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Menaces sur les autoroutes de l'information
Lamère Jean-Marc ; Rosé Philippe
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782738443359
Faut-il avoir peur de l'impact des nouvelles technologies de l'information ? Ne serait-ce pas là une nouvelle forme des peurs millénaristes ? Le fait même de poser des questions n'est-il pas incongru au regard des enjeux, qui sont considérables, et des capacités de l'Homme à forger le Progrès en maîtrisant ses outils ? Cet ouvrage a justement pour objectif d'ouvrir un vrai débat, en explorant d'une part les risques comportementaux et, d'autre part, les risques techniques aléatoires. Il comporte donc des développements techniques. Les auteurs qui avaient déjà analysé l'évolution des risques informatiques dans plusieurs ouvrages techniques ou sociologiques qui font référence, abordent ici l'impact des nouvelles technologies de l'information, mais ils considèrent nécessaire de lancer le débat sur la maîtrise des risques. Ce débat n'existe quasiment pas en France, contrairement aux Etats-Unis, pourtant à l'origine des principaux développements en la matière. Le débat est ainsi lancé pour le lecteur aussi. Celui-ci trouvera, dans les annexes et les très nombreuses références, tous les éléments nécessaires pour approfondir sa propre réflexion.
José Marti (1853-1895) est sans conteste la figure la plus importante du XIXe siècle cubain. Cité par les révolutionnaires de Fidel Castro comme l'auteur intellectuel et l'inspirateur de la Révolution cubaine, il est à l'origine de la création au XIXe siècle de la conscience continentale d'une Amérique métisse, celle qu'il nomma Notre Amérique , en opposition à l'Amérique anglo-saxonne du Nord. Il prit la défense des Noirs et des Indiens, fut l'organisateur et le premier dirigeant de la Guerre révolutionnaire d'indépendance de Cuba en 1895 - Cuba est alors une colonie espagnole -, le fondateur du Parti révolutionnaire cubain (1892), celui qui formula pour la première fois une doctrine américaine anti-impérialiste. Il est aujourd'hui l'inspirateur non seulement des dirigeants et intellectuels cubains, mais aussi de la plupart des pays de l'Amérique latine. Il fut aussi poète, critique littéraire et journaliste, reconnu dans toute l'Amérique. La célèbre chanson Guantbnamera s'inspire de son recueil de poèmes Versos sencillos (1891). Déporté en Espagne très jeune, il voyagea dans toute l'Amérique latine (Mexique, Guatemala, Venezuela) et aux Etats-Unis et fonda de multiples revues éphémères. Initiateur du soulèvement anticolonialiste de 1895, il débarqua à Cuba accompagné d'un détachement armé, mais fut tué lors de sa première bataille contre les Espagnols. Il est depuis considéré comme un martyr et un mythe de l'indépendance de Cuba et de l'Amérique latine. Cet ouvrage constitue la première biographie intellectuelle et politique en français de ce héros national cubain, accessible à tous, qui s'appuie sur les résultats des meilleures études historiques réalisées à ce jour. . . Jean Lamore, professeur émérite de l'université Michel-de-Montaigne de Bordeaux, est fondateur du Centre de recherches sur la Caraïbe hispanique (CARHISP) de cette université. Il est également Professeur invité de l'université de Santiago de Cuba. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur l'histoire de Cuba et de l'Amérique hispanique. Spécialiste de l'histoire de la Caraïbe et de José Marti, il a consacré sa thèse à sa pensée américaine, a publié une édition bilingue de ses grands textes politiques (Aubier-Montaigne, 1973), ainsi qu'une édition bilingue d'un de ses recueils de poésie, ses Vers libres (L'Harmattan/UNESCO, 1998).
L'île de Cuba a cessé d'être une colonie près d'un siècle après ses voisines d'Amérique latine. Faut-il voir dans ce décalage une origine de la singularité de son histoire et de son rôle? De la colonisation espagnole jusqu'à l'époque castriste aujourd'hui finissante en passant par José Marti, le coup d'Etat de Batista, la révolution, le blocus américain et la "période spéciale", cet ouvrage retrace l'histoire de l'archipel cubain, dans ces multiples facettes culturelles, économiques, politiques et sociales. Il analyse aussi l'histoire contemporaine des relations de Cuba avec le reste du monde, ses liens avec l'Union soviétique, sa confrontation avec les Etats-Unis, mais aussi la place de cette île dans les Amériques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.