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Le sacre du citoyen. Histoire du suffrage universel en France
Rosanvallon Pierre
GALLIMARD
30,29 €
Épuisé
EAN :9782070727452
De la Révolution à la fin du XIXe siècle, la question du suffrage universel a été au centre des passions sociales, des affrontements politiques et des perplexités intellectuelles. Elle a noué ensemble toutes les interrogations sur le sens et les formes de la démocratie moderne : rapport des droits civils et des droits politiques, de la légitimité et du pouvoir, de la liberté et de la participation, de l'égalité et de la capacité. Si la démocratie est à la fois un régime (la souveraineté du peuple) et une religion (la célébration d'une société des égaux), elle trouve dans le suffrage universel sa double matrice. L'auteur s'attache à reconstruire dans toute sa complexité l'histoire intellectuelle de cette conquête. La figure du citoyen reste, en effet, attachée à celle de l'individu moderne : la femme, le mineur et le domestique, qui symbolisent la dépendance sociale, se voient ainsi écartés des urnes en 1789 par ceux-là même qui célèbrent le culte de l'humanité. L'histoire sociale se double donc d'une perspective anthropologique : la citoyenneté ne peut être pensée que dans le prolongement du processus d'émancipation de l'individu.
Résumé : Guizot, comme tous les penseurs libéraux de la Restauration et de la monarchie de Juillet, a été longtemps négligé, pris qu'il était entre les deux temps forts de la théorie politique moderne : l'apogée révolutionnaire du rousseauisme d'un côté, les commencements de la tradition socialiste de l'autre. La réévaluation de ce courant de pensée a commencé avec Tocqueville, avec Benjamin Constant. Elle s'affirme avec Le Moment Guizot. Phénomène normal après la crise du marxisme et celle de toute la pensée de gauche : il s'agit, pour une génération nouvelle, de penser à neuf la politique en remontant aux origines du grand débat autour du libéralisme et de la démocratie. On ne trouvera donc ici ni une biographie intellectuelle ou politique, ni une histoire de Guizot dans on temps. Mais un effort pour dégager le système qui sous-tend la pensée de Guizot. En évitant d'opposer, comme on le fait ordinairement, la période "libérale" de l'opposant d'avant 1830 à la période "conservatrice" de l'exercice du pouvoir. L'ouvrage reconstitue la logique interne d'une pensée qui condense, de façon exemplaire, les acquis et les impasses du conservatisme libéral dans sa plus forte expression française. Le moment Guizot ou les paradoxes de l'éducation politique de la bourgeoisie au XIXe siècle.
Résumé : La démocratie constitue, depuis deux siècles, l'horizon du bien politique. Mais elle semble en même temps inachevée ou trahie. Une des principales raisons de ce malaise tient à une difficulté de figuration : l'avènement d'un monde d'individus rend la société moins lisible en ses différences. Il y a ainsi une tension qui se noue entre l'évidence du principe politique de la démocratie et le caractère plus incertain de son fondement sociologique. Le peuple est sacré souverain au moment où il paraît plus insaisissable. Dès le départ, le problème des conditions d'une " bonne " représentation politique s'est posé et il n'a pas cessé depuis. Pierre Rosanvallon s'attache à contruire l'histoire de cette question. Partant des formulations et des expériences de la période révolutionnaire, il reprend ensuite le fil des interrogations et des tâtonnements du XIXe siècle pour montrer comment s'est constituée, au tournant du XXe siècle, une démocratie d'équilibre. Le rôle reconnu aux partis politiques, l'adoption de nouvelles techniques électorales, la place faite à des corps intermédiaires comme les syndicats, le développement des sciences sociales même ont alors apporté des éléments partiels de réponse au déficit originaire de figuration. Ce qu'il est convenu d'appeler la " crise de représentation " doit être compris comme résultant, depuis les années 1970-1980, de l'érosion de cette démocratie d'équilibre. Les transformations de la société et l'épuisement des institutions se sont alors conjugués pour faire retourner la démocratie à ses apories premières. D'où le trouble et le désarroi qui accompagnent l'entrée dans ce qui marque un troisième âge de la démocratie. Poursuivant la recherche menée dans le Sacre du citoyen (Gallimard, 1992) sur l'avénement du suffrage universel, cet ouvrage constitue le second volet d'une histoire intellectuelle d'ensemble de la démocratie moderne. La démarche de l'historien dans ce travail, une réflexion de philosophie politique pour éclairer le citoyen.
Résumé : Le phénomène du populisme n'a pas encore été véritablement pensé. C'est en effet surtout à caractériser sociologiquement les électeurs populistes que se sont attachés la plupart des livres sur le sujet ; ou discuter ce dont il est le symptôme (le désenchantement démocratique, les inégalités galopantes, la constitution d'un monde des invisibles, etc.) ; ou encore à sonner le tocsin sur la menace qu'il représenterait. Cet ouvrage propose de le comprendre en lui-même, comme une idéologie cohérente qui offre une vision puissante et attractive de la démocratie, de la société et de l'économie. S'il exprime une colère et un ressentiment, sa force tient au fait qu'il se présente comme la solution aux désordres du présent. Il est pour cela l'idéologie ascendante du mie siècle, à l'heure où les mots hérités de la gauche semblent dorénavant résonner dans le vide. L'auteur en présente une théorie documentée, en retrace l'histoire dans celle de la modernité démocratique et en développe une critique approfondie et argumentée. Il permet ainsi d'en finir avec les stigmatisations impuissantes et dessine les grandes lignes de ce que pourrait être une alternative mobilisatrice à ce populisme.
La vraie vie des Français n?est pas dans les théories générales ou les moyennes statistiques. Les principaux mouvements sociaux des dernières années, des manifestations sur les retraites aux Gilets jaunes ou au phénomène #MeToo, n?ont guère été éclairés par l?étude des structures globales de la société. Les nouvelles géographies des fractures politiques et l?instauration d?un climat de défiance ont certes été bien documentées. Mais la nature des attentes, des colères et des peurs dont elles dérivent n?a pas encore été déchiffrée.Cet essai propose des outils pour ouvrir et décrypter cette boîte noire. Il se fonde pour cela sur une analyse des épreuves auxquelles les Français se trouvent le plus communément confrontés au quotidien. C?est en partant notamment des expériences vécues du mépris, de l?injustice, des discriminations et de l?incertitude que l?on peut comprendre autrement la société. Les émotions qui les accompagnent expliquent en effet au premier chef les comportements des femmes et des hommes d?aujourd?hui : ceux-ci ne se déterminent dorénavant plus en fonction de leurs seuls intérêts « objectifs ». Une autre manière de réagir aux événements et de produire du commun se fait donc ainsi jour.Cette approche permet d?appréhender de façon originale la désaffection contemporaine pour la politique existante et indique la direction d?un véritable projet d?émancipation. Les Épreuves de la vie ouvre de cette façon une nouvelle étape du travail de l?auteur consacré à la redéfinition de la question sociale et aux conditions de l?approfondissement de la vie démocratique.Parce qu?un essai vaut autant par le constat dressé que par les renouvellements esquissés, le texte de Pierre Rosanvallon est discuté et prolongé par quatre « rebonds et explorations » d?Aurélie Adler, Nicolas Duvoux, Emmanuel Fureix et Gloria Origgi, dans une démarche d?intelligence collective.Ouvrage coédité avec La République des idées
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.