu dans l'enfance pour survivre en milieu hostile.
Résumé : À la Renaissance, le terme de " prononciation " définit prioritairement le champ de l'action rhétorique et réfère à la part sensible du discours de l'orateur (le geste et la voix). Or, à un moment où l'imprimé semble d'ores et déjà s'être imposé, la lecture à haute voix et l'art de bien prononcer continuent à être valorisés dans les pratiques culturelles et cet ouvrage tente de montrer qu'à la Renaissance et encore au XVIIe siècle, l'écrit est, malgré une idée reçue, concurrencé par l'oral. Cette concurrence entre deux modes de transmission possibles des textes n'est pas seulement analysée ici en termes théoriques (à travers les arts poétiques ou rhétoriques et les discours sur les langues) mais elle est aussi étudiée en termes pratiques, c'est-à-dire dans des domaines ou l'expression orale et la diction sont nécessaires : poésie, musique, oraison et théâtre. Au terme d'un parcours qui fait ainsi passer de la prononciation en poésie à l'articulation des langues vulgaires, cet ouvrage se propose donc de réévaluer la relation entre le dit et l'écrit afin de montrer que les XVIe et XVIIe siècles n'ont pas négligé ce que Paul Zumthor appelait la " voix " et ont même réfléchi à la manière dont la possible profération d'un texte pouvait influer sur son écriture même.
Parfois des livres entiers se développent à partir d'une seule image, rencontrée par hasard et stupéfiante, mais le texte lui-même n'en est pas moins saturé d'images : celles dont il se nourrit en avançant, celles qu'il réveille chez l'écrivain et celles qu'il suscite. Micmac sans fin. Poète, romancier, dramaturge, Olivier Cadiot a publié une quinzaine de livres aux éditions P. O. L. Il a également traduit Gertrude Stein, Harold Pinter ou encore William Shakespeare, et réalisé plusieurs albums avec le guitariste et chanteur Rodolphe Burger.
Ce livre accompagne l'exposition présentée à l'abbaye d'Ardenne à l'été 2022. Conçue par Thierry Davila et réalisée en partenariat avec la Fondation Martin Bodmer et le musée d'Art moderne et contemporain de Genève, elle est consacrée aux carnets, cahiers et manuscrits d'écrivains, d'artistes, de philosophes... qui n'ont jamais fait l'objet d'une publication. Objets uniques, tous ont une présence matérielle et une expressivité visuelle exceptionnelles, que ce soit par leur graphie, leur beauté plastique ou leur facture particulière. Souvent exempts de corrections, ils fonctionnent comme des individus esthétiques achevés et autonomes, sans précédents : des oeuvres en soi. Richement illustré, cet ouvrage offre ainsi une constellation de singularités remarquables, dont certaines sont montrées pour la première fois en France. On y découvre notamment un traité polémique d'Isaac Newton sur l'Eglise, un premier essai de Jean-Jacques Rousseau sur l'éducation, les ajouts manuscrits proliférants d'Artur Schopenhauer entre les pages de son oeuvre inachevable, les audaces de Laurence Sterne dans l'édition originale de Tristram Shandy... A leur côté sont également présentées des pièces d'archives inédites d'auteurs et artistes majeurs du XXe siècle, parmi lesquels William S. Burroughs, Robert Filliou, Gisèle Freund, Philippe Lacoue-Labarthe, Henri Michaux, Wajdi Mouawad, Jean-Luc Nancy ou encore Antoine Vitez. Les documents réunis dans Singuliers sont pour les plupart des manuscrits qui tendent vers le livre, dont ils miment l'apparence et la structure, comme si l'idée du livre hantait l'activité créatrice dès son commencement. D'autres, imprimés retouchés à la main, se situent plutôt au-delà du livre, l'oeuvre se poursuivant dans les marges et les blancs du texte publié, l'auteur par son intervention rendant l'exemplaire imprimé unique, incomparable. Historien de l'art et philosophe de formation, Thierry Davila est conservateur chargé des éditions au Mamco de Genève. Il a organisé un certain nombre d'expositions, dont plusieurs ont mis en rapport l'art moderne et l'art le plus actuel, et a publié une dizaine d'ouvrages d'histoire et de théorie de l'art, parmi lesquels L'Art médecine (RMN, 1999) , Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l'art de la fin du XXe siècle (Editions du Regard, 2002 et 2010), In extremis. Essais sur l'art et ses déterritorialisations depuis 1960 (La lettre volée, 2009), De l'inframince. Brève histoire de l'imperceptible de Marcel Duchamp à nos jours (Editions du Regard, 2010 et 2019), Uniques. Cahiers écrits, dessinés, inimprimés (Flammarion, 2018). Il est aussi l'éditeur, aux Presses du réel, du recueil Devant les images - Penser l'art et l'histoire avec Georges Didi-Huberman.
Un numéro "varia" : Thomas Clerc et les revues ; Anne Querrien : les revues de Félix Guattari ; Patricia Janody : Nouveaux cahiers pour la folie ; François Bordes : Boris Souvarine et Le Contrat social ; Richard Walter : Edda (1955-1964), entre surréalisme et abstraction ; Eric Dussert : Des nouvelles de Brèves. De la littérature avec Thomas Clerc ; la psychiatrie, les sciences sociales entre Félix Guattari et les Nouveaux Cahiers pour la folie ; politique et philosophie avec Boris Souvarine ; Edda, de l'art entre surréalisme et abstraction ; et l'art de la nouvelle avec brèves. Des chroniques de poids : Ruedi Baur, designer et graphiste ; Rééditer Akademos, fondée en 1909, première revue homosexuelle ; Revues du Maroc par Kenza Sefraoui ; Techniques & Cultures : un portrait par Jacques Munier