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Le siècle du populisme. Histoire, théorie, critique
Rosanvallon Pierre
POINTS
10,20 €
Épuisé
EAN :9782757891056
Le siècle du populismeLe phénomène du populisme n?a pas encore été véritablement pensé, tant nous sommes surtout attachés à caractériser sociologiquement les électeurs populistes ou à discuter ce dont il est le symptôme ou encore à sonner le tocsin sur la menace qu?il représenterait.Cet ouvrage propose de le comprendre en lui-même, comme l?idéologie ascendante du XXIe siècle, qui offre une vision cohérente, puissante et attractive de la démocratie, de la société et de l?économie. S?il exprime une colère et un ressentiment, sa force tient au fait qu?il se présente comme la solution aux désordres du présent.L?auteur en présente une théorie documentée, en retrace l?histoire au sein de la modernité démocratique et en développe une critique approfondie et argumentée. Il dessine ainsi les grandes lignes de ce que pourrait être une alternative mobilisatrice à ce populisme.Pierre RosanvallonProfesseur au Collège de France. De L?Âge de l?autogestion (1976) aux Épreuves de la vie (2021), il est l?auteur de nombreux ouvrages qui occupent une place majeure dans la théorie politique contemporaine et la réflexion sur la démocratie.
Résumé : La démocratie constitue, depuis deux siècles, l'horizon du bien politique. Mais elle semble en même temps inachevée ou trahie. Une des principales raisons de ce malaise tient à une difficulté de figuration : l'avènement d'un monde d'individus rend la société moins lisible en ses différences. Il y a ainsi une tension qui se noue entre l'évidence du principe politique de la démocratie et le caractère plus incertain de son fondement sociologique. Le peuple est sacré souverain au moment où il paraît plus insaisissable. Dès le départ, le problème des conditions d'une " bonne " représentation politique s'est posé et il n'a pas cessé depuis. Pierre Rosanvallon s'attache à contruire l'histoire de cette question. Partant des formulations et des expériences de la période révolutionnaire, il reprend ensuite le fil des interrogations et des tâtonnements du XIXe siècle pour montrer comment s'est constituée, au tournant du XXe siècle, une démocratie d'équilibre. Le rôle reconnu aux partis politiques, l'adoption de nouvelles techniques électorales, la place faite à des corps intermédiaires comme les syndicats, le développement des sciences sociales même ont alors apporté des éléments partiels de réponse au déficit originaire de figuration. Ce qu'il est convenu d'appeler la " crise de représentation " doit être compris comme résultant, depuis les années 1970-1980, de l'érosion de cette démocratie d'équilibre. Les transformations de la société et l'épuisement des institutions se sont alors conjugués pour faire retourner la démocratie à ses apories premières. D'où le trouble et le désarroi qui accompagnent l'entrée dans ce qui marque un troisième âge de la démocratie. Poursuivant la recherche menée dans le Sacre du citoyen (Gallimard, 1992) sur l'avénement du suffrage universel, cet ouvrage constitue le second volet d'une histoire intellectuelle d'ensemble de la démocratie moderne. La démarche de l'historien dans ce travail, une réflexion de philosophie politique pour éclairer le citoyen.
De la Révolution à la fin du XIXe siècle, la question du suffrage universel a été au centre des passions sociales, des affrontements politiques et des perplexités intellectuelles. Elle a noué ensemble toutes les interrogations sur le sens et les formes de la démocratie moderne : rapport des droits civils et des droits politiques, de la légitimité et du pouvoir, de la liberté et de la participation, de l'égalité et de la capacité. Si la démocratie est à la fois un régime (la souveraineté du peuple) et une religion (la célébration d'une société des égaux), elle trouve dans le suffrage universel sa double matrice. L'auteur s'attache à reconstruire dans toute sa complexité l'histoire intellectuelle de cette conquête. La figure du citoyen reste, en effet, attachée à celle de l'individu moderne : la femme, le mineur et le domestique, qui symbolisent la dépendance sociale, se voient ainsi écartés des urnes en 1789 par ceux-là même qui célèbrent le culte de l'humanité. L'histoire sociale se double donc d'une perspective anthropologique : la citoyenneté ne peut être pensée que dans le prolongement du processus d'émancipation de l'individu.
Résumé : De la Révolution à la fin du XIXème siècle, la question du suffrage universel a été au centre des passions sociales, des affrontements politiques et des perplexités intellectuelles. Elle a noué ensemble toutes les interrogations sur le sens et les formes de la démocratie moderne : rapport des droits civils et des droits politiques, de la légitimité et du pouvoir, de la liberté et de la participation, de l'égalité et de la capacité. Si la démocratie est à la fois un régime (la souveraineté du peuple) et une religion (la célébration d'une société des égaux), elle trouve dans le suffrage universel sa double matrice. L'auteur s'attache à reconstruire dans toute sa complexité l'histoire intellectuelle de cette conquête. La figure du citoyen reste, en effet, attachée à celle de l'individu moderne : la femme, le mineur et le domestique, qui symbolisent la dépendance sociale, se voient ainsi écartés des urnes en 1789 par ceux-là même qui célèbrent le culte de l'humanité. L'histoire sociale se double donc d'une perspective anthropologique : la citoyenneté ne peut être pensée que dans le prolongement du processus d'émancipation de l'individu.
Résumé : A trois reprises - en 1791, 1814, et 1830 -, la France a cherché à conjuguer le principe monarchique avec les libertés modernes. Ces trois tentatives se sont soldées par des échecs. Les circonstances ont certes eu leur part dans cette répétition, mais elles n'expliquent pas tout : dans la plupart des pays européens, la monarchie constitutionnelle a servi de cadre presque naturel à la transformation des institutions politiques, permettant un passage apaisé vers des régimes libéraux et démocratiques - à tel point que, dans nombre d'entre eux, la monarchie subsiste formellement aujourd'hui. Comment expliquer ce qui apparaît là encore comme une singularité française ? En faisant l'histoire des Chartes de 1814 et 1830, en rappelant les étapes de leur élaboration et en observant leur fonctionnement, Pierre Rosanvallon ne se limite pas à une approche juridique. Il propose une interprétation d'ensemble du difficile accouchement de la démocratie libérale en France. Au-delà des passions liées à la question du "régime", l'impossibilité de la monarchie constitutionnelle à exister de façon stable renvoie en effet à un certain déficit libéral de la culture politique française.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.