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Conséquences du pragmatisme. Essais 1972-1980
Rorty Richard
SEUIL
32,60 €
Épuisé
EAN :9782020126830
Les efforts de Richard Rorty en faveur du pragmatisme sont liés à un réexamen de la tradition philosophique dont son premier livre, L'Homme spéculaire, permettait de saisir l'ampleur. A partir de perspectives ouvertes par Heidegger, Wittgenstein et Dewey, Rorty s'est attaché à mesurer à la fois les transformations que la pensée contemporaine a connues et le déclin des ambitions avec lesquelles la philosophie s'est identifiée au cours de son histoire. Selon Rorty, les exigences fondatrices qui leur étaient associées, aussi bien que la certitude d'un accès privilégié au "Vrai" ou au "Réel", peuvent désormais être abandonnées sans dommage. Les essais réunis ici s'attachent à définir les conséquences qu'entraîne une conception pragmatiste du vrai pour nos croyances et nos pratiques intellectuelles. L'alternative "post-Philosophique" qui s'y fait jour se développe dans un débat sur la philosophie et la culture dont James, Dewey, Wittgenstein, mais aussi Davidson, Nagel, Heidegger, Derrida, Cavell et Foucault sont les principaux interlocuteurs.
Rorty Richard ; Marchaisse Thierry ; Tinland Olivi
Résumé : La Philosophie et le Miroir de la nature (1979), maître ouvrage du philosophe Richard Rorty, constitue un tournant majeur de la pensée du xxe siècle. Il propose une critique ambitieuse et audacieuse de la conception "spéculaire" de l'esprit humain, de la connaissance et de la philosophie, conception qui s'initierait à l'époque de Descartes et Locke et se perpétuerait jusque dans les principaux courants de la philosophie contemporaine, notamment dans la philosophie analytique. Penser l'esprit comme le "miroir" de la nature, la connaissance comme la production de "représentations privilégiées" du monde et la philosophie comme une "théorie générale de la connaissance", telles seraient les trois étapes d'une même tendance conduisant au "gel" de la culture occidentale et à l'oubli de la contingence des jeux de langage, de la diversité des paradigmes de la vie humaine et de la richesse des versions alternatives du monde. Repenser la philosophie comme une pratique ouverte de la conversation, de l'interprétation et de la redescription : tel est l'enjeu principal d'une interrogation sur les présupposés de la pensée "spéculaire". Richard Rorty (1931-2007) est l'une des figures centrales de la philosophie américaine contemporaine. Enseignant à l'université de Princeton, de Virginie et de Stanford, il fut à l'origine du renouveau du pragmatisme durant la seconde moitié du xxe siècle et contribua fortement à la remise en cause des principaux dogmes de la philosophie moderne et contemporaine. Traduit de l'anglais par Thierry Marchaisse Celle nouvelle édition de L'Homme spéculaire, préfacée par Olivier Tinland, restitue à l'ouvrage son titre original, Philosophy and the Mirror of Nature.
Rorty Richard ; Pinkard Terry P. ; McDowell John ;
Ce numéro est consacré à la question du lien entre hégélianisme et pragmatisme, qui n'a encore fait l'objet d'aucune publication en langue française, alors qu'elle a été examinée presque partout ailleurs de façon approfondie. Les études ici publiées abordent les trois sens dans lesquels peut être entendue cette question. Tout d'abord, du point de vue de l'historiographie du pragmatisme. L'histoire de la philosophie retient généralement trois figures fondatrices du pragmatisme (Pierce, James et Dewey), auxquelles s'ajoute désormais celle de Mead. Or, si Hegel n'est presque pour rien dans la formation des pensées des deux premiers, il joua en revanche un rôle déterminant pour celles de Dewey et de Mead. La restitution de ce contexte méconnu du pragmatisme historique comporte divers enjeux : elle permet de souligner l'irréductibilité à l'empirisme et au criticisme kantien de l'un des courants les plus féconds de la philosophie américaine du XXe siècle, mais aussi de définir une position hégélienne à la hauteur des défis de l'épistémologie, de la philosophie de l'esprit, de la théorie de l'action, de la théorie esthétique et de la philosophie politique contemporaines. Ensuite, du point de vue de l'historiographie de l'hégélianisme. En effet, les années 1990 ont vu se développer des interprétations de la philosophie hégélienne susceptibles d'être dites " pragmatistes ", même s'il s'agit d'un pragmatisme nuancé. Pippin et Pinkard, principaux représentants de cette interprétation, ont d'abord développé une interprétation non métaphysique de Hegel, soulignant l'importance de l'influence kantienne, avant de privilégier les thèmes du primat de l'agir historique sur la connaissance et de la socialité de la raison. Plus que chez Peirce, James, Dewey ou Mead, c'est chez le second Wittgenstein et Sellars que se définissent les cadres conceptuels de leur néo-pragmatisme. Enfin, relativement au développement des principales formes du néo-pragmatisme contemporain. On peut dater de la publication de L'Homme spéculaire de Rorty (1979) et de Raison, vérité et histoire de Putnam (1982) le regain d'intérêt pour le pragmatisme américain. Dans la foulée, différents auteurs ont développé une forme de néo-pragmatisme où le primat de l'expérience fait place à celui de " l'espace des raisons " où se définissent les autorisations et les engagements structurant la communication sociale, l'action et la connaissance. On verra ainsi comment McDowell et Brandom ont trouvé matière à se revendiquer de Hegel. Hégélianisme des pragmatistes, interprétations pragmatistes de Hegel et Hegel des néo-pragmatistes : ces trois orientations interagissent les unes avec les autres. Les interprétations proposées par Pippin et Pinkard ont influencé celles de McDowell et Brandom, avant que ces dernières ne soient commentées et critiquées par les premiers - les unes et les autres contribuant à relancer le débat sur le sens du pragmatisme, tout en semblant confirmer la prophétie rortienne selon laquelle Hegel pourrait constituer l'avenir de l'empirisme et du criticisme contemporains.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.