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Rousseau et Genève. Du Premier Discours au Contrat social, 1749-1762
Rosenblatt Helena ; Kleiman-Lafon Sylvie
MARKUS HALLER
29,00 €
Épuisé
EAN :9782940427376
Les idées politiques de Rousseau exercent toujours une influence profonde dans les controverses contemporaines sur le rôle de l'Etat, de la démocratie et de l'économie. D'où viennent-elles ? Au siècle des Lumières, Genève a été un véritable laboratoire d'idées, d'arguments et de revendications politiques. Helena Rosenblatt nous y introduit et montre en détail comment Rousseau a articulé sa pensée en réaction aux événements et aux discussions politiques qui ont agités les Genevois dans la première moitié du XVIIIe siècle. En opposition aux protagonistes de l'idée du "doux commerce" et des bénéfices du luxe, Rousseau développe sa défense des vertus républicaines ; son rejet des théories du droit naturel - utilisées par les patriciens pour justifier le devoir d'obéissance - le conduit peu à peu à formuler sa propre conception de la souveraineté populaire. Mais Genève n'a pas seulement été une source d'inspiration. La petite république est également une toile de projection pour Rousseau - c'est là où ses idées devaient conduire à des réformes.
Naville Pierre ; Séhili Djaouidah ; Rozenblatt Pat
En 1956, Pierre Naville écrit Essai sur la qualification du travail, ouvrage fondamental pour qui veut comprendre ce qui se joue, d'une part dans les processus de mise en valeur ou de dévalorisation du travail et, d'autre part dans la constitution des hiérarchies professionnelles et salariales. Cinquante-six ans se sont écoulés sans que, sur le fond des enjeux de société autant que sur la méthode, l'"Essai" n'ait pris une seule ride. Bien au contraire, alors même que le langage de la logique de compétence est devenu dominant et que le travail industriel et machinique côtoie désormais des formes d'organisation du travail alors inexistantes, les analyses de Pierre Naville permettent toujours de penser et de comprendre les modalités de négociation de la qualification et de la valeur du travail. A dessein, il déconstruit les énoncés d'évidence qui, sous couvert des catégories et des mesures statistiques envisagées comme objectives, autorisent finalement à ne pas remettre en cause les inégalités hiérarchiques. Il nous interpelle sur le sens des arguments retenus pour qualifier ou disqualifier le travail et insiste sur l'importance que revêtent la formation et le prestige social dans la constitution des échelles de valeur. D'une écriture claire et directe, sans langage expert codé, l'"Essai" offre ainsi la possibilité de comprendre le niveau de reconnaissance attribué à son activité professionnelle. Au-delà du plaisir de sa lecture, ce livre est un outil de prise de conscience pour qui se propose de réfléchir et d'agir sur la justice des hiérarchies sociales. Enfin, il représente pour plusieurs disciplines universitaires, notamment la sociologie du travail, et leurs enseignements, un support pédagogique exemplaire et essentiel, véritable petit manuel d'apprentissage pour les étudiants.
Que voulons-nous dire quand nous qualifions un mouvement politique ou une doctrine de "libéral" ? Nombreux sont ceux qui penseront d'abord à un individualisme extrême niant toute forme de responsabilité collective. En bref, le libéralisme serait l'évangile du chacun pour soi. Selon Helena Rosenblatt, une telle caractérisation résulte d'une myopie intellectuelle. Si l'on cherche à comprendre les aspirations des libéraux au fil de l'histoire, on découvre que leur engagement visait avant tout un idéal civique. Celui-ci incluait tout autant la défense des devoirs de chacun vis-à-vis de la communauté que la promotion de la liberté. Mais la mise en oeuvre de leur agenda réformiste exigeait des compromis. Ainsi, les questions sur l'étendue de la démocratie, sur la place de l'éducation publique et de la religion, ou sur les mesures pour combattre la pauvreté, provoquaient régulièrement des controverses entre libéraux. L'idée d'une doctrine unifiée et cohérente, partagée unanimement, est un leurre. Alors que le libéralisme moderne est souvent considéré comme une tradition anglo-américaine, Rosenblatt montre qu'il a été développé principalement en France, à partir de la Révolution et durant le XIXe siècle. C'est là, et ensuite en Allemagne, que les questions centrales ont été débattues en vue d'une réforme des institutions politiques, économiques et sociales. Cet ouvrage nous introduit à ce qui a été appelé "libéral" au fil des siècles, et montre que la tradition du libéralisme est plus riche et plus variée que ne le supposent certaines caricatures contemporaines.
Que devient donc le travail quand l'emploi tend à quitter le salariat ? L''invalorisation"'du travail ?! Inutile de chercher ce mot dans le dictionnaire, vous ne le trouverez pas. L'idée de mise en valeur et de reconnaissance a beaucoup de succès, la non-valorisation peut se dire aussi, mais rendre compte d'un processus de disparition magique de la valeur, c'est-à-dire d'appropriation non divulguée, n'a pas encore été envisagée par l'académie. Et c'est précisément l'ambition de cet ouvrage que d'en comprendre la nature, la réalité et l'importance, d'en explorer la mise en oeuvre, d'en analyser les conséquences et de réfléchir aux moyens de contrer cette formidable mutation de l'exploitation capitaliste. Depuis plusieurs décennies, la disparition d'emplois se fait avec notre pleine participation quand nous reprenons à notre compte - gratuitement et dans les mêmes formes de soumission - le travail, simple ou complexe, qui a été dépecé des attributs de l'emploi. Entre autres exemples, analysés dans ce livre, nous pouvons, dans la même journée, être postier ou pompiste, caissier ou banquier, agent commercial ou publicitaire, concepteur ou agent de maintenance, etc. Ainsi l'invalorisation du travail s'accapare une partie importante de notre temps dit "libre", nous formate, in fine, à accepter par sa banalisation, à servir gratuitement sous l'autorité du capital. Cet essai initie donc à la traque de l'invalorisation pour penser l'invention de rapports sociaux moins inégalitaires.
Easterly William ; Hersant Patrick ; Kleiman-Lafon
Depuis les années cinquante, les pays riches ont dépensé 2 300 milliards de dollars pour l'aide au développement - sans réussir à éradiquer la pauvreté. Que s'est-il passé? L'économiste William Easterly analyse cet échec en démontant les mythes de l'aide au développement, souvent dus à l'illusion de l'homme blanc de pouvoir planifier le progrès des pays pauvres. Selon Easterly, les pays pauvres n'ont besoin ni d'une "aide massive" sous la forme d'une injection de capitaux, ni d'une "thérapie de choc" administrée par le Fonds monétaire international, ni d'un paternalisme appuyé par les armées de l'homme blanc. Ils ont besoin de développer leurs propres marchés. Les pays riches devraient les épauler dans leurs efforts concrets, issus de leur propre inventivité, plutôt que leur imposer un modèle économique préconçu. Une analyse qui pourrait servir de base à une critique raisonnée de la pensée figée et du triomphalisme politique d'une partie de la littérature sur le développement économique. Amartya Sen, lauréat du prix Nobel d'économie.
Les émotions négatives, telles que la tristesse, l'anxiété, la colère, la culpabilité, ou simplement la mauvaise humeur, font partie de la vie de chacun. Nous réussissons généralement à les gérer. Mais pas toujours. Pourquoi devenons-nous parfois victimes de dépression, d'addictions, d'anorexie et d'autres troubles mentaux ? Randolph M. Nesse explique pourquoi nous ne pouvons pas répondre à ces questions sans recourir à la biologie de l'évolution. Les émotions négatives et la mauvaise humeur sont des signaux qui nous permettent d'adapter notre comportement, par exemple face au danger, face à nos partenaires intimes ou face à nos projets irréalisables. Mais ces signaux sont parfois de fausses alertes ; ils peuvent acquérir une intensité nuisible et échapper à notre contrôle. C'est alors que nous parlons de troubles mentaux. Cet ouvrage est une investigation des sources de la vulnérabilité humaine. Sans doute l'une des contributions les plus marquantes de ces dernières années dans le domaine de la psychiatrie, il remet en question un certain nombre de conceptions répandues sur la maladie mentale et sur la psychologie humaine en général, et propose des alternatives bien ancrées dans la recherche. Une étude fascinante des racines évolutionnaires de la maladie mentale. THE ECONOMIST, "Les meilleurs livres de 2019" Important et fascinant... L'avenir de la psychiatrie clinique sera probablement intégré dans le cadre théorique évolutionnaire que Nesse propose. NATURE Un livre aussi sage et éclairant que pertinent pour notre vie quotidienne. Sarah Blaffer Hrdy, université de Californie, Davis, auteur de Comment nous sommes devenus humains - les origines de l'empathie Tous les psychiatres et patients qui éprouvent parfois de mauvais sentiments à propos de notre compréhension actuelle de la maladie mentale auront de nombreuses bonnes raisons de consulter ce livre. WALL STREET JOURNAL
Peut-on être musulman et en même temps adhérer sincèrement aux valeurs laïques, constitutives des démocraties modernes ? La conversation entre l'athée Sam Harris et le musulman modéré Maajid Nawaz montre que les réponses simples ne tiennent pas la route : ni celles qui excluent a priori que les musulmans puissent adopter des valeurs laïques, ni celles qui nient toute opposition entre les enseignements du Coran et la démocratie libérale. Au fil de l'histoire, la référence à l'islam a souvent justifié la violence, l'asservissement et l'intolérance. Pour les extrémistes d'aujourd'hui, c'est toujours le cas. Cependant, l'interprétation des textes qui conduit les fanatiques est souvent déficiente - qu'il s'agisse des devoirs des croyants ou de la place de la religion dans la vie sociale et politique. Quelles sont alors les raisons qui poussent tant de musulmans à approuver, voire à adopter, des positions extrémistes et intolérantes ? L'islam est-il imperméable à la réforme ? Si non, quels sont les obstacles majeurs que les musulmans contemporains ont à franchir ?
Acemoglu Daron ; Robinson James A. ; Aghion Philip
Pourquoi certains pays sont-ils riches et d'autres pauvres ? Est-ce dû à la culture, au climat, à la géographie ? Ou est-ce le résultat de l'ignorance des dirigeants politiques ? Acemoglu et Robinson montrent à l'aide de nombreux exemples que ces réponses ne tiennent pas la route. L'histoire et l'analyse économique suggèrent une explication différente : c'est la présence ou l'absence de certaines institutions politiques et économiques qui assurent ou empêchent le progrès vers la prospérité. Des institutions "extractives" ? protégeant les intérêts d'une élite puissante au dépens du bien commun ? aux institutions "inclusives" ? qui posent des limites à influence des puissants, éliminent la discrimination et favorisent l'innovation ? le passage est parsemé d'obstacles. Acemoglu et Robinson les analysent en détail, s'appuyant sur un éventail impressionnant d'exemples, tirés de l'histoire de l'Empire romain, des cités-états mayas, de la Venise médiévale, de l'Union soviétique, de l'Amérique latine, de l'Afrique et des pays occidentaux. Ils élaborent ainsi une nouvelle synthèse de l'économie politique d'une pertinence indéniable pour les grands défis politiques et économiques d'aujourd'hui.