Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le sens commun. Histoire d'une idée politique
Rosenfeld Sophia ; Jaquet Christophe
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753528611
Le sens commun a toujours été étroitement impliqué dans la politique démocratique du monde atlantique. En 1776, le pamphlet fondateur de Thomas Paine, qui porte ce titre, fut à l'origine de la révolution américaine. En 1790, la même idée contribua au lancement de la contre-révolution en France. Aujourd'hui, enfin, le sens commun - la sagesse des gens ordinaires, le savoir dont l'évidence dispense même d'en parler - reste un idéal politique puissant. Il n'est cependant pas évident de dire d'où vient notre foi dans le sens commun, et comment sa logique populisle a façonné la démocratie moderne. Le Sens commun, histoire d'une idée politique, est le premier ouvrage qui explore ce phénomène politique essentiel de la modernité. L'histoire commence au lendemain de la Glorieuse Révolution, en Angleterre., quand le sens commun devint pour la première fois un idéal politique pour lequel il valait la peine de se battre. L'ouvrage éclairant de Sophia Rosenfeld parcourt deux continents et plusieurs siècles pour nous parler des individus exceptionnels qui se sont approprié celle vieille idée, apparemment universelle, du sens commun et pour révéler les usages stratégiques dont il fut l'objet. Thomas Paine s'est peut-être vanté que le sens commun était toujours du côté du peuple et opposé à l'autorité des rois, mais Sophia Rosenfeld démontre ici qu'il a souvent été utilisé pour encourager autant la souveraineté populaire que la démagogie et l'exclusivité. Elle nous offre un récit inédit des Lumières transatlantiques et de l'"Age des Révolutions" et nous propose une lecture neuve de ce que le XVIIIe siècle a légué au ferment politique de noté époque. Bien loin d'aller de soi, l'histoire du sens commun s'avère pleine de paradoxes et de surprises.
Résumé : Quelques sons parviennent encore à l'oreille droite de Louise, mais plus rien à gauche. Celle qui s'est construite depuis son enfance sur un entre-deux - ni totalement entendante, ni totalement sourde - voit son audition baisser drastiquement lors de son dernier examen chez l'ORL. Face à cette perte inéluctable, son médecin lui propose un implant cochléaire. Un implant cornélien, car l'intervention est irréversible et lourde de conséquences pour l'ouïe de la jeune femme. Elle perdrait sa faible audition naturelle au profit d'une audition synthétique, et avec elle son rapport au monde si singulier, plein d'images et d'ombres poétiques. Jusqu'à présent, Louise a toujours eu besoin des lèvres des autres pour entendre. C'est grâce à la lumière qu'elle peut comprendre les mots qu'elle enfile ensuite, tels des perles de son, pour reconstituer les conversations. Mais parfois le fil lâche et surgissent alors des malentendus, des visions loufoques qui s'infiltrent dans son esprit et s'incarnent en de fabuleux personnages : un soldat de la Première Guerre mondiale, un chien nommé Cirrus ou encore une botaniste fantasque qui l'accompagnent pendant ces longs mois de réflexion, de doute, au cours desquels elle tente de préserver son univers grâce à un herbier sonore. Un univers onirique qui se heurte constamment aux grands changements de la vie de Louise - les émois d'un début de relation amoureuse, un premier emploi à la mairie, une amitié qui se délite. Le temps presse et la jeune femme doit annoncer sa décision... Dans ce texte plein d'humour et de douceur, Adèle Rosenfeld tient en joue la peur du silence en explorant les failles du langage ainsi que la puissance de l'imaginaire. Les méduses n'ont pas d'oreilles est une plongée dans le monde des sourds et des malentendants, un premier roman éblouissant.
Résumé : Berlin, 1938. Adam Cohen tombe éperdument amoureux d'Anna. Elle disparaît. Jusque-là apprenti dans une roseraie, souvent absorbé par ses rêveries, Adam part à la recherche de la jeune fille. En 2004, Edward, son petit-neveu, découvre un journal intime dans le grenier familial. Dépositaire malgré lui du legs d'Adam, il devra achever une histoire débutée il y a plus de soixante ans.
Revue de presse Sujet : Un guide en cinq chapitres qui aborde les thèmes suivants : le solfège, la mélodie et l'harmonie, les familles d'instruments, les différentes formations musicales et un survol de l'histoire de la musique du VIème au XXème siècle avec quelques brèves biographies de musiciens célèbres. Commentaire : La présentation aux couleurs vives est agréable et les informations données nombreuses et claires sont accompagnées d'un CD illustrant certaines notions ou les explicitant musicalement. Le vocabulaire musical technique est précisé dans un lexique. Le seul « bé mol » -expression de circonstance- concerne certaines illustrations d'un graphisme « d'école primaire ». -- www.choisirunlivre.com
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.