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Mouvements. Une vie au cinéma
Rosenbaum Jonathan ; Mengus Jean-Luc
POL
24,35 €
Épuisé
EAN :9782867449703
Mêlant étroitement autobiographie, analyse cinématographique et histoire sociale, l'auteur évoque une existence jalonnée et transformée par la vision des films, depuis son enfance baignée par le cinéma dans une petite ville de l'Alabama où son père et son grand-père exploitaient un circuit de salles jusqu'à sa vie d'adulte devenu critique globe-trotter. Tout étant indissociables, les films sont évoqués à travers le prisme de la vie : où et quand on les a vus, avec qui (car la notion de communauté était encore prépondérante au cinéma), ce qu'on a fait juste avant ou juste après, sans oublier les substances hallucinogènes que l'on a consommées. En retour, par le biais des films seront abordés des phénomènes comme les lois raciales et la violence de la ségrégation dans le Sud profond (avec le changement de regard qu'un camp de vacances "intégré" et les marches pour l'égalité ont provoqué chez l'auteur), ou l'évolution de la vie des Américains : les centres commerciaux en périphérie qui ont petit à petit rendu exsangue le centre des villes, et la télévision qui de plus en plus a fait concurrence aux salles. La longue évocation d'une comédie musicale sirupeuse avec Doris Day permet aussi à l'auteur de brosser des portraits croisés de lui-même aux divers moments de sa vie où il l'a vue et revue. Et toujours en filigrane, l'écriture, incontournable, depuis les grandes ouvres littéraires qui l'ont marqué jusqu'au besoin vital d'écrire lui-même, en passant par les bandes dessinées, trésors de son enfance, le journal intime dont la tenue lui valait son argent de poche, et toutes sortes de lettres et de témoignages envoyés, reçus, ou retrouvés en élaborant ce livre.
Résumé : Somme sans équivalent, lieu de débat, de critique et de confrontation sans concession, ce livre du journaliste et écrivain américain Ron Rosenbaum est le seul à poser dans toutes ses dimensions "l'énigme Hitler". Selon lui, toutes les interprétations historiques, psychologiques, philosophiques, religieuses "valent la peine d'être examinées, moins pour les vérités qu'elles sont susceptibles d'apporter sur lui que pour les vérités qu'elles révèlent sur les auteurs de ces théories, ainsi que sur les besoins auxquels répondent leurs explications". L'auteur a passé dix ans à exhumer des archives inédites, à examiner toute la littérature sur le sujet, à investiguer tous les terrains du savoir, à visiter les lieux de mémoire, à rencontrer les témoins, à questionner les plus éminents spécialistes de ce domaine (Alan Bullock, Daniel Goldhagen, George Steiner, Emil Fackenheim, Claude Lanzmann...). Nombre d'historiens ont sacrifié à la tentation de diaboliser Hitler afin de se rassurer. Rosenbaum, lui, a choisi d'explorer l'historiographie et de critiquer de manière systématique les interprétations pour tenter de comprendre comment un banal enfant a pu se transformer en ce criminel le plus sanglant de l'histoire.
Le pari de cet ouvrage jubilatoire : montrer que les citations, ces expressions figées dans le marbre, parfois énigmatiques, qu'on manie sans trop y penser, sont en fait un moyen simple et agréable d'aborder l'extraordinaire histoire des sciences qui a, directement ou indirectement, façonné nos sociétés. Du célébrissime "Eurêka !" d'Archimède au provocateur "Personne ne comprend la mécanique quantique" de Richard Feynman en passant par le "Si j'ai vu plus loin, c'est en me juchant sur les épaules de géants" de Newton et le "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" de Lavoisier, l'ensemble forme, en effet, une petite histoire des sciences, aussi originale qu'accessible. Au fil de citations célèbres mais aussi de citations insolites (qui gagnent à être connues !), vous découvrirez toute la richesse de la pensée qu'elles recèlent. Car la science est humaine, avant tout !
Les dernières générations du vingtième siècle sont sans doute les premières à avoir été si intensément exposées à la prolifération d'objets destinés au seul regard. Baignant parmi les images, nous nous sommes accoutumés en quelques décennies, sans toujours nous en rendre compte, à une hyperactivité visuelle sans précédent. C'est cette frénésie oculaire qui doit être aujourd'hui examinée d'un point de vue nouveau. Loin d'être innocente, notre confiance dans la puissance de l'œil est fondée sur de profonds préjugés. Méconnaissant les processus réels de la vision, nous sommes enclins à idéaliser celle-ci et imaginer en permanence des regards sans contrepartie réelle. De telles idéalisations animent et enrichissent nos vies d'une façon très particulière, mais elles nous induisent souvent en erreur sur le monde et sur nous-mêmes. Pourquoi les aveugles font-ils l'objet d'une compassion si profonde ? Pourquoi le " moi " est-il conçu comme situé derrière les yeux ? Pourquoi Dieu est-il parfois représenté comme un œil surplombant le monde ? Pourquoi sommes-nous fascinés par le regard humain en situation de face à face ? Pourquoi avons-nous parfois l'impression d'être regardés alors même que personne n'est présent ? Pourquoi chacun rêve-t-il de devenir le point de convergence du regard des autres ? Pourquoi, à travers l'omniprésence des publicités, l'économie moderne est-elle devenue une économie du regard ? Et pourquoi acceptons-nous sans sourciller ce déferlement d'images dans nos vies ? C'est à travers de telles questions que cet ouvrage propose de cheminer afin de mettre en cause le primat contemporain de la vision et critiquer les excès qu'il engendre.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.