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Singuliers
Davila Thierry
IMEC
26,00 €
Épuisé
EAN :9782359430387
Ce livre accompagne l'exposition présentée à l'abbaye d'Ardenne à l'été 2022. Conçue par Thierry Davila et réalisée en partenariat avec la Fondation Martin Bodmer et le musée d'Art moderne et contemporain de Genève, elle est consacrée aux carnets, cahiers et manuscrits d'écrivains, d'artistes, de philosophes... qui n'ont jamais fait l'objet d'une publication. Objets uniques, tous ont une présence matérielle et une expressivité visuelle exceptionnelles, que ce soit par leur graphie, leur beauté plastique ou leur facture particulière. Souvent exempts de corrections, ils fonctionnent comme des individus esthétiques achevés et autonomes, sans précédents : des oeuvres en soi. Richement illustré, cet ouvrage offre ainsi une constellation de singularités remarquables, dont certaines sont montrées pour la première fois en France. On y découvre notamment un traité polémique d'Isaac Newton sur l'Eglise, un premier essai de Jean-Jacques Rousseau sur l'éducation, les ajouts manuscrits proliférants d'Artur Schopenhauer entre les pages de son oeuvre inachevable, les audaces de Laurence Sterne dans l'édition originale de Tristram Shandy... A leur côté sont également présentées des pièces d'archives inédites d'auteurs et artistes majeurs du XXe siècle, parmi lesquels William S. Burroughs, Robert Filliou, Gisèle Freund, Philippe Lacoue-Labarthe, Henri Michaux, Wajdi Mouawad, Jean-Luc Nancy ou encore Antoine Vitez. Les documents réunis dans Singuliers sont pour les plupart des manuscrits qui tendent vers le livre, dont ils miment l'apparence et la structure, comme si l'idée du livre hantait l'activité créatrice dès son commencement. D'autres, imprimés retouchés à la main, se situent plutôt au-delà du livre, l'oeuvre se poursuivant dans les marges et les blancs du texte publié, l'auteur par son intervention rendant l'exemplaire imprimé unique, incomparable. Historien de l'art et philosophe de formation, Thierry Davila est conservateur chargé des éditions au Mamco de Genève. Il a organisé un certain nombre d'expositions, dont plusieurs ont mis en rapport l'art moderne et l'art le plus actuel, et a publié une dizaine d'ouvrages d'histoire et de théorie de l'art, parmi lesquels L'Art médecine (RMN, 1999) , Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l'art de la fin du XXe siècle (Editions du Regard, 2002 et 2010), In extremis. Essais sur l'art et ses déterritorialisations depuis 1960 (La lettre volée, 2009), De l'inframince. Brève histoire de l'imperceptible de Marcel Duchamp à nos jours (Editions du Regard, 2010 et 2019), Uniques. Cahiers écrits, dessinés, inimprimés (Flammarion, 2018). Il est aussi l'éditeur, aux Presses du réel, du recueil Devant les images - Penser l'art et l'histoire avec Georges Didi-Huberman.
Né en 1963, Pierre Bismuth vit et travaille à Bruxelles. En traitant de la représentation et de la réception de l'?uvre d'art, en s'interrogeant sur les modalités et les pouvoirs du langage et de l'image, en se réappropriant l'histoire de l'art et les pratiques culturelles de son époque, la mode comme le cinéma, l'?uvre de Pierre Bismuth s'inscrit au c?ur des problématiques artistiques contemporaines. Cette démarche l'amène à utiliser tous les médiums artistiques disponibles depuis le pliage et le collage jusqu'à l'écriture de scénarios et aux installations.
Résumé : Ce livre part d'un constat: une partie de l'art actuel accorde au déplacement un rôle majeur dans l'invention des ?uvres. En ce sens elle ne fait que participer de l'histoire générale de l'art dans laquelle la figure de l'homme qui marche est essentielle. La façon cependant dont cette question est aujourd'hui traitée par les artistes est suffisamment singulière pour mériter une analyse à part entière. C'est ce à quoi s'applique cet ouvrage qui n'est pas un panorama de la fonction plastique du nomadisme mais un choix opéré à partir de recherches contemporaines (essentiellement Gabriel Orozco, Francis Atys, le laboratoire Stalker) exemplaires de cette question dont il met en évidence les règles et les mécanismes d'action. Apparaît alors un univers où le déplacement est non seulement le moyen d'une translation spatiale mais également un fait psychique, un outil de fiction ou encore l'autre nom de la production. Cette cinéplastique qui fait de la ville son théâtre d'opérations, ces déplacements aux multiples résonances tracent le visage d'un monde où le réel est un processus. C'est le côté " chinois " de ces artistes et de leurs ?uvres.
Bernar Venet - Sculpture Thierry Davila - Erik Verhagen _ En 1961, Bernar Venet effectue une performance où on le voit couché sur un tas de détritus, réalisant ainsi sa première action revendiquée. Suivront Déchet (1961), Collages noirs (1961), Reliefs cartons (1963-1965), Tas de charbon (1963), Tubes (1966), Equations (1966), Triangle V2 (1966), Calcul de la diagonale du carré (1966-2010), Diagonale (1973). Puis viennent les sculptures, Arcs, Effondrements, Lignes indéterminées, Lignes droites, Diagonales, Lignes obliques, Reliefs muraux. Cet ouvrage s'attache à réunir de manière quasi exhaustive l'ensemble des sculptures monumentales de l'artiste. L'essai d'Erik Verhagen analyse la contribution de Bernar Venet aux grands questionnements sur l'art et la sculpture de notre temps. Thierry Davila quant à lui poursuit son étude sur l'horizontalité en art depuis Marcel Duchamp et la " bassesse ", de la fin du XXe au début du XXIe siècle, concept dans lequel il inclut, parmi Robert Morris, Carl Andre, Francis Alÿs entre autres, Bernar Venet : " Le premier janvier 1996, au Muy, dans le sud de la France, Venet réalise sa performance Accident Piece, qui consiste en une trentaine de barres métalliques appuyées sur le mur que l'artiste fait tomber au sol à l'aide d'un chariot élévateur. Le résultat est un amas de lignes qui jonchent le sol. " Thierry Davila est conservateur au Mamco de Genève. Il est l'auteur de " Marcher, créer ", en 2002, " L'inframince " en 2010 aux Editions du Regard, et " In extremis, Essais sur l'art et ses déterritorialisations depuis 1960 " , aux Editions La lettre volée, Erik Verhagen est Maître de Conférences en Histoire de l'Art Contemporain à l'Université de Valenciennes, critique d'art et commissaire d'exposition indépendant. Il collabore régulièrement aux revues Art Press et Critique d'art. Ses dernières publications sont consacrées à Marc Desgrandchamps, Laurent Proux, Camila Oliveira Fairclough, Edith Roux et Jan Dibbets. Livre relié sous jaquette 240 pages 235 illustrations 30 x 24, 5 cm EAN : 978 2 84105 3100 Prix : 49 euros Parution : juin 2013 Editions du Regard Editions du Regard S. A. R. L. 104 000 ? - 1 rue du Delta - 75009 Paris - Tél. 01 53 21 86 80 - Fax 01 53 21 86 90 Code APE 5811Z - RCS Paris B 312 032 261 - Siret 312 032 261 000 33 - TVA-FR41 312032261 e. mail : info@editions-du-regard. com - e. mail : mchristine@editions-du-regard. com www. editions-du-regard. com
In extremis. L'élargissement de la pratique artistique semble bien, et plus que jamais, caractériser l'état des choses dans l'univers aujourd'hui globalisé de l'industrie culturelle dont l'industrie de l 'art n'est qu'un segment. On peut d'ailleurs parler aujourd'hui d'une déterritorialisation généralisée des pratiques artistiques les plus fécondes, celles qui se situent à la pointe extrême de l'apparition du sens, au plus près de son émergence et donc aussi au bord de sa dislocation possible, autrement dit et littéralement in extremis. Bien que souvent écrits au gré des circonstances diverses - commissariat d'exposition, conférence, recherche personnelle ou commande éditoriale - les textes réunis dans cet ouvrage prennent acte de cette situation. Nombre d'oeuvres étudiées ici - celles de Gerhard Richter, Fred Sandback, On Kawara, Jessica Stockholder, Erwin Wurm, Pierre Bismuth, Francis Alÿs - développent en effet, et pour elle-même, cette déterritorialisation plasticienne voire la plasticité de la déterritorialisation.
Parfois des livres entiers se développent à partir d'une seule image, rencontrée par hasard et stupéfiante, mais le texte lui-même n'en est pas moins saturé d'images : celles dont il se nourrit en avançant, celles qu'il réveille chez l'écrivain et celles qu'il suscite. Micmac sans fin. Poète, romancier, dramaturge, Olivier Cadiot a publié une quinzaine de livres aux éditions P. O. L. Il a également traduit Gertrude Stein, Harold Pinter ou encore William Shakespeare, et réalisé plusieurs albums avec le guitariste et chanteur Rodolphe Burger.
Jean Daive, poète, et ses revues. Revue de poésie, inventée par Mivchel Deguy, au coeur de Mai 68 (par Adélaïde Russo). Roland Barthes et les petites revues (par Magali Nachtgael). Maà Véé, revue culturelle kanak (par François Bogliolo). Cahiers de Radio-Télévision 1954-1960 (parAbdallah Azzouz) Poésie contemporaine, poésie en Mai 68, Roland Barthes, Nouvelle Calédonie et radio et télévision : un vrai numéro de varia ! En plus des chroniques, lectures et nouvelles revues.