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Le fauteuil jaune. Edition bilingue français-anglais
Romer Stephen ; Ortlieb Gilles ; Jaccottet Antoine
BRUIT DU TEMPS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782358731676
Ce volume vient compléter, avec un choix de poèmes plus récents - dont une grande part sont inédits en anglais -, le premier recueil de poèmes de Stephen Romer paru sous le titre Tribut aux éditions Le temps qu'il fait, en 2007. Il donne au lecteur français une nouvelle occasion de découvrir l'un des poètes anglais les plus "versatiles" et européens de sa génération, dont l'oeuvre se fonde sur un dialogue tour à tour émouvant ou ironique, avec les "phares" que sont pour lui Baudelaire, Nerval, Laforgue ou Valéry. La langue, la culture française a toujours été, il l'affirme dans son avant-propos, la source de son "parlando érotique" , l'aidant à faire face aux "intermittences du coeur" dans des poèmes où l'émotion est scrutée par l'intellect. Mais Stephen Romer n'a pas oublié non plus ses maîtres anglais. Et l'on peut penser à "La chanson d'amour de J. Alfred Prufrock" de T. S. Eliot pour cette forme d'humour subtil, très britannique, qu'il retourne le plus souvent contre lui-même et la figure du poète aux prises avec ses chimères, mais dont il sait aussi se servir pour lancer quelques flèches aux désordres de l'époque, dans des poèmes narquois qui sont autant d'actes de résistance à la langue de bois actuelle. Comme l'écrit l'essayiste Adam Philipps : "Romer est l'un de nos meilleurs poètes contemporains parce qu'à partir de cet héritage complexe, il a su se forger un idiome personnel parfaitement distinct".
Résumé : L'IA est une révolution pour le monde du travail au même titre que l'a été l'arrivée de l'électricité. En venant aider, optimiser ou remplacer, l'IA va révolutionner tous les métiers, mais aussi les structures de coûts, de revenus, et les organisations des entreprises. Comment définir la stratégie IA de son entreprise ? Stéphane Roder démystifie de façon très didactique l'IA, la replace dans le contexte financier et stratégique de l'entreprise, tout en permettant au lecteur de se projeter dans sa propre transformation. Il propose ainsi : une grille d'analyse des gisements de gain de productivité et de revenus liés à l'introduction de l'IA. Une méthodologie pour mettre en oeuvre des solutions IA dans son entreprise. L'introduction massive de l'IA dans l'entreprise devient un challenge pressant, car bientôt il y aura ceux qui auront fait le choix de l'électricité et ceux qui seront restés à la vapeur.
Romer Stephen ; Ortlieb Gilles ; Roux Paul de ; Ro
Rare dans tous les sens du terme (un ton unique, immédiatement perceptible comme tel, et seulement trois minces recueils publiés en vingt ans), la poésie de Stephen Romer ne ressemble qu'à elle-même. Ici la pensée vibre, l'émotion réfléchit ; l'idée vagabonde, le songe se cultive. Ces pages sont en outre autant d'hommages rendus, le " tribut " payé aux " maîtres " par un " disciple " en quête de son refuge métaphysique. Ainsi Romer s'affranchit-il de leurs leçons et sa poésie devient pour ainsi dire une affaire sacrée (l'ironie de l'artiste nous souffle qu'il s'agit tout autant d'une " sacrée affaire " !) quelque chose de religieux mais hors églises et dogmes, une quête d'absolu qui ne s'illusionne pas. Son premier livre publié en France est traduit par trois piliers de notre catalogue où ils l'accueillent comme un frère.
Joyce James ; Blachon Roger ; Joyce Stephen James.
Les gens de Beaugency voulaient un pont, bien sûr, mais que leur en coûterait-il? "Pas un sou, dit le diable, tout ce que je demande, c'est que la première personne qui passera le pont m'appartienne." Une légende drôle et malicieuse de James Joyce à raconter aux petits et que les plus grands liront avec plaisir.
Il s'agit de reconnaitre que notre vie mentale est une fiction.Une approche subtile et rigoureuse qui vise la plénitude de l'humainNotes Biographiques : S. Jourdain a connu une expérience d'éveil à l'age de 16 ans. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages
Six nuits sur l'Acropole est l'unique roman publié, à titre posthume, par le poète Georges Séféris, prix Nobel de Littérature en 1963. Portrait hachuré d'une poignée de jeunes gens "en quête de cohésion" sur le rocher de l'Acropole, à la pleine lune, ce récit, d'une grande liberté de ton et d'allure, apparaît aussi comme le portrait d'une ville, Athènes dans les années 20, d'une génération s'ébrouant dans une bohême qu'on dirait encore neuve, et d'une jeunesse revisitée : celle de l'auteur lui-même, partagé entre un passé amputé, omniprésent, et l'apprentissage de sa liberté.
Publié en Angleterre en 1905, traduit en français en 1954 par son ami, l'écrivain et critique Charles Mauron, Monteriano est le premier roman d'E. M. Forster. Quelques années avant le célèbre Avec vue sur l'Arno (adapté au cinéma en 1986 par James Ivory sous le titre Chambre avec vue), Forster y explore déjà le thème du voyage initiatique et du choc des cultures: la société anglaise étriquée de Sawston confrontée aux sortilèges d'un petit coin d'Italie, modelé sur la cité toscane de San Gimignano. "Philippe fixait son regard sur le campanile d'Airolo. Mais ce sont les images du beau mythe d'Endymion qu'il voyait. Cette femme restait, jusqu'à la fin, une déesse. Nul amour ne pouvait être dégradant pour elle: elle était hors de ce qui se dégrade. Ce dernier épisode, qu'elle jugeait si vil, qu'il jugeait si tragique, lui offrit, en tout cas, une beauté suprême. Philippe se sentit porté à une hauteur telle qu'il eût pu, désormais, sans regret, avouer à la jeune fille sa propre adoration. A quoi bon? Tout le merveilleux était arrivé."
Je n'ai pas envie de parler de moi, mais d'épier les pas du siècle, le bruit et la germination du temps..." Même s'il s'en défend, avec Le Bruit du temps, publié en 1925 et rédigé en Crimée dès 1923, Mandelstam signe son livre le plus autobiogaphique et donc la meilleure introduction qui soit à son oeuvre. Il y évoque le Pétersbourg d'avant la révolution et sa formation de poète: de la bibliothèque (russe et juive) de son enfance à l'étonnant professeur de lettres, V. V. Gippius, qui lui a enseigné et transmis la "rage littéraire". Mais le livre est aussi une éblouissante prose de poète, qui annonce Le Timbre égyptien. Une prose où le monde sonore du temps (concerts publics, mais aussi intonations d'acteurs, chuintements de la langue russe) constitue la base du récit, une prose qui jaillit d'un regard à travers lequel le monde semble vu pour la première fois, avec une étonnante intensité. Mandelstam compose ainsi une suite de tableaux d'une exposition sur la préhistoire de la révolution. Le livre s'achève au présent sous une chape d'hiver et de nuit ("le terrible édifice de l'Etat est comme un poële d'où s'exhale de la glace"), face à quoi la littérature apparaît "parée d'un je ne sais quoi de seigneurial" dont Mandelstam affirme crânement, à contre-courant, qu'il n'y a aucune raison d'avoir honte ni de se sentir coupable. Pourquoi traduire une nouvelle fois Le Bruit du temps alors qu'il existe déjà deux traductions en français, l'une, médiocre, dans une anthologie de proses de Mandelstam intitulée La Rage littéraire chez Gallimard, jamais rééditée; l'autre, extrêmement précise, par Edith Scherer, à L'Age d'homme, reprise dans la collection "Titres" chez Christian Bourgois? Sans doute parce qu'il fallait faire appel à un poète pour donner à entendre dans une langue d'une grande richesse, la musique et l'éclat si particuliers de cette prose. Nous avons commandé cette traduction nouvelle à Jean-Claude Schneider, admiré de poètes allemands comme Hölderlin, Trakl, Bobrowski, qui avait déjà traduit de Mandelstam, à La Dogana, des poèmes de Simple promesse et surtout le magnifique Entretien sur Dante, précédé de La Pelisse.
Ayant par miracle survécu à cinq années de Goulag, Julius Margolin (1900-1971) est l'auteur d'un témoignage majeur, Voyage au pays des Ze-Ka, écrit dès son retour à Tel-Aviv en 1946. On y quittait Margolin à la sortie du camp, à l'été 1945, sans savoir comment se terminerait son odyssée. Luba Jurgenson a retrouvé et rassemblé des textes inédits de l'auteur relatant le retour, "Le chemin vers l'Occident, Slavgorod, Lodz, Varsovie, Paris, Marseille, après une année passée dans l'Altaï où il fut assigné à résidence à sa libération. Mais aussi une autobiographie inachevée,"Huit chapitres sur l'enfance", qui sont comme un prélude à"l'éducation européenne"de Margotin, permettant de comprendre le cadre social et intellectuel à l'intérieur duquel se forgera le récit de l'expérience fondamentale, celle de la confrontation de l'individu à la violence d'Etat."